Pourquoi ai-je toujours peur de manquer ? Quand l’insécurité de l’enfance nous suit jusque dans notre rapport à l’argent

Pendant longtemps, j’ai cherché la sécurité. Dans mes relations, dans mon travail, dans mes choix de vie. Et l’argent fait forcément partie de cette sécurité. Pourtant, notre rapport à l’argent n’est pas toujours une simple question de chiffres. On peut gagner suffisamment et avoir constamment peur de manquer. Économiser sans réussir à profiter. Vérifier son compte plusieurs fois. Avoir du mal à dépenser pour soi. Ou, à l’inverse, dépenser rapidement comme si l’argent devait disparaître de toute façon.

Derrière deux comportements complètement opposés peut parfois se cacher une même sensation : ne jamais être vraiment en sécurité. Et lorsque l’on a grandi sans savoir si ce qui nous entoure sera encore là demain, cette peur peut dépasser largement la question de l’argent.

Enfant, je ne cherchais pas l’argent, je cherchais la sécurité

Mes premières années ont été marquées par l’abandon.

Pendant les sept premières années de ma vie, j’ai connu l’ASE, les familles d’accueil, différents lieux, différentes personnes et différentes règles.

Je ne savais pas encore ce qu’était un compte bancaire.

Je ne pensais évidemment pas à mon avenir financier.

Mais je connaissais déjà quelque chose de beaucoup plus profond :

la sensation que ce qui est là aujourd’hui peut ne plus être là demain.

Un lieu.

Des personnes.

Des repères.

Une famille.

Lorsque l’on est enfant, notre sécurité dépend entièrement des adultes.

Et lorsque cette sécurité est fragile, nous pouvons grandir avec un besoin immense de construire quelque chose de stable.

Puis ma mère m’a récupérée

Mais là encore, la sécurité n’a pas réellement été celle que j’espérais.

Mon beau-père était alcoolique.

J’ai connu les violences physiques.

Psychologiques.

Les cris.

Le mépris.

Et les attouchements sexuels.

Alors la maison elle-même ne représentait pas forcément cet endroit où je pouvais simplement me sentir protégée.

J’ai grandi.

Mais ce besoin de sécurité, lui, est resté.

Et plus tard, je l’ai cherché de différentes manières.

Dans mes relations, je cherchais beaucoup la stabilité

J’ai eu plusieurs relations sérieuses qui ont duré plusieurs années alors même que je n’étais pas forcément épanouie.

Pourquoi rester ?

Il n’y avait évidemment pas une seule raison.

Mais je sais aujourd’hui que je cherchais beaucoup la stabilité.

Avoir quelqu’un.

Un foyer.

Une vie construite.

Quelque chose qui tient.

Même lorsque je ne m’écoutais pas réellement.

Quand on a connu l’instabilité, quelque chose de stable peut sembler précieux, même si cette stabilité ne nous rend pas heureux.

Parce qu’au moins, elle est là.

L’argent peut devenir une autre manière de chercher cette sécurité

Avoir de l’argent de côté.

Savoir que le loyer sera payé.

Pouvoir faire face à une panne de voiture.

Ne dépendre de personne.

Tout cela est parfaitement normal.

L’argent apporte réellement une forme de sécurité matérielle.

Le problème n’est pas de vouloir cette sécurité.

La question apparaît lorsque, quel que soit le montant disponible, la sensation de sécurité n’arrive jamais.

Il en faut encore.

Puis encore.

Parce que le chiffre augmente, mais la peur reste la même.

Certaines personnes gardent tout

Elles ont du mal à dépenser.

Même lorsqu’elles peuvent se le permettre.

Acheter quelque chose pour elles provoque presque une culpabilité.

Elles réfléchissent longtemps.

Calculent.

Reviennent sur leur décision.

« Est-ce que j’en ai vraiment besoin ? »

Cette question est raisonnable.

Mais parfois, derrière elle, il y en a une autre :

« Et si j’ai besoin de cet argent plus tard ? »

Puis plus tard arrive.

Et la même peur est encore là.

Alors on continue à garder.

Non plus seulement par prudence.

Mais parce que l’argent devient une protection contre un futur que l’on imagine toujours susceptible de s’écrouler.

D’autres font exactement l’inverse

L’argent arrive.

Et il repart.

Se faire plaisir.

Acheter.

Offrir.

Sortir.

Profiter maintenant.

Parce que demain est abstrait.

Là encore, je ne veux pas réduire tous les comportements financiers à l’enfance.

Nos revenus, notre éducation financière, notre situation sociale et énormément d’autres facteurs jouent évidemment un rôle.

