J’ai longtemps été instable professionnellement. Je pouvais commencer un travail avec l’envie que cette fois ce soit différent, puis quelque chose finissait par se casser. Une remarque, une tension, une autorité que je supportais mal, le sentiment de ne pas être reconnue ou simplement cette envie de partir et de recommencer ailleurs. Alors je changeais. Pendant longtemps, j’ai pu penser que je n’avais simplement pas trouvé ma place professionnelle.
Mais lorsque les mêmes difficultés apparaissent dans plusieurs entreprises, avec des responsables différents et dans des contextes différents, une question finit par se poser : et si je n’arrivais pas seule au travail ? Et si l’enfant que j’avais été franchissait elle aussi la porte de l’entreprise chaque matin ?
Le travail semble pourtant n’avoir aucun rapport avec notre enfance
Nous sommes adultes.
Nous avons un contrat.
Un salaire.
Des collègues.
Un responsable.
Des horaires.
Des tâches à effectuer.
Notre enfance paraît bien loin de tout cela.
Et pourtant, nous n’arrivons pas au travail en laissant notre histoire dans la voiture.
Nous arrivons avec notre manière de réagir à l’autorité.
Notre confiance en nous.
Notre rapport à l’erreur.
Notre besoin de reconnaissance.
Notre peur d’être jugé.
Notre capacité à dire non.
Notre manière de vivre une critique.
Notre besoin d’être apprécié.
Et parfois notre peur de ne pas être à la hauteur.
Le travail devient alors l’un des nombreux endroits où ce que nous portons peut se manifester.
Enfant, l’autorité n’a pas toujours représenté la sécurité pour moi
Mes premières années ont été marquées par l’abandon et les placements.
Pendant sept ans, j’ai connu l’ASE, les familles d’accueil, différents lieux et différentes règles.
Il fallait s’adapter aux adultes.
Puis ma mère m’a récupérée.
Et j’ai vécu avec un beau-père alcoolique.
J’ai connu la violence physique.
Psychologique.
Les cris.
Le mépris.
Les paroles blessantes.
Et les attouchements sexuels.
Les adultes qui avaient du pouvoir sur ma vie n’ont donc pas toujours représenté quelque chose de rassurant.
Certains m’ont protégée.
D’autres auraient dû le faire et ne l’ont pas fait.
Et l’un d’eux a utilisé sa position d’adulte pour franchir des limites qu’il n’aurait jamais dû franchir.
Puis je suis devenue adulte
Et soudain, l’autorité avait changé de visage.
Ce n’était plus un parent.
C’était un responsable.
Un patron.
Un supérieur hiérarchique.
Évidemment, je savais parfaitement qu’un responsable professionnel n’était pas mon beau-père.
Mais savoir quelque chose ne signifie pas toujours que nous vivons toutes les situations de manière totalement neutre.
J’avais beaucoup de mal avec l’autorité dans le travail.
Je pouvais être rebelle.
Sur la défensive.
Et lorsqu’un conflit apparaissait, je pouvais rapidement changer de travail.
Une remarque professionnelle peut parfois toucher beaucoup plus loin que le travail
« Ce n’est pas ce que je t’avais demandé. »
« Il faut recommencer. »
« Tu as fait une erreur. »
Objectivement, ce sont parfois simplement des phrases professionnelles.
Un responsable doit aussi pouvoir dire lorsqu’un travail n’est pas correctement réalisé.
Mais nous ne recevons pas tous ces phrases de la même manière.
Une personne entend :
« Il faut corriger ce dossier. »
Une autre peut ressentir :
« Je ne suis pas assez bien. »
Ce n’est plus le travail qui est remis en question.
C’est elle.
Et lorsque l’on a grandi avec une faible estime de soi, la frontière entre les deux peut devenir très fine.
J’ai longtemps eu ce complexe d’infériorité
Je doutais de moi.
Je manquais de confiance.
Et lorsque l’on doute déjà de sa valeur, le monde professionnel peut devenir un endroit où l’on cherche énormément à la prouver.
Faire bien.
