Pourquoi ai-je peur d’être heureuse ? Quand le bonheur lui-même devient inquiétant

Il m’est arrivé de penser que le bonheur était pour les autres, pas vraiment pour moi. Lorsque quelque chose allait bien, je pouvais en profiter, bien sûr, mais une partie de moi semblait presque attendre la suite. Combien de temps cela va-t-il durer ? Qu’est-ce qui va encore arriver ? Et parfois, sans même m’en rendre compte, je retournais vers des situations, des relations ou des comportements qui ressemblaient davantage à ce que j’avais toujours connu. C’est étrange à dire : nous voulons tous être heureux.

Pourtant, lorsque l’on a grandi dans l’abandon, la violence ou l’insécurité, être enfin bien peut devenir un territoire inconnu. Et ce qui est inconnu n’est pas toujours immédiatement rassurant, même lorsque c’est meilleur pour nous.

Je n’ai pas grandi en pensant que la vie était un endroit sûr

Mes premières années ont été marquées par l’abandon.

Pendant sept ans, j’ai connu l’ASE, les familles d’accueil, différents lieux et différentes règles.

Puis ma mère m’a récupérée.

Et j’ai vécu avec mon beau-père alcoolique.

J’ai connu les violences physiques.

Psychologiques.

Les cris.

Le mépris.

Et les attouchements sexuels.

Alors, très tôt, j’ai appris que ce qui devrait être rassurant pouvait aussi faire mal.

Une famille.

Une maison.

Un adulte.

Des choses qui devraient normalement représenter la sécurité ne l’ont pas toujours représentée pour moi.

Lorsque l’on grandit dans l’instabilité, on apprend surtout à tenir

On ne se demande pas :

« Comment vais-je m’épanouir aujourd’hui ? »

On s’adapte.

On observe.

On avance.

On essaie de comprendre les adultes.

On cherche sa place.

Et parfois, on finit même par croire que ce que l’on vit est normal.

Pas parce que cela l’est.

Parce que c’est ce que l’on connaît.

C’est une différence importante.

Ce qui nous est familier n’est pas forcément ce qui nous fait du bien

Je l’ai compris beaucoup plus tard.

J’ai eu plusieurs relations sérieuses.

Je cherchais énormément la stabilité.

Je donnais beaucoup.

Je maternais.

Je gérais la maison.

Et pourtant, je ne m’écoutais pas réellement.

Puis j’ai connu une relation particulièrement toxique dans laquelle mes limites ont été franchies.

J’ai accepté des violences physiques, psychologiques et verbales.

Pourquoi rester dans quelque chose qui fait souffrir ?

La réponse n’est jamais aussi simple que :

« Parce qu’elle aime souffrir. »

Non.

Parfois, quelque chose de connu paraît moins inquiétant que quelque chose de nouveau

Lorsque nous avons connu très tôt des relations dans lesquelles l’amour et la souffrance se mélangent, certaines situations peuvent nous sembler étrangement familières à l’âge adulte.

Cela ne signifie pas que nous voulons être maltraités.

Cela signifie seulement que nos repères relationnels ont pu se construire dans un environnement particulier.

Alors une relation calme peut parfois sembler presque bizarre.

Quelqu’un qui ne joue pas avec nous.

Qui respecte nos limites.

Qui ne nous fait pas courir après son attention.

Qui ne crée pas constamment de tensions.

Et une pensée peut apparaître :

« Il manque quelque chose. »

Peut-être que ce qui manque, justement, c’est le chaos auquel nous étions habitués.

J’ai été attirée plusieurs fois par des relations toxiques

En amour comme en amitié.

Je m’attachais vite.

J’aimais vite.

Je pouvais être aveuglée par l’amour.

Et j’avais ce sentiment que le bonheur était pour les autres.

Pas pour moi.

Avec le recul, cette phrase est immense.

Parce que si je crois profondément que je ne mérite pas réellement quelque chose de bon, que vais-je faire lorsque quelque chose de bon arrive ?

Est-ce que je vais savoir le recevoir ?

Ou vais-je chercher inconsciemment la faille ?

Certaines personnes sabotent ce qui va bien

Une relation devient stable.

Alors elles doutent.