Mais parfois, dépenser peut aussi apporter quelque chose émotionnellement.

Un plaisir.

Une récompense.

Une sensation de liberté.

Ou simplement un moment pendant lequel on ne pense plus à ce qui manque.

Acheter peut parfois remplir autre chose qu'un panier

Nous connaissons presque tous cette sensation.

Une mauvaise journée.

Puis une envie d’acheter quelque chose.

Pas forcément quelque chose d’important.

Un vêtement.

Un objet.

Une commande sur Internet.

Pendant un instant, il y a l’attente.

L’excitation.

Le colis.

La nouveauté.

Puis quelques jours plus tard, l’objet est simplement là.

Et parfois, l’envie revient.

Ce n’est pas nécessairement problématique.

Mais lorsque l’achat devient régulièrement une manière de calmer une émotion, il peut être intéressant de regarder ce que nous cherchons réellement à acheter.

Parce que certaines choses n’existent dans aucun magasin.

L’argent peut également devenir une preuve de valeur

« Si je gagne bien ma vie, c’est que j’ai réussi. »

« Si j’ai une belle maison, c’est que je m’en suis sortie. »

« Si je peux offrir cela à mes enfants, c’est que je suis une bonne mère. »

Je comprends cette logique.

Lorsque l’on vient d’une histoire difficile, construire une vie matériellement confortable peut représenter énormément.

Et il y a de quoi être fier du chemin parcouru.

Mais notre valeur ne devrait pas dépendre uniquement de ce que nous possédons ou gagnons.

Sinon, chaque difficulté financière risque de devenir beaucoup plus qu’un problème d’argent.

Elle devient une remise en question de nous-mêmes.

Notre rapport à l’argent peut aussi apparaître dans le couple

Qui paie ?

Qui gagne le plus ?

Qui dépense ?

Qui décide ?

Qui contrôle les comptes ?

Qui doit demander ?

L’argent peut devenir un sujet très émotionnel.

Parce qu’il touche à l’autonomie.

Au pouvoir.

À la dépendance.

À la confiance.

Et lorsque l’on a déjà connu une forte dépendance aux autres dans son enfance, ne pas avoir sa propre sécurité financière peut parfois devenir particulièrement difficile.

Pouvoir partir si nous le voulons change beaucoup de choses.

Je l’ai compris dans ma propre vie.

Lorsque j’ai dû partir, avoir un appartement représentait bien plus qu’un logement

Je pensais avoir trouvé l’homme de ma vie.

Puis j’ai de nouveau connu une relation dans laquelle il y avait de la violence physique, psychologique et verbale.

Mais cette fois, j’étais maman.

Je devais protéger mes enfants.

Alors je suis allée au commissariat.

J’ai expliqué ce que je vivais.

J’ai pris contact avec SOS Femmes.

Et j’ai obtenu mon appartement.

Cet appartement n’était pas simplement quatre murs.

Il représentait une possibilité.

Un endroit à moi.

Un endroit où partir.

Une sécurité.

Quand on a vécu cela, on comprend très concrètement pourquoi l’autonomie matérielle peut avoir une valeur immense.

L’argent peut nous donner des choix

C’est une réalité.

Pouvoir quitter un logement.

Changer de travail.

Faire réparer une voiture.

Se soigner.

Partir d’une relation.

Nourrir ses enfants.

L’argent ne fait pas tout.

Mais prétendre qu’il n’a aucune importance serait faux.

La difficulté commence peut-être lorsque nous lui demandons autre chose que ce qu’il peut réellement nous donner.

L’argent peut payer un toit.

Il ne peut pas garantir que personne ne nous abandonnera.

Il peut constituer une épargne.

Il ne peut pas nous assurer que rien de difficile n’arrivera jamais.

Il peut nous donner davantage de choix.

Il ne peut pas réparer à lui seul une ancienne sensation d’insécurité.

La peur de manquer peut aussi nous pousser à accepter trop de choses au travail

Rester dans un emploi qui nous détruit.

Accepter des horaires qui nous épuisent.

Ne jamais dire non.

Parce qu’il y a le salaire.

Le crédit.

Les factures.

Et parfois une peur qui dépasse la situation réelle :

« Si je perds ce travail, tout va s’écrouler. »

Cette peur peut être parfaitement justifiée lorsque la situation financière est réellement fragile.

Mais parfois, même lorsque nous avons des solutions, nous ressentons la même panique.

C’est là qu’il devient intéressant de distinguer le danger réel de la peur anticipée.

À l’inverse, mon instabilité professionnelle pouvait fragiliser cette sécurité que je recherchais

C’est l’un des paradoxes de mon histoire.

Je cherchais la stabilité.