Être reconnue.
Montrer que l’on est capable.
Et paradoxalement, plus nous avons besoin de cette reconnaissance, plus une critique peut devenir difficile.
Parce qu’elle semble confirmer précisément ce que nous craignons déjà :
« Tu vois, tu n’es pas assez bien. »
Alors on se défend.
On se ferme.
On se met en colère.
Ou on part.
Partir permet de retrouver momentanément une page blanche
Je connais très bien cette sensation.
Un nouveau travail.
De nouveaux collègues.
Un nouveau responsable.
Personne ne nous connaît.
Personne ne connaît nos erreurs précédentes.
Tout peut recommencer.
Et pendant quelque temps, cela peut réellement faire du bien.
Mais si la difficulté ne venait pas uniquement de l’ancien travail, quelque chose finit parfois par revenir.
Une nouvelle remarque.
Une nouvelle frustration.
Un nouveau sentiment d’injustice.
Et à nouveau cette envie :
« J’en ai marre. Je pars. »
Bien sûr, changer de travail n’est pas forcément fuir
Il faut être prudent avec cela.
Il existe des entreprises toxiques.
Des responsables irrespectueux.
Du harcèlement.
Des conditions de travail mauvaises.
Des emplois qui ne correspondent simplement pas à nos besoins.
Quitter peut alors être une excellente décision.
Je ne veux surtout pas transformer toute instabilité professionnelle en blessure d’enfance.
Parfois, nous changeons simplement parce que nous voulons évoluer.
Mais lorsqu’un même scénario se répète dans plusieurs endroits différents, il peut devenir intéressant de regarder ce qui reste identique.
Et parfois, ce qui reste identique, c’est nous.
J’ai dû regarder ma propre part sans porter celle des autres
C’est une nuance importante.
Regarder mon fonctionnement ne signifie pas me rendre responsable de tout.
Si un supérieur me manque de respect, son comportement lui appartient.
Si une entreprise fonctionne mal, je n’en suis pas responsable.
Si quelqu’un me harcèle, ce n’est pas ma blessure d’enfance qui crée son comportement.
Mais je peux regarder ce qui m’appartient.
Pourquoi certaines remarques me touchent-elles autant ?
Pourquoi l’autorité me dérange-t-elle ?
Pourquoi ai-je parfois besoin de partir très vite ?
Pourquoi une critique de mon travail peut-elle devenir une critique de ma personne ?
Cette partie-là, je peux la regarder.
Le travail peut aussi devenir l’endroit où l’on cherche enfin la reconnaissance que l’on n’a pas reçue
Être félicitée.
Être indispensable.
Être celle sur qui on peut compter.
Entendre :
« Heureusement que tu es là. »
Cela fait du bien à tout le monde.
Mais parfois, nous en avons tellement besoin que nous commençons à donner beaucoup trop.
Accepter des tâches supplémentaires.
Rester plus longtemps.
Dire oui.
Toujours rendre service.
Ne pas montrer que nous sommes fatigués.
Et progressivement, notre valeur professionnelle se mélange à notre valeur personnelle.
Je ne fais plus seulement bien mon travail.
J’ai besoin de bien travailler pour me sentir valable.
Alors l’échec devient difficile à supporter
Parce qu’il ne signifie plus :
« J’ai raté quelque chose. »
Il devient :
« Je suis nulle. »
Une erreur ponctuelle devient une identité.
Et ce mécanisme ne commence pas forcément au travail.
Lorsque l’enfant a entendu des paroles qui l’ont diminué, lorsqu’il s’est senti rejeté ou lorsqu’il a dû constamment chercher sa place, l’adulte peut parfois continuer à chercher des preuves qu’il mérite enfin cette place.
Le travail peut en fournir énormément.
Un poste.
Un salaire.
Une promotion.
Des félicitations.
Mais aucune reconnaissance professionnelle ne peut garantir définitivement notre valeur intérieure.
Parce qu’il faudra toujours la prochaine preuve.
À l’inverse, certains peuvent se saboter professionnellement
Parfois, nous voulons réussir.
