Pourquoi ai-je toujours besoin de tout anticiper ? Quand prévoir devient une façon de se rassurer

Je pense souvent à ce qui pourrait arriver avant même que cela arrive. Je prévois. J’organise. J’imagine les problèmes possibles et, si je peux, je prépare déjà une solution. Pendant longtemps, j’ai pu voir cela comme une qualité : je suis prévoyante, organisée, débrouillarde. Et c’en est une. Mais il existe une différence entre prévoir parce que cela nous simplifie la vie et avoir besoin d’anticiper pour réussir à se sentir tranquille.

Lorsque l’imprévu nous met immédiatement en tension, lorsque notre tête imagine toujours plusieurs scénarios ou que nous avons du mal à profiter du présent parce que nous pensons déjà à demain, peut-être ne cherchons-nous pas seulement à être organisés. Peut-être cherchons-nous surtout cette sécurité qui nous a manqué autrefois.

Enfant, je ne pouvais justement rien prévoir

Mes premières années ont été marquées par l’abandon.

Pendant sept ans, j’ai connu l’ASE, les familles d’accueil, différents lieux, différentes personnes et différentes règles.

Il fallait m’adapter.

Puis ma mère m’a récupérée.

Et j’ai vécu avec mon beau-père alcoolique.

J’ai connu les violences physiques.

Psychologiques.

Les cris.

Le mépris.

Et les attouchements sexuels.

Quand on est enfant, on dépend entièrement des adultes.

On ne maîtrise ni leurs décisions ni leurs comportements.

Et lorsqu’un adulte est imprévisible, l’enfant peut devenir particulièrement attentif à ce qui l’entoure.

Observer permet parfois d’essayer de prévoir

Dans quelle humeur est-il ?

Est-ce que tout va bien aujourd’hui ?

Est-ce le bon moment pour parler ?

Pourquoi a-t-il changé de ton ?

Un enfant ne se dit pas nécessairement :

« Je suis en hypervigilance. »

Il vit.

Il observe.

Il s’adapte.

Et certaines de ces habitudes peuvent continuer longtemps après que l’environnement a changé.

Nous sommes devenus adultes.

Nous sommes dans notre propre maison.

Avec notre propre famille.

Et pourtant, nous continuons parfois à vouloir savoir ce qui va arriver avant que cela arrive.

Alors nous préparons tout

Le programme du week-end.

Les vacances.

Les horaires.

Le trajet.

Les affaires des enfants.

Le travail du lendemain.

Les dépenses du mois.

Le plan B si le plan A ne fonctionne pas.

Et éventuellement le plan C.

Encore une fois, être organisé est une qualité.

La question est plutôt de regarder ce qui se passe lorsque le programme change.

Si nous pouvons simplement nous adapter, tout va bien.

Mais si un imprévu provoque immédiatement de la nervosité, de l’agacement ou une forte inquiétude, peut-être que l’organisation nous apportait aussi autre chose :

une sensation de contrôle.

L’anticipation donne l’impression que rien ne pourra nous surprendre

Si j’ai déjà pensé au problème, je serai prête.

Si je prévois le pire, je souffrirai moins s’il arrive.

Si j’organise suffisamment, rien ne devrait m’échapper.

Cela peut devenir une manière de se rassurer.

Mais il y a un problème.

Nous ne pouvons jamais tout prévoir.

La vie garde toujours une part d’imprévu.

Et lorsque notre tranquillité dépend de notre capacité à tout anticiper, nous risquons de passer énormément de temps à essayer de contrôler ce qui n’existe pas encore.

Parfois, notre tête vit demain pendant que notre corps est aujourd’hui

Nous sommes dans notre canapé.

Mais nous pensons à lundi.

Nous sommes en vacances.

Mais nous organisons déjà le retour.

Nous passons un bon moment avec nos enfants.

Mais une partie de notre esprit pense à ce qu’il faudra faire ensuite.

Physiquement, nous sommes ici.

Mentalement, nous sommes ailleurs.

