Pourquoi ai-je du mal à demander de l’aide ? Quand avoir besoin des autres donne l’impression d’être faible

« Non, c’est bon, je vais me débrouiller. » Combien de fois ai-je pu fonctionner comme cela ? Faire seule. Chercher une solution seule. Porter encore un peu. Et seulement lorsque cela devenait vraiment trop lourd, éventuellement accepter que quelqu’un m’aide. De l’extérieur, cela peut ressembler à de l’indépendance, du caractère, de la débrouillardise. Et parfois, c’est exactement cela. Mais quand demander de l’aide devient presque impossible, même auprès de personnes que l’on aime, il peut être intéressant de regarder plus loin.

Parce que lorsque l’enfant a appris très tôt que les adultes ne seraient pas toujours là pour le protéger, il peut devenir un adulte extrêmement autonome. Pas seulement parce qu’il aime être libre. Parce qu’au fond, compter sur quelqu’un peut encore sembler risqué.

Enfant, j’avais besoin des adultes

Comme tous les enfants.

Un enfant ne peut pas se débrouiller seul.

Il a besoin que quelqu’un le nourrisse.

Le protège.

Le rassure.

Lui donne un endroit où dormir.

Lui explique le monde.

Et surtout, il a besoin de sentir que lorsqu’il appelle, quelqu’un répondra.

Mes premières années ont été très différentes de cette sécurité.

J’ai connu l’abandon.

Pendant les sept premières années de ma vie, j’ai été placée à l’ASE et en famille d’accueil.

Différents lieux.

Différentes personnes.

Différentes règles.

Très tôt, j’ai dû m’adapter.

Puis ma mère m’a récupérée

Mais l’adulte qui aurait dû participer à ma sécurité est devenu une autre source de souffrance.

Mon beau-père était alcoolique.

J’ai connu les violences physiques.

Psychologiques.

Les cris.

Le mépris.

Et les attouchements sexuels.

À cet âge-là, je n’avais ni les mots ni les moyens de comprendre réellement ce qui se passait.

J’aurais eu besoin que quelqu’un voie.

Que quelqu’un intervienne.

Que quelqu’un me protège.

Et pendant longtemps, j’en ai voulu à ma mère de ne pas avoir empêché certaines choses.

Que peut comprendre un enfant lorsqu’il demande intérieurement de l’aide et que rien ne change ?

Il ne construit pas une analyse psychologique.

Il ne connaît pas les difficultés des adultes.

Il ressent.

Et parfois, il peut finir par comprendre quelque chose comme :

« Je dois me débrouiller. »

Ou :

« Personne ne viendra vraiment. »

Ce ne sont pas forcément des phrases conscientes.

Mais elles peuvent devenir une manière de vivre.

Alors l’enfant grandit.

Et tout le monde admire sa force.

« Elle est forte »

Cette phrase peut faire plaisir.

Elle peut aussi cacher beaucoup de choses.

Parce qu’une personne forte est parfois simplement quelqu’un qui n’a pas eu d’autre choix que de continuer.

Elle sait gérer.

Trouver une solution.

S’adapter.

Elle ne veut déranger personne.

Elle répond :

« Ça va. »

Même lorsque ça ne va pas vraiment.

Et lorsque quelqu’un propose de l’aider :

« Non, merci, je vais y arriver. »

Puis elle rentre chez elle épuisée.

Être autonome est une qualité

Je ne veux surtout pas transformer l’indépendance en problème.

Savoir se débrouiller est précieux.

Prendre ses responsabilités aussi.

Je suis partie seule vivre au Canada.

Loin de ma famille.

Loin de mes amis.

Je voulais savoir de quoi j’étais capable par moi-même.

Et cette expérience m’a apporté beaucoup.

Elle m’a montré que je pouvais avancer seule.

Mais il existe une différence entre :

« Je sais faire seule »

et :

« Je dois toujours faire seule. »

La première phrase donne de la liberté.

La seconde peut devenir une prison.

Demander de l’aide signifie accepter d’avoir besoin de quelqu’un

Et cela peut être difficile.

Parce que si j’ai besoin de toi, quelque chose dépend de toi.

Tu peux dire oui.

Mais tu peux aussi dire non.

Tu peux être là.

Ou ne pas être là.

Tu peux tenir ta parole.

Ou me décevoir.

Lorsque nous faisons tout seuls, nous évitons aussi ce risque.

Nous contrôlons davantage la situation.

Et parfois, ce n’est donc pas seulement l’aide que nous refusons.

C’est la possibilité d’être déçus.

Il y a aussi la peur de déranger

« Je ne veux pas l’embêter avec mes problèmes. »

« Elle a déjà suffisamment de choses à gérer. »

« Ce n’est pas si grave. »

« Je vais trouver une solution. »

Nous trouvons de très bonnes raisons.