Mais lorsque quelque chose commence réellement à fonctionner, nous faisons presque l’inverse de ce qu’il faudrait.
Nous procrastinons.
Nous abandonnons.
Nous créons un conflit.
Nous changeons encore.
Nous nous convainquons que ce travail n’est finalement pas pour nous.
Pourquoi ?
Je ne peux pas donner une réponse universelle.
Mais lorsque nous avons grandi avec l’idée que le bonheur était pour les autres, réussir peut parfois devenir étrange.
Presque inconfortable.
Comme si nous entrions dans une vie à laquelle nous ne pensions pas avoir droit.
Je connais cette sensation de croire que le bonheur est pour les autres
Je reproduisais inconsciemment certains schémas.
Dans mes relations notamment.
J’étais attirée par des personnes qui n’étaient pas toujours bonnes pour moi.
Comme si quelque part je n’avais pas réellement droit à autre chose.
Et lorsque cette croyance existe, pourquoi s’arrêterait-elle mystérieusement devant la porte du travail ?
Nous sommes la même personne.
Dans notre couple.
Avec nos enfants.
Avec nos amis.
Et au travail.
Les situations changent.
Mais certaines croyances sur nous-mêmes peuvent traverser tous ces espaces.
« Je ne suis pas capable »
Cette phrase peut empêcher énormément de choses.
Ne pas postuler.
Ne pas demander une augmentation.
Refuser une responsabilité avant même d’avoir essayé.
Rester dans un poste qui ne nous convient plus parce que nous avons peur de ne rien trouver d’autre.
Ou, au contraire, changer constamment avant d’avoir le temps de construire quelque chose.
Le manque de confiance ne produit pas un seul comportement.
Deux personnes qui doutent d’elles-mêmes peuvent agir de manière complètement opposée.
L’une reste vingt ans dans un travail qu’elle déteste.
L’autre en change tous les six mois.
Mais derrière ces comportements différents, il peut parfois exister la même question :
« Est-ce que je suis vraiment capable ? »
Il y a aussi notre rapport à l’autorité
C’est un sujet important pour moi.
Pendant longtemps, recevoir une consigne pouvait parfois être difficile selon la manière dont elle était formulée.
Je pouvais avoir cette partie rebelle.
Cette envie de ne pas me laisser faire.
Et elle avait probablement eu une utilité dans ma vie.
Lorsque nos limites ont été franchies, retrouver la capacité de dire non est essentiel.
Mais si chaque demande est ressentie comme une tentative de domination, travailler avec d’autres devient compliqué.
Un responsable n’est pas automatiquement quelqu’un qui cherche à nous écraser.
Parfois, il organise simplement le travail.
J’ai dû apprendre à distinguer l’autorité légitime de l’abus de pouvoir.
Ce n’est pas la même chose.
Notre corps peut lui aussi réagir au travail
Le dimanche soir.
Rien ne s’est encore passé.
Et pourtant, le ventre se serre déjà.
Nous pensons au lundi.
À cette réunion.
À ce responsable.
À cette tâche.
Nous pouvons ressentir la fatigue avant même d’être arrivés.
Ou nous rentrons le soir avec les épaules complètement tendues.
La mâchoire serrée.
La tête qui continue à travailler.
Le corps n’attend pas que nous soyons assis tranquillement chez nous pour participer à notre expérience professionnelle.
Il vit la journée avec nous.
Parfois, nous quittons le travail mais le travail ne nous quitte pas
Nous sommes à la maison.
Mais nous repensons à cette remarque.
À ce que nous aurions dû répondre.
À ce dossier.
À demain.
Nous rejouons la conversation.
Encore.
Puis encore.
Notre corps est rentré à la maison.
Mais intérieurement, quelque chose est encore au bureau.
Et lorsque cela se répète chaque jour, il devient difficile de véritablement se poser.
C’est aussi là que je parle de mémoire du corps
Je ne prétends pas qu’une difficulté professionnelle serait stockée quelque part dans le corps.
Ce serait beaucoup trop simple.
