Pourquoi je m’excuse tout le temps ? Quand on a appris à prendre le moins de place possible

« Désolée. » Un mot tout simple que certaines personnes prononcent presque sans s’en rendre compte. Désolée de demander. Désolée de déranger. Désolée d’être en retard de quelques minutes. Désolée d’avoir besoin de quelque chose. Parfois même, désolée alors qu’elles n’ont absolument rien fait. Derrière cette habitude, il peut simplement y avoir de la politesse. Mais lorsqu’on s’excuse constamment d’exister, de parler, de ressentir ou de poser une limite, la question devient différente : pourquoi ai-je l’impression de devoir demander pardon pour la place que je prends ?

Certaines blessures de l’enfance peuvent nous apprendre très tôt à nous adapter aux autres, à éviter les conflits et à devenir presque invisibles. Et même des années plus tard, alors que nous sommes adultes, cette manière de nous faire petits peut continuer à accompagner notre couple, notre travail, notre famille et même notre corps.

Enfant, je me suis beaucoup adaptée

Pendant les sept premières années de ma vie, j’ai connu l’abandon, l’ASE et les familles d’accueil.

Des personnes différentes.

Des lieux différents.

Des règles différentes.

Quand on est enfant, on ne décide pas de tout cela.

On s’adapte.

On essaie de comprendre ce que les adultes attendent.

Puis ma mère m’a récupérée.

Mais avec mon beau-père alcoolique, la sécurité que j’aurais dû retrouver n’était pas vraiment là.

J’ai connu les violences physiques.

Les violences psychologiques.

Les cris.

Le mépris.

Et les attouchements sexuels.

J’étais une enfant.

Je n’avais ni les mots ni le pouvoir que possède un adulte pour dire :

« Stop. Je ne veux pas. Tu n’as pas le droit. »

Quand l’enfant ne peut pas changer son environnement, il apprend parfois à se changer lui-même

Être plus sage.

Plus discrète.

Plus obéissante.

Ne pas provoquer.

Ne pas déranger.

Essayer de comprendre ce qu’il faut faire pour que tout se passe bien.

Et progressivement, quelque chose peut s’installer :

« Si quelque chose va mal, peut-être que cela vient de moi. »

Je me suis moi-même demandé si je méritais ce que je vivais.

Un enfant ne possède pas le recul nécessaire pour comprendre la responsabilité des adultes.

Il peut donc chercher l’explication en lui.

Et cette manière de se remettre en question peut continuer bien après l’enfance.

Alors on s’excuse avant même que quelqu’un nous reproche quelque chose

« Désolée de te déranger. »

« Désolée, j’ai une question. »

« Désolée, est-ce que je peux… ? »

Pourquoi être désolée d’avoir une question ?

Pourquoi être désolée d’avoir besoin d’aide ?

Pourquoi être désolée de ne pas être disponible ?

Parfois, le mot sort automatiquement.

Nous ne réfléchissons même plus.

Il devient une sorte de protection.

Comme si nous disions à l’autre :

« Ne sois pas fâché, je sais déjà que je prends peut-être trop de place. »

Nous pouvons même nous excuser lorsque quelqu’un nous fait du mal

C’est probablement l’un des paradoxes les plus difficiles.

Une personne dépasse une limite.

Nous essayons de lui expliquer que quelque chose nous a blessés.

Puis nous finissons presque par la rassurer.

« Je suis désolée, je ne voulais pas te prendre la tête. »

Alors que nous étions justement en train d’exprimer une souffrance légitime.

Pourquoi ?

Parce que le conflit devient inconfortable.

Parce que sentir l’autre contrarié peut être plus difficile que ravaler ce que nous ressentons.

Alors nous faisons marche arrière.

J’ai longtemps eu du mal avec mes propres limites

Dans certaines relations, j’ai énormément donné.

J’ai materné.

J’ai géré.

J’ai voulu être aimée.

Et j’ai parfois accepté ce que je n’aurais pas dû accepter.

Je suis même tombée sur un homme avec lequel beaucoup de mes limites ont sauté.

J’ai accepté de la violence physique, psychologique et verbale.