Et parfois elles sont vraies.

Mais si nous ne demandons jamais rien à personne, peut-être pouvons-nous nous poser une question :

« Pourquoi est-ce que les autres ont le droit d’avoir besoin de moi, mais moi je n’ai pas le droit d’avoir besoin d’eux ? »

Parce que souvent, les personnes qui demandent le moins sont aussi celles qui donnent énormément.

J’ai beaucoup donné dans mes relations

J’ai materné.

Je me suis occupée de la maison.

J’ai donné beaucoup d’amour.

Je pouvais gérer énormément.

Prendre soin de l’autre me venait facilement.

Mais recevoir n’est pas toujours aussi simple.

Parce que recevoir signifie aussi ne plus être celle qui contrôle tout.

Il faut laisser l’autre faire.

Accepter qu’il nous apporte quelque chose.

Et parfois reconnaître :

« Là, je n’y arrive pas seule. »

Cette phrase peut sembler presque insupportable lorsque nous avons construit une partie de notre identité autour de notre force.

Nous pouvons finir par attirer des personnes qui aiment beaucoup recevoir

C’est presque logique.

Si je donne énormément.

Si je prends en charge.

Si je ne demande presque rien.

Une personne qui aime être prise en charge peut très bien trouver sa place auprès de moi.

Au début, cela peut même fonctionner.

J’aime donner.

L’autre aime recevoir.

Mais progressivement, un déséquilibre peut apparaître.

Je donne.

Encore.

Puis je commence à être fatiguée.

Et un jour je pense :

« Pourquoi personne ne s’occupe jamais de moi ? »

Mais ai-je montré que j’en avais besoin ?

Ai-je demandé ?

Ai-je laissé une place pour que quelqu’un prenne soin de moi ?

Les autres ne peuvent pas toujours deviner

C’est une leçon difficile.

Nous aimerions parfois que les personnes qui nous aiment sachent.

Qu’elles voient.

Qu’elles comprennent sans que nous ayons besoin de demander.

Peut-être parce qu’enfant, justement, nous aurions eu besoin qu’un adulte voie sans que nous sachions expliquer.

Mais les relations adultes ne fonctionnent pas toujours ainsi.

L’autre n’est pas dans notre tête.

Il peut nous voir gérer parfaitement et penser sincèrement :

« Elle n’a pas besoin de moi. »

Pendant que nous pensons :

« Il pourrait quand même voir que je suis épuisée. »

Deux personnes peuvent alors s’aimer et pourtant attendre chacune quelque chose que personne n’a réellement exprimé.

Au travail aussi, demander de l’aide peut être difficile

Parce que nous pouvons craindre de paraître incompétents.

Alors nous cherchons seuls.

Nous passons deux heures sur quelque chose qu’un collègue aurait pu nous expliquer en dix minutes.

Nous avons peur de poser une question.

Peur que quelqu’un pense :

« Elle ne sait même pas faire ça ? »

Lorsque l’on manque de confiance en soi, demander de l’aide peut sembler confirmer ce que l’on redoute déjà :

« Je ne suis pas assez capable. »

Alors que dans la réalité, personne ne sait tout.

Être compétent, c’est aussi savoir quand demander

Cette idée paraît évidente.

Pourtant, elle peut être difficile à vivre.

Demander :

« Tu peux m’expliquer ? »

« Tu peux m’aider ? »

« Je n’ai pas compris. »

« Je ne sais pas. »

Ce sont parfois de petites phrases.

Mais elles demandent d’accepter de ne pas maîtriser quelque chose.

Et lorsque nous avons passé une partie de notre vie à essayer de ne jamais être vulnérables, elles peuvent représenter beaucoup.

Puis il y a la parentalité

Lorsque nous devenons parents, la charge peut devenir immense.

Les enfants.

La maison.

Le travail.

Les rendez-vous.

Les courses.

Les problèmes.

Et parfois, nous continuons à tout prendre.

Parce que nous sommes habitués.

Parce que nous voulons bien faire.

Parce que demander à quelqu’un de garder les enfants nous gêne.

Parce que nous pensons devoir être capables.

Mais devenir parent ne transforme pas un être humain en machine.

Nous pouvons avoir besoin d’aide.

Cela ne signifie pas que nous aimons moins nos enfants.

Nos enfants peuvent même apprendre quelque chose en nous voyant demander de l’aide

Imagine un enfant qui entend son parent dire :

« Je n’y arrive pas toute seule aujourd’hui, je vais demander de l’aide. »

Que voit-il ?

Pas nécessairement quelqu’un de faible.

Il peut voir un adulte qui connaît ses limites.

Qui sait qu’il existe des personnes autour de lui.

Qui n’a pas honte d’avoir besoin des autres.