« Est-ce que je l’aime vraiment ? »

Un travail fonctionne.

Elles veulent partir.

Un projet commence à réussir.

Elles arrêtent.

Quelqu’un les aime sincèrement.

Elles cherchent ce qui ne va pas chez cette personne.

Encore une fois, il ne faut pas transformer chaque doute ou chaque changement de vie en blessure d’enfance.

Nous avons le droit de changer d’avis.

Mais lorsqu’un scénario revient régulièrement au moment précis où les choses deviennent stables, peut-être mérite-t-il d’être regardé.

Le calme peut être inconfortable lorsqu’on a longtemps vécu dans l’alerte

Imagine vivre pendant des années avec du bruit autour de toi.

Puis soudain, silence.

Au début, tu pourrais presque entendre davantage ce silence que le bruit précédent.

Dans certaines vies, c’est un peu pareil.

Lorsque nous avons été habitués aux tensions, aux disputes, à l’incertitude ou aux changements, une période calme peut sembler étrange.

Nous devrions être bien.

Et pourtant :

« Il va forcément se passer quelque chose. »

Alors nous attendons.

Quand tout va bien, je cherche ce qui pourrait mal aller

Cette manière de penser peut empêcher de profiter du présent.

Une belle journée ?

Et si demain…

Une relation heureuse ?

Et s’il me quitte…

Les enfants vont bien ?

Et s’il leur arrivait quelque chose…

Le travail est stable ?

Et si je le perdais…

Nous sommes physiquement dans un moment agréable, mais mentalement déjà dans une catastrophe qui n’existe pas.

Ce n’est pas réellement profiter.

C’est surveiller le bonheur.

Parfois, nous n’avons même pas peur d’être heureux

Nous avons peur de perdre ce bonheur.

C’est différent.

Parce que lorsque nous avons déjà perdu des personnes, des repères ou une sécurité, nous savons qu’une situation peut changer.

Alors aimer beaucoup peut aussi signifier avoir beaucoup à perdre.

Certaines personnes préfèrent presque ne pas trop s’attacher.

Ne pas trop espérer.

Ne pas trop croire.

Comme si diminuer la joie aujourd’hui pouvait diminuer la douleur éventuelle de demain.

Mais nous finissons alors par payer maintenant pour une souffrance qui n’arrivera peut-être jamais.

La peur du bonheur peut apparaître dans le couple

Tout va bien.

L’autre nous aime.

Il est présent.

Et pourtant, nous cherchons des preuves.

« Tu m’aimes toujours ? »

Nous interprétons un silence.

Nous surveillons un changement.

Nous pouvons devenir jaloux.

Possessifs.

Exclusifs.

Je connais cela.

Mon manque de confiance m’a amenée à vivre une jalousie et une possessivité qui m’ont gâché une bonne partie de ma vie.

Derrière la jalousie, il n’y avait pas uniquement l’autre.

Il y avait aussi cette peur de perdre.

Lorsque l’on a été abandonné, être aimé peut réveiller la possibilité d’être abandonné à nouveau

C’est un paradoxe.

Si je n’aime personne, personne ne peut me quitter de cette manière.

Mais dès que quelqu’un devient important, la peur peut apparaître.

Alors nous cherchons à sécuriser la relation.

Nous demandons.

Nous vérifions.

Nous contrôlons parfois.

Mais plus nous essayons de garantir que l’autre ne partira jamais, plus la relation peut devenir étouffante.

Aucune relation humaine ne peut donner cette garantie absolue.

Le bonheur demande parfois de renoncer au contrôle

Être heureux aujourd’hui sans savoir exactement ce qui arrivera demain.

Aimer quelqu’un sans garantie.

Commencer un projet sans savoir s’il réussira.

Faire confiance sans posséder toutes les preuves.

Vivre, finalement.

Pour quelqu’un qui a cherché la sécurité pendant très longtemps, cela peut demander beaucoup.

Parce que le bonheur ne nous donne pas le contrôle.

Il nous demande parfois simplement d’être là pendant qu’il existe.

Le corps aussi peut avoir du mal à quitter l’alerte

Tout va bien.

Mais les épaules restent tendues.

Le sommeil est léger.

