Pourquoi suis-je si directe, nerveuse et râleuse ? Quand l’enfance nous apprend à réagir avant de nous sentir attaqués

On m’a souvent trouvée directe. Franche. Avec du caractère. Parfois nerveuse, râleuse, rapidement sur la défensive. Et pendant longtemps, j’aurais simplement répondu : « Je suis comme ça. » Peut-être qu’une partie de moi est réellement comme ça. J’aime que les choses soient dites clairement et je n’ai pas envie de passer ma vie à tourner autour du pot. Mais avec le temps, j’ai compris qu’il existait aussi une différence entre être franche et être constamment prête à se défendre.

Entre avoir du caractère et réagir immédiatement. Entre dire ce que l’on pense et sentir la tension monter au moindre désaccord. Parce que lorsqu’on a grandi dans un environnement où il fallait s’adapter, observer et parfois se protéger, on peut devenir un adulte qui réagit très vite. Pas forcément parce qu’on aime le conflit. Parfois simplement parce qu’on a appris très tôt à ne pas baisser la garde.

J’étais déjà une enfant qui devait s’adapter

Pendant les sept premières années de ma vie, j’ai connu l’abandon, l’ASE et les familles d’accueil.

Des lieux différents.

Des personnes différentes.

Des règles différentes.

Puis ma mère m’a récupérée.

Et j’ai vécu avec mon beau-père alcoolique.

J’ai connu les violences physiques.

Les cris.

Le mépris.

La violence psychologique.

Et les attouchements sexuels.

Alors oui, j’ai grandi avec une certaine colère.

J’en voulais à la terre entière.

Et j’étais souvent en hypervigilance, sur la défensive.

Ce n’est pas une théorie que j’ai découverte plus tard dans un livre.

C’était ma manière de vivre.

Quand on a dû se défendre, on peut continuer même lorsqu’il n’y a plus le même danger

Devenue adulte, personne n’avait besoin de m’agresser physiquement pour que je puisse me sentir attaquée.

Une remarque pouvait suffire.

Un ton de voix.

Une critique.

Quelqu’un qui voulait m’imposer quelque chose.

Et la réponse pouvait partir rapidement.

Directe.

Sans détour.

Parfois trop rapidement.

C’est là que j’ai commencé à comprendre quelque chose : nous ne réagissons pas seulement à ce qui vient d’être dit. Nous pouvons aussi réagir à tout ce que cette situation fait résonner en nous.

Être franc n’est pas un défaut

Je tiens à le dire.

Je n’ai aucune envie de transformer la franchise en blessure psychologique.

Certaines personnes sont naturellement directes.

Elles préfèrent une parole claire à des sous-entendus.

Et cela peut être une très belle qualité.

Je préfère encore quelqu’un qui me dit ce qu’il pense à quelqu’un qui sourit devant moi et parle derrière mon dos.

Le problème n’est donc pas la franchise.

La question est plutôt :

est-ce que je choisis ma manière de répondre ou est-ce que ma réaction part avant même que j’aie eu le temps de choisir ?

Ce n’est pas la même chose.

« Je suis comme ça, je dis ce que je pense »

Je connais cette phrase.

Mais parfois, elle peut aussi nous empêcher de regarder notre manière de communiquer.

Parce qu’être sincère ne nous oblige pas à être blessant.

Être direct ne signifie pas devoir parler plus fort.

Dire non ne nécessite pas toujours de se mettre en colère.

Et surtout, quelqu’un qui n’est pas d’accord avec nous ne nous attaque pas nécessairement.

Cela semble évident.

Mais lorsque nous avons longtemps été sur la défensive, le désaccord peut être vécu beaucoup plus fortement.

La nervosité peut commencer avant même les mots

On sent quelque chose monter.

Le ventre.

La poitrine.

Les épaules.

La mâchoire.

Puis la voix change.

Le ton devient plus sec.

Et parfois, seulement quelques secondes plus tard, nous réalisons :

« Je me suis encore énervée pour rien. »

Mais sur le moment, ce n’était pas « rien ».

Notre réaction était réelle.

C’est précisément ce qui m’intéresse lorsque je parle de mémoire du corps.

Notre tête peut savoir qu’il n’y a aucun danger.

Mais le corps, lui, peut déjà être en train de réagir.

Être râleur peut aussi devenir une manière d’évacuer la tension

La voiture devant nous n’avance pas.

On râle.

Quelqu’un a encore laissé traîner quelque chose.

On râle.

Un rendez-vous est en retard.

On râle.

Le téléphone sonne au mauvais moment.

On râle.

Quelqu’un fait les choses autrement que nous.

On râle encore.

Pris séparément, tout cela peut simplement faire partie du caractère.