Mais lorsqu’un conflit apparaissait au travail, je pouvais changer rapidement.

J’avais du mal avec l’autorité.

Alors je pouvais moi-même quitter ce qui m’apportait une sécurité matérielle.

Nous ne sommes pas toujours cohérents.

Nous pouvons vouloir profondément quelque chose et avoir des comportements qui nous en éloignent.

C’est aussi pour cela qu’il est parfois utile de regarder au-delà de ce que nous pensons vouloir.

Nous pouvons également transmettre notre peur de manquer à nos enfants

« Fais attention à l’argent. »

« Ça coûte cher. »

« On ne peut pas tout acheter. »

Ce sont des phrases parfaitement normales.

Un enfant doit aussi apprendre la valeur des choses.

Mais il peut y avoir une différence entre lui apprendre à gérer l’argent et lui transmettre notre propre angoisse.

Si chaque dépense provoque de la peur.

Si nous parlons constamment de catastrophe financière.

Si l’argent devient une source permanente de tension à la maison.

L’enfant peut intégrer que la sécurité est toujours fragile.

Même lorsque, objectivement, ses besoins sont couverts.

Et parfois, nous faisons l’inverse

Parce que nous avons manqué, nous voulons que nos enfants ne manquent jamais de rien.

Alors nous donnons.

Nous achetons.

Nous offrons.

Nous avons peut-être du mal à dire non.

Parce que voir notre enfant frustré touche quelque chose en nous.

« Moi, je n’ai pas eu cela. Alors lui l’aura. »

Je comprends profondément cette envie.

Mais donner à nos enfants ce que nous n’avons pas eu ne signifie pas nécessairement leur donner tout ce qu’ils demandent.

La sécurité qu’un enfant recherche n’est pas seulement matérielle.

Il cherche aussi une présence.

Des limites.

De l’amour.

Une stabilité émotionnelle.

Nous pouvons avoir tout ce qu’il faut et continuer à nous sentir en insécurité

C’est probablement le point le plus important.

Une maison.

Un travail.

Un peu d’épargne.

Une famille.

Et pourtant, intérieurement :

« Et si tout disparaissait ? »

Alors nous anticipons.

Nous calculons.

Nous imaginons le pire.

Notre esprit essaie de nous rassurer avec des chiffres.

Mais parfois, ce n’est pas réellement un chiffre que nous cherchons.

C’est une sensation.

La sensation :

« Je suis en sécurité maintenant. »

Et cette sensation ne se commande pas toujours.

Le corps participe aussi à notre rapport à la sécurité

Il suffit parfois d’une facture inattendue.

D’un problème avec la voiture.

D’un courrier administratif.

Et immédiatement :

le ventre se serre.

La respiration change.

La tension monte.

Nous commençons à calculer.

Parfois avant même de savoir exactement ce que la situation implique.

Bien sûr, une difficulté financière réelle provoque naturellement du stress.

Mais certaines personnes remarquent que leur réaction est extrêmement forte, même lorsque la situation reste gérable.

Comme si une petite incertitude actuelle réveillait quelque chose de beaucoup plus grand.

C’est dans ce sens que je parle de mémoire du corps

Je ne prétends pas que la peur de manquer serait stockée dans une partie particulière du corps.

Lorsque je parle de mémoire du corps, je parle de ces réactions qui peuvent apparaître très rapidement.

Le corps se tend.

L’alerte arrive.

Puis nous réfléchissons.

Notre histoire peut participer à la manière dont nous ressentons certaines situations aujourd’hui.

Et parfois, notre esprit sait parfaitement :

« Ça va aller. »

Mais le corps ne semble pas encore l’avoir entendu.

J’ai longtemps cherché la sécurité à l’extérieur

Dans mes relations.

Dans la stabilité.

Dans les autres.

Dans de nouveaux départs.

Et parfois dans le contrôle.

Ce n’est pas anormal.

Nous avons tous besoin d’un minimum de sécurité extérieure.

Mais aucune situation extérieure ne peut garantir que la vie ne changera jamais.

Alors il faut peut-être aussi construire quelque chose d’autre.

Cette sensation que, même si la vie bouge, nous pouvons nous adapter.

Pas comme l’enfant qui subissait.

Comme l’adulte qui possède aujourd’hui des choix.

Puis j’ai rencontré cet homme

Il pratiquait une méthode ancestrale de massage.

Avant de me la transmettre, il me l’a fait recevoir.

Et cette expérience m’a permis de rencontrer la sécurité autrement.

Pas à travers un compte.

Pas à travers une relation.

Pas à travers un endroit.

Pendant ce moment, je pouvais simplement être là.