Plus tard, lorsqu’il aura lui-même un problème, peut-être lui sera-t-il plus naturel de dire :

« J’ai besoin d’aide. »

Et cette phrase peut parfois changer énormément de choses dans une vie.

Je sais ce que signifie attendre longtemps avant de demander

Dans ma relation violente, il a fallu un moment.

J’avais déjà accepté beaucoup.

De la violence physique.

Psychologique.

Verbale.

Je m’étais perdue plusieurs fois.

Mais lorsque je suis devenue maman, quelque chose a changé.

Je ne pouvais plus seulement penser à moi.

Alors j’ai fini par demander de l’aide.

Je suis allée au commissariat

J’ai expliqué ce que je vivais.

J’ai pris contact avec SOS Femmes.

Et j’ai obtenu mon appartement.

Regarder cette période aujourd’hui me rappelle quelque chose d’essentiel :

je n’ai pas tout fait seule.

Oui, j’ai pris la décision.

Oui, j’ai trouvé la force d’agir.

Mais à un moment, j’ai aussi accepté que d’autres personnes interviennent.

Des professionnels.

Des structures.

Des personnes capables de m’aider.

Et demander de l’aide ne m’a pas retiré ma force.

Cela m’a permis de l’utiliser autrement.

Il existe des moments où demander de l’aide est essentiel

Lorsqu’il y a de la violence.

Lorsqu’on pense à se faire du mal.

Lorsqu’une addiction prend trop de place.

Lorsqu’une souffrance psychologique devient importante.

Lorsqu’on ne parvient plus à faire face seul.

Dans ces situations, chercher l’aide d’un professionnel, d’un service spécialisé ou des secours peut être nécessaire.

Parce qu’il existe des moments où « je vais me débrouiller » n’est plus une preuve de courage.

Cela peut nous isoler encore davantage.

Je le sais aussi parce que j’ai connu des périodes où je me détruisais.

L’alcool.

Les scarifications.

Des garçons dont je n’avais pas forcément envie.

Je cherchais à faire taire ce qui faisait mal.

La solitude n’est pas toujours être seul physiquement

On peut être entouré.

Avoir une famille.

Des amis.

Des collègues.

Et pourtant porter certaines choses complètement seul.

Parce que personne ne sait.

Nous sourions.

Nous travaillons.

Nous faisons ce qu’il faut.

Et intérieurement, nous nous épuisons.

Parfois, la première aide n’est même pas une solution.

C’est simplement réussir à dire :

« En réalité, ça ne va pas. »

Et laisser quelqu’un entendre cette phrase.

Mais pourquoi le corps se crispe-t-il parfois lorsque quelqu’un veut prendre soin de nous ?

C’est quelque chose qui m’intéresse particulièrement.

Nous voulons de l’aide.

Mais lorsqu’elle arrive, nous avons du mal à lâcher.

« Tu es sûre ? »

« Je ne veux pas te déranger. »

« Laisse, je vais faire. »

Nous reprenons.

Comme si recevoir créait une dette.

Comme s’il fallait rendre immédiatement.

Ou comme si laisser quelqu’un faire signifiait perdre le contrôle.

Notre esprit peut savoir que cette personne est bienveillante.

Mais quelque chose reste en retenue.

C’est dans ce sens que je parle de mémoire du corps

Je ne parle pas d’un souvenir caché quelque part dans un muscle.

Je parle de la manière dont notre histoire peut participer à notre façon de réagir aujourd’hui.

Nous pouvons avoir appris à tenir.

À nous débrouiller.

À ne compter que sur nous.

Puis rencontrer enfin quelqu’un de fiable et avoir malgré tout du mal à relâcher.

La situation a changé.

Mais certaines réactions peuvent mettre davantage de temps à changer.

C’est là que le travail autour du corps a pris une place particulière dans mon parcours.

Puis j’ai rencontré un homme qui pratiquait une méthode ancestrale de massage

Avant de me transmettre sa méthode, il me l’a fait recevoir.

Et il y avait quelque chose de nouveau dans cette expérience.

Je n’avais rien à donner.

Rien à gérer.

Rien à résoudre.

Quelqu’un prenait soin de moi.

Je pouvais simplement recevoir.

Pour certaines personnes, cela paraît complètement banal.

Pour moi, cela avait un sens particulier.

Parce que recevoir signifie aussi accepter, pendant un moment, de ne pas être celle qui porte tout.

Je pouvais laisser mon corps se poser

Sentir.

Respirer.

Relâcher progressivement certaines tensions.

Ne pas réfléchir à ce que je devais faire pour l’autre.

Cette expérience n’a pas effacé mon passé.

Elle ne m’a pas transformée du jour au lendemain en quelqu’un qui demande facilement de l’aide pour tout.

Mais elle a participé à quelque chose de plus large :

apprendre que recevoir n’est pas forcément dépendre.