Mais lorsque tout nous irrite, la question n’est peut-être plus seulement :

« Pourquoi les autres m’énervent-ils autant ? »

Elle peut devenir :

« Pourquoi suis-je déjà tellement tendue avant même qu’ils m’énervent ? »

Parfois, la dernière petite chose reçoit toute la colère des précédentes

Nous connaissons presque tous cela.

Une journée difficile.

Des contrariétés.

De la fatigue.

Des choses que nous gardons.

Puis quelqu’un pose une question toute simple.

Et nous explosons.

La personne pense :

« Mais j’ai juste demandé où étaient les clés ! »

Et elle a raison.

Le problème n’était pas réellement les clés.

Elles étaient simplement arrivées au bout d’une accumulation.

Lorsque nous vivons souvent dans la tension, notre seuil de tolérance peut devenir beaucoup plus bas.

Cela peut peser dans le couple

Notre conjoint dit quelque chose.

Nous entendons une critique.

Il fait une remarque.

Nous nous défendons.

Il répond.

Le ton monte.

Puis vingt minutes plus tard, nous ne savons même plus vraiment pourquoi la dispute a commencé.

Et parfois, nous pouvons avoir cette sensation :

« Pourquoi est-ce que je dois toujours me défendre ? »

La question intéressante peut alors être :

est-ce que l’autre m’attaque réellement à chaque fois ?

Ou est-ce que certaines situations ordinaires rencontrent chez moi une ancienne habitude de défense ?

Bien sûr, il existe aussi de véritables paroles irrespectueuses et de véritables relations violentes.

Tout ne vient pas de notre enfance.

Il faut savoir faire cette distinction.

J’ai moi-même connu des relations où il fallait réellement se protéger

J’ai vécu une relation dans laquelle mes limites ont été dépassées.

Il y avait de la violence physique.

Psychologique.

Verbale.

Dans ce contexte, ma réaction n’était pas simplement une vieille blessure.

Il existait réellement une situation problématique.

C’est important de le préciser.

Travailler sur soi ne signifie jamais apprendre à supporter l’inacceptable.

Il ne faut pas utiliser notre passé pour excuser le comportement violent de quelqu’un d’autre.

Mais lorsque nous sommes aujourd’hui dans un environnement sain et que nous restons malgré tout constamment sur la défensive, alors nous pouvons regarder ce qui nous appartient.

Au travail, ce caractère peut devenir particulièrement visible

Je connais bien ce terrain.

J’ai longtemps été instable professionnellement.

Lorsqu’il y avait un conflit, je pouvais rapidement changer de travail.

J’avais également beaucoup de mal avec l’autorité.

Une consigne pouvait parfois être ressentie comme quelque chose que l’on m’imposait.

Une remarque pouvait me toucher davantage qu’elle ne l’aurait dû.

Et mon côté rebelle apparaissait.

Là encore, tout responsable n’a pas raison simplement parce qu’il est responsable.

Il existe des abus de pouvoir et des environnements professionnels toxiques.

Mais il existe aussi des consignes ordinaires, des désaccords et des critiques professionnelles normales.

Apprendre à distinguer les deux a été important.

Une remarque sur ce que je fais n’est pas forcément une attaque contre ce que je suis

Cette distinction change énormément de choses.

« Ce travail doit être corrigé. »

Ce n’est pas :

« Tu ne vaux rien. »

« Je ne suis pas d’accord avec toi. »

Ce n’est pas :

« Je te rejette. »

« Non. »

Ce n’est pas :

« Je ne t’aime pas. »

Lorsque nous avons grandi avec des paroles blessantes, certaines phrases actuelles peuvent parfois prendre une dimension qu’elles n’ont pas réellement.

Et notre réponse devient proportionnelle non pas seulement à la situation présente, mais à ce qu’elle vient toucher.

La colère n’est pourtant pas notre ennemie

J’ai longtemps eu de la colère.

Et je ne veux pas écrire aujourd’hui qu’il faudrait devenir calme, douce et silencieuse pour être « guérie ».

Certainement pas.

La colère peut nous signaler qu’une limite est franchie.

Elle peut nous donner la force de dire non.

De partir.

De nous défendre.

Elle peut même nous aider à sortir d’une situation que nous avons trop longtemps acceptée.

Le problème n’est pas de ressentir de la colère.

Le problème apparaît lorsqu’elle décide de tout à notre place.

Être directe peut même devenir une force

Aujourd’hui, je ne cherche pas à effacer mon caractère.

Je n’ai aucune envie de devenir quelqu’un d’autre.

Ma franchise fait partie de moi.

Mais je peux apprendre à reconnaître la différence entre :

dire clairement ce que je pense

et

attaquer avant d’être attaquée.

Je peux poser une limite sans déclencher une guerre.

Je peux être en désaccord sans vouloir convaincre.

Je peux entendre une remarque sans devoir immédiatement me justifier.

Et je peux aussi continuer à râler parfois.

