Pourquoi je me sens responsable du bonheur des autres ? Quand l’enfant apprend à s’oublier

Pendant longtemps, j’ai beaucoup donné aux autres. Dans mes relations, je pouvais materner l’homme avec qui j’étais, gérer la maison, essayer de maintenir l’équilibre et donner énormément d’amour. Cela peut sembler être simplement de la générosité. Mais il existe une différence entre aimer prendre soin des autres et se sentir responsable de leur bien-être.

Lorsque leur humeur change notre propre état, lorsque nous culpabilisons de dire non, lorsque nous faisons passer leurs besoins avant les nôtres ou lorsque nous nous épuisons à essayer de rendre tout le monde heureux, peut-être faut-il regarder ce que nous avons appris beaucoup plus tôt. Parce que certains enfants deviennent très attentifs aux émotions des adultes qui les entourent. Et parfois, devenus grands, ils continuent.

Quand on est enfant, l’ambiance de la maison compte énormément

Un enfant dépend des adultes.

Il ne peut pas simplement prendre ses affaires et partir lorsque l’atmosphère devient difficile.

Alors il observe.

Mes premières années ont été marquées par l’abandon et les placements à l’ASE et en famille d’accueil.

Il fallait m’adapter à des lieux différents.

À des personnes différentes.

À des règles différentes.

Puis ma mère m’a récupérée.

Et j’ai vécu avec mon beau-père alcoolique.

Il y avait les violences physiques.

Les cris.

Le mépris.

La violence psychologique.

Et les attouchements sexuels.

Dans cet environnement, l’état de l’adulte avait forcément de l’importance.

Certains enfants apprennent à sentir l’autre avant de se sentir eux-mêmes

Comment est-il aujourd’hui ?

Est-il énervé ?

Est-ce que quelque chose va se passer ?

Est-ce le bon moment pour parler ?

Nous pouvons apprendre très tôt à regarder les visages, les voix, les attitudes.

Ce n’est pas forcément quelque chose que nous décidons.

Nous nous adaptons.

Et lorsque cette attention aux autres devient familière, elle peut nous suivre longtemps.

Plus tard, nous entrons dans une pièce et nous sentons immédiatement que quelqu’un ne va pas bien.

Nous demandons :

« Qu’est-ce qu’il y a ? »

La personne répond :

« Rien. »

Mais nous ne pouvons pas en rester là.

Parce que si quelque chose ne va pas chez elle, quelque chose commence aussi à ne plus aller chez nous.

« Est-ce que j’ai fait quelque chose ? »

Cette question peut arriver très vite.

Une personne est silencieuse.

Notre conjoint semble distant.

Un collègue répond plus froidement.

Un ami n’envoie pas son message habituel.

Et immédiatement, nous cherchons en nous.

Qu’est-ce que j’ai dit ?

Qu’est-ce que j’ai fait ?

Est-ce qu’il m’en veut ?

Alors que parfois, la personne est simplement fatiguée.

Préoccupée.

Ou vit quelque chose qui n’a absolument rien à voir avec nous.

Mais lorsqu’on a appris à surveiller l’ambiance, le changement chez l’autre peut devenir difficile à ignorer.

À l’âge adulte, j’ai beaucoup materné

Dans mes relations sérieuses, j’ai souvent cherché la stabilité.

Je donnais beaucoup.

Je gérais énormément à la maison.

Et j’avais tendance à materner l’homme avec qui j’étais.

Pendant longtemps, cela pouvait simplement me sembler être ma manière d’aimer.

Prendre soin.

Être présente.

Faire plaisir.

Mais à force de regarder les besoins de l’autre, une question finit par disparaître :

« Et moi, de quoi ai-je besoin ? »

S’occuper des autres peut devenir une manière de ne pas s’occuper de soi

Ce n’est pas toujours conscient.

Il est parfois beaucoup plus facile de résoudre le problème de quelqu’un d’autre que de regarder le sien.

L’autre va mal ?

Je l’aide.

Il a besoin de quelque chose ?

Je suis là.

Il traverse une difficulté ?

Je cherche une solution.

Pendant ce temps, je peux repousser ce qui se passe en moi.

Et surtout, je garde une place très claire dans la relation :

je suis celle dont on a besoin.

Être nécessaire peut rassurer lorsqu’on a connu l’abandon

Cette idée a du sens pour moi.