Le ventre réagit rapidement.

Nous observons les changements d’ambiance.

Nous anticipons.

Bien sûr, ces sensations peuvent avoir de nombreuses causes et une souffrance persistante mérite d’être abordée avec un professionnel de santé lorsque cela est nécessaire.

Mais notre histoire peut aussi participer à notre manière de réagir aux situations actuelles.

C’est dans ce sens que je parle de mémoire du corps.

CRYSALYA au Poiré-sur-Vie : travailler aussi avec ce que le corps exprime aujourd’hui

Je reçois au Poiré-sur-Vie, en Vendée, près de La Roche-sur-Yon.

Mon approche s’est construite autour de mon expérience personnelle des blessures de l’enfance et d’une méthode corporelle qui m’a été transmise.

Lorsque je parle de mémoire du corps, je ne prétends pas qu’un traumatisme serait enfermé dans un muscle ni qu’un massage pourrait effacer le passé.

Je parle de quelque chose de plus simple.

Nous pouvons avoir compris énormément de choses avec notre tête et continuer à ressentir certaines réactions dans notre corps.

Savoir que nous sommes en sécurité.

Mais rester tendus.

Savoir que cette personne nous aime.

Mais craindre qu’elle parte.

Savoir que tout va bien.

Mais attendre malgré tout la catastrophe.

C’est aussi pour cela que certaines personnes recherchent une approche autour des blessures d’enfance près de La Roche-sur-Yon

La Roche-sur-Yon est proche du Poiré-sur-Vie et constitue naturellement l’une des principales zones autour de CRYSALYA.

Mais les personnes qui recherchent un massage autour de la mémoire du corps en Vendée peuvent venir de plus loin.

Parce qu’elles ne recherchent pas forcément seulement un massage de détente.

Elles cherchent parfois une approche dans laquelle leur histoire a une place.

Une praticienne qui ne connaît pas uniquement les blessures d’enfance par la théorie.

Je les connais parce que je les ai traversées.

Puis j’ai rencontré cet homme

Il pratiquait une méthode ancestrale de massage.

Avant de me l’enseigner, il me l’a fait recevoir.

Cette expérience a participé à mon propre cheminement.

Pendant ce moment, je n’avais rien à contrôler.

Rien à prouver.

Rien à anticiper.

Je pouvais simplement recevoir.

Sentir.

Respirer.

Laisser progressivement mon corps se poser.

Puis cet homme m’a transmis sa méthode.

J’y ai associé mon magnétisme

C’est ainsi que s’est construite progressivement l’approche de CRYSALYA au Poiré-sur-Vie.

La méthode de massage qui m’a été transmise.

Mon magnétisme.

Mon ressenti.

Et cette recherche d’une harmonie entre le corps et l’esprit.

Mon approche est corporelle et complémentaire.

Elle ne remplace pas une psychothérapie, un suivi médical ou une prise en charge spécialisée lorsqu’ils sont nécessaires.

Mais elle offre un espace différent.

Un moment où le corps peut simplement recevoir.

Massage et mémoire du corps entre La Roche-sur-Yon, Montaigu et le secteur du Puy du Fou

Le Poiré-sur-Vie permet de recevoir des personnes venant naturellement de La Roche-sur-Yon, mais aussi de différentes parties de la Vendée.

Une personne située à Montaigu-Vendée peut rechercher une pratique autour des blessures de l’enfance et choisir de se déplacer.

De même depuis Les Herbiers, Saint-Fulgent ou le secteur du Puy du Fou.

D’autres peuvent venir de Challans ou des Sables-d’Olonne.

Je préfère être claire : CRYSALYA n’est pas présente dans toutes ces villes.

Je reçois uniquement au Poiré-sur-Vie.

Mais lorsqu’une pratique correspond précisément à ce que nous recherchons, quelques dizaines de kilomètres peuvent devenir secondaires.

Et depuis Nantes ?

Là encore, je ne prétends pas exercer à Nantes.

CRYSALYA est située en Vendée.

Mais une personne qui recherche depuis Nantes, Rezé, Vertou ou le sud de l’agglomération nantaise une approche corporelle autour de la mémoire du corps et des blessures de l’enfance peut découvrir CRYSALYA et décider que le déplacement jusqu’au Poiré-sur-Vie vaut la peine.