Lorsque nous avons appris très tôt que nos limites pouvaient être franchies, les reconstruire à l’âge adulte peut demander du temps.

Parce qu’une limite n’est pas seulement savoir dire non.

C’est aussi croire que nous avons le droit de le dire.

Dire non sans ajouter une justification

Essaie.

« Non. »

Et rien d’autre.

Pour certaines personnes, c’est presque impossible.

Alors elles ajoutent immédiatement :

« Parce que tu comprends… »

« J’aurais bien voulu, mais… »

« Je suis vraiment désolée… »

Nous construisons un dossier complet pour prouver que notre refus est légitime.

Comme si notre simple absence d’envie ne suffisait jamais.

Bien sûr, expliquer peut être respectueux.

Mais lorsqu’il faut toujours justifier chacune de nos limites, peut-être que nous cherchons surtout l’autorisation de l’autre pour avoir le droit de les poser.

Le besoin de ne pas déranger peut envahir notre quotidien

Chez le médecin, nous minimisons.

« Ce n’est sûrement rien. »

Au travail, nous n’osons pas poser une question.

Dans notre couple, nous attendons le bon moment pour parler.

Avec nos amis, nous n’appelons pas parce que :

« Ils ont sûrement autre chose à faire. »

Et lorsque nous avons besoin d’aide :

« Je vais me débrouiller. »

Petit à petit, nous pouvons devenir quelqu’un qui est toujours disponible pour les autres, mais qui demande très peu.

Cela peut également apparaître dans notre vie professionnelle

Ne pas oser demander une augmentation.

Ne pas signaler une surcharge.

Accepter un planning qui ne nous convient pas.

Ne pas dire qu’un comportement nous dérange.

Ou, à l’inverse, accumuler tellement que nous finissons par exploser.

J’ai moi-même connu l’instabilité professionnelle et des difficultés avec l’autorité.

Et parfois, lorsque nous ne savons pas poser une limite suffisamment tôt, nous pouvons attendre que la situation soit devenue insupportable.

Puis partir.

Alors qu’entre tout accepter et tout quitter, il existe peut-être un espace :

parler.

Se faire respecter ne signifie pas devenir agressif

C’est une confusion possible lorsque l’on a connu la violence.

On peut croire qu’il existe seulement deux positions.

Subir.

Ou attaquer.

Mais entre les deux, il existe quelque chose d’autre :

s’affirmer.

Dire :

« Je ne suis pas d’accord. »

« Cette manière de me parler ne me convient pas. »

« Je ne peux pas aujourd’hui. »

« Je ne veux pas. »

Sans violence.

Sans humiliation.

Sans avoir besoin de détruire l’autre pour exister soi-même.

Cette difficulté à prendre sa place peut aussi toucher notre relation amoureuse

Nous pouvons attendre que l’autre choisisse.

Le restaurant.

Les vacances.

Les sorties.

Les décisions importantes.

« Comme tu veux. »

Cela paraît généreux.

Mais lorsque nous répondons toujours « comme tu veux », l’autre finit parfois par ne plus savoir ce que nous voulons.

Et peut-être que nous non plus.

Parce qu’à force de nous adapter, nous pouvons perdre le contact avec nos propres envies.

« Qu’est-ce que tu veux, toi ? »

Cette question peut devenir étonnamment difficile.

Je veux quoi ?

Pas ce qui fera plaisir à l’autre.

Pas ce qui évitera une dispute.

Pas ce qui semble raisonnable.

Moi.

Qu’est-ce que je veux ?

Après une enfance passée à s’adapter, retrouver cette réponse peut faire partie d’un véritable chemin de reconstruction.

Le corps aussi peut apprendre à prendre peu de place

Se refermer.

Baisser les épaules.

Éviter certains regards.

Se faire discret.

Je sais combien le regard des hommes a pu être difficile pour moi.

À certains moments, j’aurais aimé être une petite souris et me cacher dans un trou.

Cette image dit beaucoup.

Disparaître.

Ne plus être regardée.

Ne plus être exposée.

Ne plus risquer quelque chose.

Lorsque le corps a été franchi sans notre accord, être visible peut devenir compliqué.