Je reste humaine.

Nos enfants voient aussi cette manière de réagir

C’est un point important pour moi.

Lorsque je suis devenue maman, je voulais profondément ne pas reproduire certains schémas.

Mais transmettre quelque chose ne signifie pas seulement reproduire exactement les violences que nous avons vécues.

Nos enfants apprennent aussi en observant comment nous gérons les contrariétés.

Comment nous parlons lorsque nous sommes énervés.

Comment nous réagissons lorsqu’ils font une erreur.

Comment nous vivons un désaccord.

Ils n’ont pas besoin d’une mère qui ne se met jamais en colère.

Cette mère n’existe probablement pas.

Mais ils peuvent voir une mère capable de revenir après une réaction trop forte et de dire :

« Je me suis énervée. Je n’aurais pas dû te parler comme cela. »

Cela aussi, c’est transmettre autre chose.

À CRYSALYA au Poiré-sur-Vie, je parle aussi de ces blessures qui ne ressemblent pas à des blessures

Parce que nous imaginons souvent qu’une blessure d’enfance donne uniquement une personne triste, fragile ou renfermée.

Mais ce n’est pas toujours le cas.

Elle peut aussi participer à construire quelqu’un de très fort en apparence.

Direct.

Indépendant.

Rebelle.

Nerveux.

Toujours prêt à répondre.

Quelqu’un qui ne pleure presque jamais mais qui se met facilement en colère.

Quelqu’un qui dit :

« Je n’ai besoin de personne. »

C’est aussi pour cela que j’ai orienté ma pratique de massage autour de la mémoire du corps au Poiré-sur-Vie, près de La Roche-sur-Yon, vers les blessures de l’enfance et leurs répercussions possibles dans la vie adulte.

Les blessures d’enfance ne se manifestent pas de la même manière chez tout le monde

Une personne va se taire.

Une autre va crier.

L’une va fuir le conflit.

L’autre va l’affronter immédiatement.

L’une va devenir extrêmement conciliante.

L’autre très rebelle.

Nous ne pouvons donc pas regarder uniquement un comportement et déclarer :

« Cela vient de ton enfance. »

Ce serait beaucoup trop simpliste.

Mais lorsqu’une personne se reconnaît dans une réaction répétitive qui lui pèse, son histoire peut être une piste à explorer.

Et c’est aussi ce que recherchent certaines personnes lorsqu’elles découvrent CRYSALYA depuis La Roche-sur-Yon ou ailleurs en Vendée.

Quand la tête comprend mais que le corps réagit toujours

Nous pouvons savoir que notre conjoint ne nous attaque pas.

Et sentir malgré tout la tension monter.

Savoir que notre responsable nous fait simplement une remarque.

Et avoir immédiatement envie de répondre.

Savoir que cette contrariété n’est pas grave.

Et sentir notre corps s’agiter.

C’est précisément cette différence entre ce que nous savons et ce que nous ressentons qui a pris une place importante dans mon propre parcours.

Parce que comprendre est essentiel.

Mais parfois, comprendre ne suffit pas immédiatement à calmer ce qui se passe physiquement.

Puis j’ai rencontré cet homme

Il pratiquait une méthode ancestrale de massage.

Avant de me la transmettre, il me l’a fait recevoir.

Et pour quelqu’un qui avait souvent été sur la défensive, recevoir était déjà une expérience différente.

Je n’avais pas besoin de surveiller.

De répondre.

De me justifier.

De contrôler.

Je pouvais simplement être là.

Sentir.

Respirer.

Et laisser progressivement le corps se poser.

Cette expérience a participé à mon cheminement.

Puis cet homme m’a transmis sa méthode.

J’y ai associé mon magnétisme

C’est ainsi que s’est construite progressivement l’approche de CRYSALYA au Poiré-sur-Vie.

Une méthode de massage qui m’a été transmise.

Mon magnétisme.

Mon ressenti.

Et cette recherche d’une harmonie entre le corps et l’esprit.

Lorsque je parle de massage de libération de la mémoire du corps, je ne prétends pas qu’un massage va effacer la colère ou transformer le caractère d’une personne.

Je ne cherche d’ailleurs pas à rendre quelqu’un moins franc.

L’objectif n’est pas de changer qui nous sommes.

C’est d’offrir un espace corporel dans lequel quelque chose peut simplement se poser et se relâcher.

Une approche autour de la mémoire du corps près de La Roche-sur-Yon

CRYSALYA se trouve au Poiré-sur-Vie, à proximité immédiate de La Roche-sur-Yon.

Cette localisation permet aux personnes de l’agglomération yonnaise qui recherchent un massage autour de la mémoire du corps en Vendée de découvrir une approche différente du massage de détente classique.

Mais le travail de CRYSALYA autour des blessures de l’enfance peut aussi parler à des personnes situées plus loin.