Si tu as besoin de moi, peut-être que tu ne partiras pas.

Si je t’apporte énormément, peut-être que j’aurai une place importante.

Si je prends soin de toi, peut-être que tu m’aimeras.

Je ne me formulais évidemment pas ces phrases à chaque relation.

Mais lorsqu’on regarde certains comportements avec du recul, on peut découvrir ce genre de mécanisme.

J’avais tellement désiré être aimée pour qui j’étais.

Et pourtant, je pouvais passer énormément de temps à essayer de mériter cet amour par ce que je donnais.

Alors dire non devient difficile

Parce qu’un non peut décevoir.

L’autre peut être contrarié.

Et lorsque nous sommes très sensibles à son état émotionnel, nous pouvons préférer accepter.

« Oui, je vais le faire. »

« Oui, je peux venir. »

« Oui, ce n’est pas grave. »

Alors que quelque chose en nous pense :

« Je n’en ai pas envie. »

Chaque oui pris séparément paraît insignifiant.

Mais après des années, nous pouvons finir par ne plus savoir exactement où se trouvent nos propres limites.

Nous pouvons devenir très doués pour savoir ce que veulent les autres

Mais beaucoup moins pour répondre à une question toute simple :

« Toi, qu’est-ce que tu veux ? »

Et parfois, nous ne savons pas.

Parce que nous avons tellement fonctionné à partir de l’extérieur que nos propres besoins sont devenus moins familiers.

Que veut mon conjoint ?

Que veulent mes enfants ?

Que veut mon responsable ?

Que veut ma famille ?

Puis seulement, s’il reste de la place :

qu’est-ce que je veux, moi ?

Cela peut aussi apparaître avec nos enfants

Lorsque l’on a soi-même connu une enfance difficile, on peut vouloir que ses enfants soient heureux.

C’est naturel.

Je voulais protéger les miens.

Je voulais leur montrer un amour sain.

Je ne voulais pas reproduire mon histoire.

Mais il existe une différence entre accompagner le bonheur de son enfant et se sentir responsable de chacune de ses émotions.

Un enfant sera triste parfois.

Déçu.

En colère.

Frustré.

Et cela ne signifie pas automatiquement que nous avons échoué comme parent.

Nous ne pouvons pas rendre nos enfants heureux en permanence

Et peut-être que nous ne devons même pas essayer.

Parce qu’un enfant a aussi besoin d’apprendre qu’une déception se traverse.

Qu’un non n’est pas la fin du monde.

Que la tristesse passe.

Que la frustration fait partie de la vie.

Si son mal-être devient immédiatement insupportable pour nous, nous risquons parfois de vouloir faire disparaître son émotion davantage pour nous soulager nous-mêmes que parce qu’elle est dangereuse pour lui.

Là encore, notre histoire peut se glisser dans notre manière d’être parent.

Nous pouvons même culpabiliser lorsque nos enfants nous reprochent quelque chose

« Tu n’es jamais là. »

« Les autres parents acceptent. »

« Tu ne comprends rien. »

Un enfant ou un adolescent peut dire des choses très fortes lorsqu’il est contrarié.

Et si nous portons déjà la peur de ne pas être assez bien, ces phrases peuvent toucher directement notre blessure.

Alors nous cédons.

Pas forcément parce que nous pensons que c’est juste.

Mais parce que nous ne supportons pas l’idée que notre enfant puisse momentanément être mécontent de nous.

Pourtant, être aimé par son enfant et être toujours approuvé par lui sont deux choses différentes.

Au travail aussi, vouloir satisfaire tout le monde peut coûter cher

Accepter encore une tâche.

Rendre service à un collègue alors que nous sommes déjà débordés.

Ne pas oser refuser un changement d’horaire.

Vouloir que le responsable soit satisfait.

Faire davantage pour être reconnue.

Ce fonctionnement peut donner l’image d’une personne extrêmement investie.

Et elle l’est réellement.

Mais intérieurement, elle peut s’épuiser.

Puis un jour, elle craque.

Ou elle quitte son travail.

Et les autres ne comprennent pas.

« Pourtant, elle ne disait jamais rien. »

Justement.

CRYSALYA reçoit au Poiré-sur-Vie, au cœur de cette réalité très quotidienne

Les blessures de l’enfance ne se manifestent pas uniquement lorsque nous parlons de notre passé.

Elles peuvent apparaître dans notre couple le soir.

Avec nos enfants le matin.