Et pourtant, notre corps est l’endroit que nous habitons toute notre vie

Nous pouvons essayer de le cacher.

Le contrôler.

Le juger.

Nous excuser presque de sa présence.

Mais nous ne pouvons pas vivre sans lui.

C’est aussi pour cela que mon propre chemin m’a progressivement ramenée vers le corps.

Pas pour chercher à effacer ce que j’avais vécu.

Mais pour essayer d’habiter autrement ce qui était à moi.

À CRYSALYA, au Poiré-sur-Vie, je travaille autour de cette relation entre histoire et corps

Je reçois au Poiré-sur-Vie, près de La Roche-sur-Yon, en Vendée.

Mon approche s’adresse notamment aux personnes qui s’interrogent sur ce que leurs blessures d’enfance peuvent encore faire résonner dans leur vie adulte.

Manque de confiance.

Difficulté à poser des limites.

Besoin de plaire.

Peur du rejet.

Difficulté à recevoir.

Tensions corporelles.

Toutes ces manifestations n’ont évidemment pas une cause unique.

Mais notre histoire peut parfois participer à notre manière d’être aujourd’hui.

C’est dans ce sens que je parle de mémoire du corps.

La mémoire du corps n’est pas pour moi une formule magique

Je ne vais pas regarder une tension et t’affirmer :

« Cela vient de telle blessure. »

Je ne peux pas savoir cela à ta place.

Et une douleur ou un symptôme physique peut évidemment avoir une cause médicale qui doit être évaluée par un professionnel de santé.

Lorsque je parle de mémoire du corps, je parle de cette rencontre entre ce que nous avons vécu, ce que nous ressentons aujourd’hui et la manière dont notre corps participe parfois à nos réactions.

Une voix monte.

Le corps se tend.

Quelqu’un nous regarde.

Nous nous refermons.

Nous devons dire non.

Le ventre se serre.

Nous savons mentalement que nous avons le droit de nous affirmer.

Et pourtant, quelque chose résiste.

Puis j’ai rencontré cet homme qui pratiquait une méthode ancestrale de massage

Avant de me la transmettre, il me l’a fait recevoir.

Et cette expérience a participé à mon cheminement.

Pendant ce moment, je n’avais pas à m’excuser.

Pas à être utile.

Pas à m’occuper de quelqu’un.

Je pouvais simplement recevoir.

Sentir.

Respirer.

Laisser mon corps se poser.

Puis cet homme m’a transmis sa méthode.

Et j’y ai associé mon magnétisme.

Massage et magnétisme près de La Roche-sur-Yon

C’est ainsi que s’est progressivement construite CRYSALYA au Poiré-sur-Vie.

Une méthode de massage qui m’a été transmise, associée à mon magnétisme et à mon ressenti, dans une recherche d’harmonie entre le corps et l’esprit.

Je ne propose pas une psychothérapie et je ne prétends pas traiter un traumatisme par le massage.

Mon approche est corporelle et complémentaire.

Mais elle s’appuie aussi sur une expérience que je connais de l’intérieur.

Celle d’une enfant blessée devenue une femme qui a dû progressivement apprendre à retrouver sa place.

Pourquoi venir au Poiré-sur-Vie lorsque l’on habite ailleurs en Vendée ?

Parce qu’une pratique particulière ne se choisit pas toujours uniquement en fonction de la distance.

CRYSALYA est située au Poiré-sur-Vie, à proximité immédiate de La Roche-sur-Yon.

Cette localisation permet de venir facilement depuis l’agglomération yonnaise, mais aussi depuis différentes communes de Vendée.

Certaines personnes recherchant un massage autour de la mémoire du corps en Vendée peuvent venir de Montaigu-Vendée, Challans, Les Herbiers, du secteur du Puy du Fou ou des Sables-d’Olonne.

L’important est que l’approche corresponde à ce que la personne recherche.

Depuis Nantes aussi, certaines personnes peuvent rechercher une approche plus spécifique

Je ne pratique pas à Nantes.

CRYSALYA est bien située au Poiré-sur-Vie, en Vendée.

Mais quelqu’un habitant Nantes, Rezé, Vertou, Bouguenais ou le sud de l’agglomération nantaise peut rechercher une approche corporelle particulière autour des blessures de l’enfance et accepter de se déplacer.