Parce que lorsqu’on cherche une pratique très spécifique, la proximité n’est pas toujours le premier critère.

Depuis Montaigu-Vendée, Les Herbiers et le secteur du Puy du Fou

Le Poiré-sur-Vie reste accessible depuis plusieurs secteurs vendéens.

Une personne vivant à Montaigu-Vendée, aux Herbiers, à Saint-Fulgent ou autour du Puy du Fou peut rechercher une praticienne dont l’approche repose spécifiquement sur les blessures de l’enfance, le massage et la mémoire du corps.

De même depuis Challans, Les Sables-d’Olonne ou d’autres communes de Vendée.

Je ne prétends pas exercer dans ces villes.

Je reçois au Poiré-sur-Vie.

Mais l'objectif de ce blog est aussi de permettre à une personne de découvrir mon approche avant de décider si elle souhaite faire le déplacement.

Et pour les personnes qui recherchent depuis Nantes

CRYSALYA n’est pas un cabinet situé à Nantes.

Je préfère que cela soit parfaitement clair.

Mais le Poiré-sur-Vie reste à une distance qui permet aussi à certaines personnes venant de Nantes, Rezé, Vertou, du sud de l’agglomération nantaise ou de l’axe Nantes–La Roche-sur-Yon d’envisager le déplacement lorsqu’elles recherchent précisément ce type d’approche.

Parce que parfois, nous ne cherchons pas simplement « un massage près de chez moi ».

Nous cherchons une personne dont l’histoire nous parle.

Une approche dans laquelle nous nous reconnaissons.

Quelqu’un qui connaît le sujet autrement que par la théorie.

C’est aussi ce qui différencie CRYSALYA

Je pourrais te parler uniquement d’une technique.

De massage.

De magnétisme.

Mais je préfère te dire pourquoi je suis là.

J’ai connu l’abandon.

La maltraitance.

Les violences.

La colère.

L’hypervigilance.

Les relations toxiques.

La jalousie.

Le manque de confiance.

L’instabilité professionnelle.

Et cette manière d’être souvent sur la défensive.

Je n’ai donc pas découvert ces sujets uniquement pendant une formation.

Je les ai vécus.

Peut-être que toi aussi on te dit que tu as un sacré caractère

Que tu es trop direct.

Que tu prends tout au quart de tour.

Que tu râles beaucoup.

Que tu es toujours sur la défensive.

Peut-être que tu réponds :

« C’est mon caractère. »

Et peut-être as-tu raison.

Mais si toi-même tu souffres parfois de tes réactions, tu peux peut-être regarder un peu plus loin.

Pas pour devenir quelqu’un d’autre.

Simplement pour te demander :

« Est-ce que je suis en train de répondre à ce qui se passe maintenant, ou est-ce que quelque chose en moi se défend déjà contre ce qui pourrait arriver ? »

Je ne veux pas perdre ma franchise

Je veux simplement qu’elle m’appartienne.

Je veux pouvoir être directe parce que je choisis de l’être.

Dire non parce que je veux dire non.

Défendre mes limites lorsqu’elles sont réellement franchies.

Et ne plus avoir besoin de me défendre lorsque personne ne m’attaque.

C’est très différent.

Parce que se reconstruire ne signifie pas effacer son caractère.

Cela signifie peut-être justement découvrir ce qui nous appartient vraiment derrière tout ce que nous avons dû construire pour survivre.

C’est cette nervosité et cette colère que je connais

Être rebelle.

Râler.

Répondre.

Être sur la défensive.

En vouloir à la terre entière.

Puis comprendre progressivement que je pouvais garder ma force sans rester constamment prête au combat.

Je ne connais pas cela uniquement à travers des livres.

Je l’ai vécu.

C’est cette expérience qui nourrit aujourd’hui CRYSALYA au Poiré-sur-Vie, près de La Roche-sur-Yon, en Vendée.

À travers la méthode de massage qui m’a été transmise et mon magnétisme, je propose une approche corporelle autour de la mémoire du corps et de cette recherche d’harmonie entre le corps et l’esprit.

Que tu viennes de La Roche-sur-Yon, Montaigu-Vendée, Les Herbiers, du secteur du Puy du Fou, de Challans, des Sables-d’Olonne, du secteur de Nantes ou simplement d’une commune voisine du Poiré-sur-Vie, peut-être que tu t’es reconnu dans ces mots.

Je ne sais pas pourquoi tu es toujours sur la défensive.

Je ne sais pas ce qui se cache derrière ta nervosité ou ta colère.

Je ne sais pas ce que ton corps porte encore aujourd’hui.

Alors viens, et nous verrons cela ensemble.

Sandy — CRYSALYA
Le massage de libération de la mémoire du corps
Le Poiré-sur-Vie — près de La Roche-sur-Yon — Vendée