Dans une réunion professionnelle.

Dans notre incapacité à dire non.

Dans cette sensation de devoir constamment nous occuper de quelqu’un.

C’est autour de ces liens entre blessures de l’enfance, vie adulte et mémoire du corps que j’ai choisi d’orienter ma pratique de massage au Poiré-sur-Vie, près de La Roche-sur-Yon, en Vendée.

Parce que ce que nous avons vécu peut parfois continuer à influencer des domaines qui semblent n’avoir aucun rapport avec notre enfance.

Certaines personnes viennent chercher une approche différente près de La Roche-sur-Yon

Le Poiré-sur-Vie se trouve à proximité de La Roche-sur-Yon, ce qui permet de venir facilement depuis l’agglomération yonnaise et les communes voisines.

Mais une pratique très spécifique ne se recherche pas toujours à quelques kilomètres de chez soi.

Lorsque quelqu’un se reconnaît profondément dans une approche, il peut aussi choisir de venir de Montaigu-Vendée, des Herbiers, du secteur du Puy du Fou, de Challans ou d'autres communes vendéennes.

Et c’est aussi pour cela que j’écris ces articles.

Avant de prendre rendez-vous, je veux que tu puisses comprendre qui je suis, ce que j’ai vécu et pourquoi j’ai choisi de travailler autour des blessures de l’enfant qui continuent parfois à agir dans la vie adulte.

Être très empathique ne signifie pas devoir absorber les émotions des autres

Nous pouvons comprendre quelqu’un sans devoir réparer ce qu’il ressent.

Nous pouvons écouter sans trouver une solution.

Nous pouvons aimer quelqu’un qui est triste sans avoir à faire disparaître sa tristesse.

Nous pouvons même accepter qu’une personne soit contrariée contre nous.

Cette distinction a été importante pour moi.

Parce qu’il existe une différence entre :

« Je vois que tu ne vas pas bien »

et :

« Il faut absolument que tu ailles mieux pour que moi aussi je puisse aller bien. »

Dans la deuxième situation, nos émotions commencent à dépendre de celles de l’autre.

Et le corps peut immédiatement participer

Quelqu’un que nous aimons est contrarié.

Nous le sentons.

Le ventre se serre.

Nous devenons agités.

Nous avons besoin de parler.

De savoir.

De résoudre.

Tant que la situation n’est pas réglée, nous pouvons avoir du mal à nous poser.

Notre tête cherche une solution.

Mais notre corps est lui aussi mobilisé.

C’est dans ce sens que je parle de mémoire du corps.

Le corps ne raconte pas forcément notre histoire avec des mots

Je ne prétends pas qu’une blessure précise serait enfermée dans un muscle.

Je parle plutôt de ces réactions corporelles qui peuvent accompagner certains fonctionnements appris au fil de notre histoire.

Être attentive aux autres.

Se tendre lorsque l’ambiance change.

Avoir du mal à relâcher tant que quelqu’un autour de nous ne va pas bien.

Notre esprit peut savoir :

« Son émotion lui appartient. »

Et pourtant notre corps peut continuer à réagir.

C’est cette recherche d’harmonie entre ce que nous comprenons et ce que nous ressentons qui est au cœur de mon approche.

C’est aussi ce qui différencie mon massage au Poiré-sur-Vie

Je ne propose pas simplement un massage destiné à détendre des muscles pendant une heure.

Ma pratique s’est construite autour de mon histoire et d’une méthode qui m’a été transmise.

J’ai rencontré un homme qui pratiquait une méthode ancestrale de massage.

Avant de me l’enseigner, il me l’a fait recevoir.

J’ai alors découvert ce que cela pouvait représenter de ne plus avoir à m’occuper de quelqu’un.

De simplement recevoir.

Sentir.

Respirer.

Laisser mon corps se poser.

Puis il m’a transmis sa méthode.

Et j’y ai associé mon magnétisme.

Massage, magnétisme et mémoire du corps en Vendée

C’est aujourd’hui l'approche que je propose avec CRYSALYA au Poiré-sur-Vie.

Une méthode de massage qui m’a été transmise.

Mon magnétisme.

Mon ressenti.

Et un travail corporel orienté vers cette recherche de relâchement et d’harmonie entre le corps et l’esprit.

Je ne cherche pas à imposer une interprétation de ton histoire.

Je ne peux pas savoir à ta place pourquoi tu fonctionnes d’une certaine manière.