Alors nous pouvons avoir une vie remplie de bons moments sans réellement être présents dans certains d’entre eux.

Parce que notre attention est déjà occupée à sécuriser la suite.

Dans le couple, anticiper peut devenir vouloir être rassuré

Notre conjoint est plus silencieux.

Nous imaginons immédiatement qu’il y a un problème.

Il rentre plus tard.

Nous nous posons des questions.

Une habitude change.

Nous cherchons pourquoi.

Lorsque l’on a connu l’abandon, le moindre changement chez quelqu’un que l’on aime peut parfois réveiller une inquiétude.

J’ai moi-même connu la jalousie, la possessivité et ce besoin d’être rassurée.

Et plus nous cherchons à savoir ce qui va arriver, plus nous pouvons finir par vouloir contrôler l’autre.

Mais aimer quelqu’un signifie aussi ne pas connaître la suite

Nous pouvons construire.

Faire confiance.

Parler.

Nous engager.

Mais aucune relation ne vient avec une garantie absolue.

C’est difficile à accepter lorsque nous avons passé beaucoup de temps à chercher la sécurité.

Parce qu’une partie de nous voudrait savoir :

« Tu seras toujours là ? »

Personne ne peut réellement répondre à cette question pour toute une vie.

Alors nous devons parfois apprendre une autre forme de sécurité.

Non plus :

« Je sais exactement ce qui arrivera. »

Mais :

« Je ne sais pas ce qui arrivera, mais je sais davantage qui je suis aujourd’hui. »

Avec les enfants, l’anticipation peut devenir permanente

Lorsqu’on est parent, il est normal de prévoir.

L’école.

Les rendez-vous.

Les activités.

Les repas.

Les dangers.

Mais lorsque nous avons nous-mêmes connu une enfance difficile, nous pouvons vouloir anticiper énormément pour éviter à nos enfants ce que nous avons vécu.

Et parfois, notre esprit va beaucoup plus loin que la situation présente.

Notre enfant sort.

Nous imaginons ce qui pourrait lui arriver.

Il ne répond pas immédiatement au téléphone.

Le scénario commence.

Il rencontre quelqu’un.

Nous voulons savoir qui.

L’intention est de protéger.

Mais protéger n’est pas forcément prévoir tous les dangers possibles.

Nos enfants ont aussi besoin de rencontrer un peu d’imprévu

Faire une erreur.

Oublier quelque chose.

Trouver une solution.

Se tromper.

Recommencer.

C’est aussi comme cela qu’ils découvrent leurs propres capacités.

Si nous anticipons constamment à leur place, nous risquons parfois de leur transmettre involontairement le message :

« Le monde est dangereux, il faut toujours tout prévoir. »

Alors que nous voulions justement leur transmettre de la sécurité.

C’est là que notre histoire peut se glisser dans notre manière de protéger.

Au travail, vouloir tout anticiper peut nous épuiser

Préparer une réunion trois fois.

Relire.

Vérifier.

Imaginer toutes les questions que l’on pourrait nous poser.

Penser au problème avant même qu’il existe.

Et lorsqu’un responsable demande soudainement quelque chose qui n’était pas prévu, sentir immédiatement la tension monter.

Je connais aussi cette difficulté avec l’autorité et les conflits professionnels.

Lorsque l’on aime maîtriser ce qui arrive, le changement imposé par quelqu’un d’autre peut être particulièrement difficile.

L’imprévu peut parfois être ressenti comme une perte de contrôle

Et le corps réagit très vite.

Le ventre se serre.

La respiration change.

Les épaules montent.

Nous devenons nerveux.

Nous cherchons immédiatement une solution.

Puis, lorsque tout est réglé, nous pouvons nous dire :

« Finalement, ce n’était pas grand-chose. »

Mais sur le moment, le corps ne semblait pas du tout du même avis.

C’est notamment dans ce sens que je parle de mémoire du corps.