Que laisser quelqu’un prendre soin de moi ne m’enlève rien.

Puis cet homme m’a transmis sa méthode.

J’y ai associé mon magnétisme

C’est ainsi que s’est construite progressivement l’approche que je propose aujourd’hui avec CRYSALYA.

La méthode de massage qui m’a été transmise.

Mon magnétisme.

Mon ressenti.

Et cette recherche d’une harmonie entre le corps et l’esprit.

Il y a quelque chose que j’aime particulièrement dans ce moment :

la personne n’a rien à faire pour moi.

Elle n’a pas besoin de prendre soin de moi en retour.

Elle peut simplement recevoir.

Et parfois, accepter cela constitue déjà une expérience différente de ce que l’on vit habituellement.

CRYSALYA ne remplace évidemment pas l’aide dont une personne peut avoir besoin

Une séance de massage ne remplace pas une psychothérapie.

Elle ne remplace pas un médecin.

Elle ne remplace pas les services spécialisés lorsqu’il existe des violences.

Et elle ne remplace jamais une prise en charge adaptée lorsqu’une personne est en danger ou pense à se faire du mal.

Mon approche est corporelle et complémentaire.

Je tiens à cette distinction.

Parce que demander de l’aide signifie aussi savoir vers qui se tourner selon ce que nous vivons.

Aujourd’hui, je ne veux plus confondre force et solitude

Je peux être forte et demander.

Je peux être autonome et avoir besoin de quelqu’un.

Je peux savoir me débrouiller et accepter qu’une autre personne m’aide.

Je peux prendre soin des autres et parfois être celle dont on prend soin.

L’un n’annule pas l’autre.

Au contraire.

Peut-être que la véritable autonomie n’est pas de ne jamais avoir besoin de personne.

C’est aussi savoir que l’on peut être seule sans être obligée de tout porter seule.

Peut-être que toi aussi tu réponds toujours : « Ça va »

Même lorsque tu es épuisé.

Tu aides tout le monde.

Mais tu demandes rarement.

Tu préfères te débrouiller.

Tu ne veux pas déranger.

Tu as peur qu’on te dise non.

Ou peut-être ne sais-tu même pas comment demander.

Alors essaie simplement de regarder ce qui se passe en toi lorsque tu imagines dire à quelqu’un :

« J’ai besoin de toi. »

Est-ce inconfortable ?

Est-ce que tu te sens faible ?

Dépendant ?

Coupable ?

As-tu immédiatement envie d’ajouter :

« Mais ce n’est pas grave si tu ne peux pas » ?

Peut-être y a-t-il quelque chose à regarder là.

L’enfant que j’étais aurait dû pouvoir compter sur les adultes

Elle n’aurait pas dû avoir à comprendre seule.

Elle n’aurait pas dû avoir à se demander si elle méritait ce qu’elle vivait.

Elle aurait dû être protégée.

Je ne peux pas changer cela.

Mais la femme que je suis aujourd’hui peut apprendre autre chose.

Toutes les personnes ne partent pas.

Toutes ne trahissent pas.

Toutes ne profitent pas de notre vulnérabilité.

Et lorsque quelqu’un me tend réellement la main, je peux essayer de ne pas répondre automatiquement :

« Non merci, je vais me débrouiller. »

C’est cette difficulté à demander que je connais

Tenir.

Faire seule.

Donner beaucoup.

Ne pas vouloir déranger.

Puis comprendre progressivement que recevoir ne signifie pas être faible.

Je ne connais pas cela uniquement à travers des livres.

Je l’ai vécu.

C’est pour cela que CRYSALYA s’oriente vers les blessures de l’enfance et ce qu’elles peuvent encore faire résonner dans toutes les dimensions de notre vie adulte : nos relations, notre travail, notre parentalité, notre rapport aux autres et notre capacité à recevoir.

À travers la méthode de massage qui m’a été transmise et mon magnétisme, je propose une approche corporelle autour de cette recherche d’harmonie entre le corps et l’esprit.

Je reçois au Poiré-sur-Vie, près de La Roche-sur-Yon, en Vendée. Des personnes peuvent également venir de Montaigu-Vendée, du secteur du Puy du Fou, des Sables-d’Olonne, des communes environnantes ou choisir de se déplacer depuis Nantes lorsqu’elles se reconnaissent dans cette approche.

Je ne sais pas quand tu as appris à tout porter seul.

Je ne sais pas pourquoi demander est peut-être devenu si difficile.

Je ne sais pas ce que ton corps porte encore aujourd’hui.

Alors viens, et nous verrons cela ensemble.

Sandy — CRYSALYA
Le massage de libération de la mémoire du corps
Le Poiré-sur-Vie — près de La Roche-sur-Yon — Vendée