Le Poiré-sur-Vie se trouve sur un territoire accessible depuis l’axe Nantes–La Roche-sur-Yon.

Pour une séance que l’on choisit précisément parce que l’histoire et l’approche de la praticienne nous parlent, une heure de déplacement n’a pas nécessairement le même sens que pour une prestation que l’on pourrait trouver partout.

C’est aussi la raison pour laquelle je raconte mon histoire ici.

Avant de venir, tu dois pouvoir savoir pourquoi je pratique de cette manière.

Mon expérience fait partie de CRYSALYA

Je pourrais simplement présenter des techniques.

Des formations.

Des outils.

Mais ce n’est pas ce qui explique le mieux ma pratique.

Je connais l’abandon.

La maltraitance.

Les violences.

Le manque de confiance.

Les relations toxiques.

Le besoin d’être aimée.

Les difficultés à poser des limites.

Et la reconstruction.

Cela ne signifie pas que ton histoire sera la même que la mienne.

Mais peut-être que certains mots résonneront différemment parce qu’ils viennent de quelqu’un qui ne les a pas seulement étudiés.

Peut-être que toi aussi tu t’excuses trop

Désolé de déranger.

Désolé de demander.

Désolé de dire non.

Désolé de pleurer.

Désolé d’avoir besoin.

Désolé de ne pas être disponible.

Et peut-être que personne ne t’a jamais demandé pourquoi.

Alors observe simplement la prochaine fois que le mot sort.

« De quoi suis-je réellement désolé ? »

Ai-je fait du mal à quelqu’un ?

Ou suis-je simplement en train de prendre ma place ?

Parce que ce sont deux choses très différentes.

Nous avons le droit de nous excuser lorsque nous avons blessé quelqu’un

Savoir reconnaître une erreur est précieux.

Dire pardon peut réparer beaucoup de choses.

Le problème n’est donc pas le mot « désolé ».

Le problème est peut-être de l’utiliser pour demander pardon d’exister.

Nous avons le droit d’avoir des besoins.

Des limites.

Des envies.

Une voix.

Un corps.

Une place.

Sans devenir pour autant égoïstes ou irrespectueux.

Je n’ai plus envie de m’excuser d’être là

L’enfant que j’étais devait s’adapter.

Elle n’avait pas tous les choix.

La femme que je suis aujourd’hui peut apprendre autre chose.

Je peux dire non.

Je peux demander.

Je peux parler.

Je peux ne pas être d’accord.

Je peux prendre soin des autres sans disparaître derrière eux.

Et surtout, je peux comprendre que ma place n’a pas besoin d’être méritée chaque jour.

C’est cette difficulté à prendre sa place que je connais

S’adapter.

Obéir.

Chercher à être aimée.

Accepter trop.

Puis apprendre progressivement à poser des limites et à écouter ses propres besoins.

Je ne connais pas cela uniquement à travers des livres.

Je l’ai vécu.

C’est cette expérience qui nourrit aujourd’hui CRYSALYA au Poiré-sur-Vie, près de La Roche-sur-Yon.

À travers la méthode de massage qui m’a été transmise et mon magnétisme, je propose une approche corporelle autour de la mémoire du corps, particulièrement tournée vers ce que les blessures de l’enfance peuvent encore faire résonner dans notre vie adulte.

Que tu viennes de La Roche-sur-Yon, Montaigu-Vendée, Les Herbiers, du Puy du Fou, Challans, Les Sables-d’Olonne, du secteur de Nantes ou d'une commune proche du Poiré-sur-Vie, l’essentiel est peut-être d’abord de reconnaître quelque chose de toi dans ces mots.

Je ne sais pas quand tu as appris à prendre le moins de place possible.

Je ne sais pas pourquoi tu t’excuses peut-être même lorsque tu n’as rien fait.

Je ne sais pas ce que ton corps porte encore aujourd’hui.

Alors viens, et nous verrons cela ensemble.

Sandy — CRYSALYA
Le massage de libération de la mémoire du corps
Le Poiré-sur-Vie — près de La Roche-sur-Yon — Vendée