Et mon massage ne remplace évidemment pas une psychothérapie ou un suivi médical lorsqu’ils sont nécessaires.

Mon approche est corporelle et complémentaire.

Mais elle vient aussi de quelque chose que je connais profondément pour l’avoir vécu.

Une approche qui peut justifier de faire davantage de route

Si tu recherches simplement le massage le plus proche de chez toi, il existe évidemment de nombreux praticiens.

Mais peut-être cherches-tu autre chose.

Une personne dont la pratique s’est construite autour d’une expérience réelle des blessures de l’enfance.

Quelqu’un qui connaît de l’intérieur l’abandon, la maltraitance, les relations toxiques, le manque de confiance et la reconstruction.

C’est pour cette raison que certaines personnes peuvent choisir de se déplacer davantage pour venir jusqu’au Poiré-sur-Vie.

Depuis La Roche-sur-Yon, bien sûr.

Mais également depuis Montaigu-Vendée, Les Herbiers et le secteur du Puy du Fou, Les Sables-d’Olonne, ou plus largement la Vendée.

Et pour une personne qui se reconnaît réellement dans cette approche, venir depuis le sud de Nantes ou l’agglomération nantaise peut aussi représenter un déplacement envisageable.

CRYSALYA n’est pas située à Nantes.

Je reçois bien au Poiré-sur-Vie, en Vendée.

Mais lorsque nous cherchons une pratique particulière, nous ne raisonnons pas toujours uniquement en kilomètres.

Peut-être que toi aussi tu portes les émotions de tout le monde

Tu entres dans une pièce et tu sens immédiatement lorsque quelqu’un ne va pas bien.

Tu demandes souvent :

« Tu es sûr que ça va ? »

Tu culpabilises lorsque tu dis non.

Tu veux que tes enfants soient heureux tout le temps.

Tu fais énormément pour ton conjoint.

Tu acceptes trop au travail.

Et lorsque quelqu’un est contrarié contre toi, tu n’arrives plus vraiment à être tranquille.

Peut-être es-tu simplement très attentive aux autres.

Mais peut-être peux-tu aussi te poser cette question :

« Pourquoi ai-je besoin que les autres aillent bien pour m’autoriser moi-même à aller bien ? »

Je peux aimer sans porter

C’est probablement l’une des choses que j’ai dû apprendre.

Je peux écouter quelqu’un sans résoudre sa vie.

Je peux aimer mes enfants sans leur éviter chaque émotion difficile.

Je peux soutenir mon conjoint sans devenir responsable de son bonheur.

Je peux être généreuse sans toujours m’oublier.

Et surtout, je peux laisser quelqu’un être momentanément déçu par moi sans que cela signifie que je ne mérite plus son amour.

Cela paraît simple.

Mais lorsque nous avons passé une partie de notre vie à chercher notre place dans le regard des autres, cela peut représenter un changement immense.

C’est cette manière de s’oublier que je connais

Donner.

Materner.

Prendre soin.

Chercher à être aimée.

Faire passer l’autre avant soi.

Puis apprendre progressivement que l’amour ne devrait pas demander de disparaître.

Je ne connais pas cela uniquement à travers des livres.

Je l’ai vécu.

C’est cette expérience qui nourrit aujourd’hui l’approche de CRYSALYA au Poiré-sur-Vie, près de La Roche-sur-Yon.

Une pratique centrée sur le massage de libération de la mémoire du corps, associée à mon magnétisme, et particulièrement orientée vers ce que les blessures vécues dans l’enfance peuvent encore faire résonner dans notre vie adulte.

Que tu viennes de La Roche-sur-Yon, de Montaigu-Vendée, du Puy du Fou et des Herbiers, des Sables-d’Olonne, du secteur de Nantes ou simplement d’un village voisin du Poiré-sur-Vie, ce qui compte d’abord est peut-être que quelque chose de ton histoire se soit reconnu dans ces mots.

Je ne sais pas quand tu as appris à t’occuper de tout le monde.

Je ne sais pas quand tu as commencé à croire que leur bonheur dépendait de toi.

Je ne sais pas ce que ton corps porte encore aujourd’hui.

Alors viens, et nous verrons cela ensemble.

Sandy — CRYSALYA
Le massage de libération de la mémoire du corps
Le Poiré-sur-Vie — La Roche-sur-Yon — Vendée