Blessures d’enfance et mémoire du corps au Poiré-sur-Vie

C’est autour de cette relation entre l’histoire vécue, les réactions actuelles et le corps que s’est progressivement construite mon approche avec CRYSALYA au Poiré-sur-Vie, en Vendée.

Je ne prétends pas qu’une personne qui anticipe beaucoup porte nécessairement une blessure d’enfance.

Certaines personnes aiment simplement organiser leur vie.

Mais lorsque ce besoin devient source de tension ou empêche de lâcher prise, il peut être intéressant de regarder ce qui se joue derrière.

C’est aussi ce que viennent parfois rechercher des personnes souhaitant une approche autour des blessures de l’enfance et de la mémoire du corps près de La Roche-sur-Yon.

CRYSALYA se trouve près de La Roche-sur-Yon

Je reçois au Poiré-sur-Vie, à proximité de La Roche-sur-Yon.

Cette situation permet notamment aux personnes de l’agglomération yonnaise de venir facilement lorsqu’elles recherchent un massage de libération de la mémoire du corps en Vendée.

Mais mon approche est particulière.

Elle ne s’est pas construite uniquement autour d'une technique.

Elle est née aussi de mon histoire.

De ce que j’ai vécu.

De ce que j’ai dû comprendre.

Et de ce que j’ai moi-même reçu.

J’ai rencontré un homme qui pratiquait une méthode ancestrale de massage

Avant de me transmettre cette méthode, il me l’a fait recevoir.

Et pour quelqu’un qui avait appris à anticiper, à surveiller et à contrôler, cette expérience avait quelque chose de différent.

Pendant ce moment, je n’avais rien à prévoir.

Je pouvais simplement recevoir.

Sentir.

Respirer.

Laisser le corps se poser.

Cette expérience a participé à mon propre cheminement.

Puis cet homme m’a transmis sa méthode.

J’y ai associé mon magnétisme

C’est ainsi qu’est née progressivement l’approche que je propose aujourd’hui avec CRYSALYA.

La méthode de massage qui m’a été transmise.

Mon magnétisme.

Mon ressenti.

Et cette recherche d’harmonie entre le corps et l’esprit.

Lorsque je parle de massage de libération de la mémoire du corps, je ne prétends pas effacer un traumatisme par le massage.

Mon approche est corporelle et complémentaire.

Elle ne remplace pas un accompagnement psychologique ou médical lorsqu’il est nécessaire.

Elle offre un autre espace.

Un moment où, justement, nous pouvons ne plus avoir à tout prévoir.

Massage et blessures d’enfance en Vendée : pourquoi certaines personnes viennent de plus loin

Lorsqu’une personne cherche simplement un massage classique, elle privilégiera probablement un praticien proche de chez elle.

Mais lorsque la recherche concerne quelque chose de plus précis comme les blessures de l’enfance, la mémoire du corps, le massage et le magnétisme, la distance peut devenir moins importante.

C’est pourquoi une personne peut venir jusqu’au Poiré-sur-Vie depuis La Roche-sur-Yon, mais aussi depuis Montaigu-Vendée, Aizenay, Challans, Les Herbiers, Saint-Fulgent ou le secteur du Puy du Fou.

CRYSALYA reste située au Poiré-sur-Vie.

Ce sont les personnes qui se déplacent jusqu’à moi.

Depuis Les Sables-d’Olonne ou le littoral vendéen

Une personne située aux Sables-d’Olonne ou dans une autre commune du littoral peut également rechercher sur Google une approche autour de la mémoire du corps en Vendée sans nécessairement trouver ce qu’elle cherche dans sa commune.

L’objectif de mes articles est justement de permettre à ces personnes de découvrir CRYSALYA avant de prendre rendez-vous.

Parce qu’avant de faire plusieurs dizaines de kilomètres, il est normal de vouloir savoir chez qui nous allons.

Ici, tu peux lire mon histoire.

Comprendre mon approche.

Et voir si elle correspond à ce que tu recherches.

Et si tu recherches une approche autour de la mémoire du corps à Nantes ?

Je le précise volontairement : CRYSALYA n’est pas située à Nantes.