C’est aussi l’intérêt de ce blog.

Il permet de découvrir mon approche avant de faire la route.

De lire mon histoire.

De comprendre pourquoi je pratique aujourd’hui cette méthode.

Et surtout de sentir si quelque chose résonne.

Je ne veux pas attirer tout le monde

Ce n’est pas le but.

Si quelqu’un cherche simplement un massage classique à proximité immédiate de chez lui, CRYSALYA ne sera peut-être pas ce qu’il recherche.

Mais si une personne tape sur Google des mots comme blessures de l’enfance, mémoire du corps, massage en Vendée, massage près de La Roche-sur-Yon ou cherche une approche corporelle particulière depuis Nantes, alors je veux qu’elle puisse comprendre immédiatement ce qui rend mon approche différente.

Pas une liste interminable de diplômes.

Pas une histoire parfaite.

Une expérience vécue.

Puis une méthode reçue et transmise.

Peut-être que toi aussi tu attends toujours que le bonheur s’arrête

Lorsque tout va bien, tu te méfies.

Lorsque quelqu’un t’aime, tu as peur qu’il parte.

Lorsque tu réussis quelque chose, tu minimises.

Lorsque ta vie devient calme, tu trouves presque cela étrange.

Ou tu retournes parfois vers des situations qui te font souffrir alors que tu avais enfin réussi à en sortir.

Je ne peux pas te dire pourquoi.

Ton histoire t’appartient.

Mais tu peux peut-être te poser cette question :

« Est-ce que je sais réellement vivre quelque chose de bon sans immédiatement préparer sa disparition ? »

J’ai dû apprendre que mon passé n’était pas une prédiction

Parce que j’ai été abandonnée, tout le monde ne m’abandonnera pas.

Parce que j’ai connu la violence, toutes mes relations ne seront pas violentes.

Parce que j’ai souffert, je ne suis pas obligée de souffrir pour reconnaître ma vie.

Et surtout :

je n’ai pas besoin de mériter le bonheur par la souffrance.

Cette idée a changé beaucoup de choses pour moi.

Le bonheur n’efface pas mon histoire

Mes cicatrices existent.

Certaines choses ont eu lieu.

Je ne cherche pas à faire comme si elles n’avaient jamais existé.

Mais elles n’ont plus à décider de ce qui doit arriver ensuite.

Je peux connaître autre chose.

Et peut-être qu’au début, cette autre chose semblera inhabituelle.

Un amour calme.

Une vie plus stable.

Une journée où rien de grave ne se passe.

Il faudra peut-être même apprendre à ne plus chercher le danger.

C’est cette peur du bonheur que je connais

Croire qu’il est surtout pour les autres.

Reproduire certains schémas.

Retourner vers des personnes qui ne me faisaient pas du bien.

Puis comprendre progressivement que ce qui m’était familier n’était pas nécessairement ce que je méritais.

Je ne connais pas cela uniquement à travers des livres.

Je l’ai vécu.

C’est cette expérience qui nourrit aujourd’hui CRYSALYA au Poiré-sur-Vie, près de La Roche-sur-Yon, en Vendée.

À travers la méthode de massage qui m’a été transmise et mon magnétisme, je propose une approche corporelle autour de la mémoire du corps et de cette recherche d’harmonie entre le corps et l’esprit.

Que tu viennes de La Roche-sur-Yon, Montaigu-Vendée, Les Herbiers, du secteur du Puy du Fou, de Challans, des Sables-d’Olonne, du sud de Nantes ou d’une commune voisine du Poiré-sur-Vie, ce qui compte est peut-être d’abord que tu te sois reconnu dans ces mots.

Je ne sais pas ce qui t’empêche de profiter pleinement lorsque tout va bien.

Je ne sais pas pourquoi le bonheur te fait peut-être encore peur.

Je ne sais pas ce que ton corps porte encore aujourd’hui.

Alors viens, et nous verrons cela ensemble.

Sandy — CRYSALYA
Le massage de libération de la mémoire du corps
Le Poiré-sur-Vie — près de La Roche-sur-Yon — Vendée