Recevoir.

Respirer.

Sentir.

Laisser mon corps se poser.

Ne rien avoir à anticiper.

Ne rien avoir à gagner.

Ne rien avoir à prouver.

Puis cet homme m’a transmis sa méthode.

J’y ai associé mon magnétisme

C’est ainsi que s’est construite progressivement l’approche que je propose aujourd’hui avec CRYSALYA.

La méthode de massage qui m’a été transmise.

Mon magnétisme.

Mon ressenti.

Et cette recherche d’une harmonie entre le corps et l’esprit.

Je ne prétends évidemment pas qu’un massage puisse régler des difficultés financières ou modifier notre manière de gérer un budget.

Ce serait absurde.

Mais lorsque notre rapport à la sécurité s’accompagne de tensions, d’une difficulté à lâcher ou de cette sensation d’être constamment en alerte, l’approche corporelle peut offrir un espace complémentaire.

Un temps pour recevoir.

Pour se poser.

Pour écouter autrement ce qui se passe en soi.

Aujourd’hui, je sais que la sécurité ne signifie pas tout contrôler

Je peux prévoir.

Économiser.

Être responsable.

Construire.

Tout cela est important.

Mais je ne pourrai jamais garantir que rien ne changera.

Personne ne le peut.

La sécurité que je cherche aujourd’hui est donc aussi différente.

C’est pouvoir me dire :

« Si quelque chose change, je pourrai regarder ce qui est là et agir. »

Je ne suis plus l’enfant qui dépend entièrement des décisions des adultes.

J’ai des choix.

Je peux demander de l’aide.

Je peux travailler.

Je peux partir.

Je peux recommencer.

Cette sécurité-là ne se trouve pas uniquement sur un relevé bancaire.

Peut-être que toi aussi tu as toujours peur de manquer

Même lorsque tout va plutôt bien.

Tu regardes souvent ton compte.

Tu as du mal à dépenser pour toi.

Tu gardes « au cas où ».

Ou peut-être fais-tu exactement l’inverse.

L’argent te brûle les doigts.

Tu dépenses rapidement.

Tu te fais plaisir pour te sentir mieux.

Tu offres énormément aux autres.

Je ne sais pas pourquoi.

Et il serait faux de prétendre qu’une seule explication existe.

Mais tu peux peut-être te poser une question :

« Lorsque je pense à l’argent, qu’est-ce que je cherche réellement : de l’argent ou la sensation d’être en sécurité ? »

La réponse peut être très différente.

L’enfant que j’étais ne savait pas ce qui durerait

Les lieux changeaient.

Les personnes changeaient.

Puis même la maison n’était pas forcément un lieu de sécurité.

Je comprends donc cette partie de moi qui a voulu trouver quelque chose de stable.

Je ne veux pas la juger.

Elle cherchait simplement ce qui lui avait tellement manqué.

Mais aujourd’hui, je peux lui rappeler quelque chose :

je ne suis plus entièrement dépendante de quelqu’un d’autre pour ma sécurité.

Je suis adulte.

Et je peux construire sans passer ma vie à attendre que tout s’écroule.

C’est cette recherche de sécurité que je connais

Avoir peur de perdre.

Chercher la stabilité.

Vouloir construire quelque chose qui dure.

Et comprendre progressivement que certaines insécurités extérieures peuvent aussi rencontrer des blessures beaucoup plus anciennes.

Je ne connais pas cela seulement à travers des livres.

Je l’ai vécu.

C’est pour cela que CRYSALYA s’oriente vers les blessures de l’enfance et ce qu’elles peuvent encore faire résonner dans toutes les dimensions de notre vie adulte : notre couple, notre travail, nos enfants, notre rapport à l’argent et notre besoin de sécurité.

À travers la méthode de massage qui m’a été transmise et mon magnétisme, je propose une approche corporelle autour de cette recherche d’harmonie entre le corps et l’esprit.

Je reçois au Poiré-sur-Vie, près de La Roche-sur-Yon, en Vendée. Des personnes peuvent également venir de Montaigu-Vendée, du secteur du Puy du Fou, des Sables-d’Olonne, des communes environnantes ou choisir de se déplacer depuis Nantes lorsqu’elles se reconnaissent dans cette approche.

Je ne sais pas ce que tu as connu du manque.

Je ne sais pas ce que représente réellement l’argent pour toi.

Je ne sais pas ce que ton corps porte encore aujourd’hui.

Alors viens, et nous verrons cela ensemble.

Sandy — CRYSALYA
Le massage de libération de la mémoire du corps
Le Poiré-sur-Vie — près de La Roche-sur-Yon — Vendée