Je reçois au Poiré-sur-Vie, en Vendée.

Mais une personne vivant à Nantes, Rezé, Vertou, Saint-Sébastien-sur-Loire ou dans le sud de l’agglomération nantaise peut rechercher une pratique particulière autour des blessures de l’enfance et accepter de faire davantage de route lorsqu’elle se reconnaît dans mon approche.

L’axe Nantes–Montaigu–La Roche-sur-Yon permet aussi de situer facilement Le Poiré-sur-Vie pour quelqu’un qui ne connaît pas la commune.

Et pour une pratique spécifique, une heure de déplacement peut parfois sembler moins importante que de trouver la personne ou l’approche qui nous correspond réellement.

C’est précisément pour cela que je raconte mon histoire

Je pourrais remplir mon site de mots techniques.

Présenter uniquement ce que je pratique.

Mais si tu as vécu certaines blessures, peut-être as-tu surtout besoin de savoir une chose :

est-ce que cette personne peut comprendre ce dont je parle ?

Je ne peux évidemment pas vivre ton histoire à ta place.

Mais je connais l’abandon.

Les placements.

La maltraitance.

La violence.

Les relations toxiques.

La peur.

Le besoin de contrôle.

L’hypervigilance.

Et cette difficulté à simplement croire que tout peut aller bien sans préparer immédiatement ce qui pourrait aller mal.

Peut-être que toi aussi tu anticipes tout

Tu organises.

Tu prévois.

Tu vérifies.

Tu penses déjà à demain.

Tu imagines les problèmes avant qu’ils arrivent.

Tu prépares toujours une solution de secours.

Et lorsque quelqu’un te dit :

« Arrête de penser, profite ! »

tu aimerais peut-être pouvoir le faire aussi simplement.

Mais ce n’est pas toujours une question de volonté.

Alors pose-toi peut-être une question différente :

« Qu’est-ce que je crois qu’il pourrait arriver si, pour une fois, je ne prévoyais rien ? »

La réponse peut être intéressante.

Aujourd’hui, je peux essayer de laisser une place à ce que je ne maîtrise pas

Tout ne doit pas être prévu.

Tout ne peut pas l’être.

Je peux préparer ce qui mérite de l’être et laisser le reste venir.

Je peux être responsable sans vivre constamment dans demain.

Je peux protéger mes enfants sans imaginer tous les dangers.

Je peux aimer sans connaître la fin de l’histoire.

Et je peux peut-être découvrir que l’imprévu ne signifie pas toujours le danger.

Il peut aussi apporter de très belles choses.

C’est ce besoin d’anticiper que je connais

Observer.

Prévoir.

M’adapter.

Chercher la sécurité.

Puis comprendre progressivement que je ne pourrai jamais tout contrôler.

Je ne connais pas cela uniquement à travers des livres.

Je l’ai vécu.

C’est cette expérience qui nourrit aujourd’hui CRYSALYA au Poiré-sur-Vie, près de La Roche-sur-Yon, en Vendée.

À travers la méthode de massage qui m’a été transmise et mon magnétisme, je propose une approche corporelle autour de la mémoire du corps et de cette recherche d’harmonie entre le corps et l’esprit.

Que tu viennes de La Roche-sur-Yon, Aizenay, Montaigu-Vendée, Challans, Les Herbiers, du secteur du Puy du Fou, des Sables-d’Olonne, de Nantes, Rezé ou Vertou, ou simplement d'une commune voisine du Poiré-sur-Vie, peut-être que quelque chose de ton histoire s’est reconnu ici.

Je ne sais pas pourquoi tu as besoin de tout prévoir.

Je ne sais pas ce qui t’inquiète lorsque tu ne contrôles plus la suite.

Je ne sais pas ce que ton corps porte encore aujourd’hui.

Alors viens, et nous verrons cela ensemble.

Sandy — CRYSALYA
Le massage de libération de la mémoire du corps
85170 Le Poiré-sur-Vie — près de La Roche-sur-Yon — Vendée