Lorsque je parle de mémoire du corps, je parle de la manière dont notre histoire et nos expériences peuvent participer à certaines réactions corporelles et émotionnelles.
Une remarque peut déclencher une tension.
Une autorité peut provoquer une défense immédiate.
Une situation professionnelle peut réveiller une sensation d’infériorité.
Et parfois, notre esprit sait parfaitement que nous sommes adultes, compétents et capables.
Mais quelque chose en nous continue à réagir autrement.
C’est cet écart qui m’intéresse.
J’ai longtemps essayé de changer l’extérieur
Changer de travail.
Changer d’endroit.
Recommencer.
Cela m’a parfois réellement aidée.
Mais il a fallu un moment pour comprendre que je pouvais aussi regarder ce qui voyageait avec moi d’un travail à l’autre.
Je ne pouvais pas contrôler tous mes responsables.
Tous mes collègues.
Toutes les entreprises.
Mais je pouvais progressivement apprendre à mieux me connaître.
Comprendre mes réactions.
Mes limites.
Mes besoins.
Et surtout, arrêter de demander au travail de me donner toute la valeur que je n’arrivais pas encore à me donner moi-même.
Puis j’ai rencontré cet homme
Il pratiquait une méthode ancestrale de massage.
Avant de me l’enseigner, il me l’a fait recevoir.
Et pour quelqu’un qui avait passé énormément de temps à faire, gérer, s’adapter et chercher sa place, cette expérience était différente.
Je n’avais rien à prouver.
Aucun résultat à obtenir.
Aucune performance.
Aucune remarque à craindre.
Je pouvais simplement recevoir.
Sentir.
Respirer.
Laisser le corps se poser.
Cette expérience a participé à mon propre cheminement.
Puis cet homme m’a transmis sa méthode.
J’y ai associé mon magnétisme
C’est ainsi que s’est construite progressivement mon approche avec CRYSALYA.
La méthode de massage qui m’a été transmise.
Mon magnétisme.
Mon ressenti.
Et cette recherche d’une harmonie entre le corps et l’esprit.
Parce que nous pouvons comprendre énormément de choses mentalement et pourtant continuer à sentir certaines tensions.
Le massage offre un temps où le corps n’a rien à produire.
Il peut simplement recevoir.
Je ne prétends évidemment pas qu’un massage puisse résoudre une situation professionnelle, traiter un burn-out ou remplacer un accompagnement psychologique ou médical lorsqu’il est nécessaire.
CRYSALYA est une approche corporelle complémentaire.
Aujourd’hui, je regarde le travail différemment
Un travail est important.
Il peut nous épanouir.
Nous donner une place dans la société.
Nous permettre de créer.
De rencontrer des personnes.
De gagner notre vie.
Mais il ne peut pas décider à lui seul de notre valeur.
Un responsable peut apprécier mon travail sans que cela fasse de moi quelqu’un de supérieur.
Il peut le critiquer sans que cela fasse de moi quelqu’un d’inférieur.
Je peux réussir.
Échouer.
Apprendre.
Changer.
Et surtout, je peux essayer de distinguer une situation professionnelle actuelle de toutes les anciennes histoires qu’elle peut parfois réveiller en moi.
Peut-être que toi aussi tu changes souvent de travail
Ou peut-être que tu voudrais partir mais que tu n’oses jamais.
Peut-être que tu supportes difficilement l’autorité.
Que chaque remarque te touche énormément.
Que tu as constamment besoin de reconnaissance.
Que tu travailles beaucoup trop pour prouver ta valeur.
Que tu as peur de ne pas être à la hauteur.
Ou que tu quittes régulièrement un poste en pensant :
« Cette fois, ailleurs, ce sera différent. »
Peut-être que ce sera effectivement différent.
Mais si le même scénario revient encore et encore, une question peut être intéressante :
« Qu’est-ce qui appartient réellement à mon travail, et qu’est-ce que j’amène avec moi lorsque j’y entre ? »
Nos blessures ne connaissent pas nos horaires de travail
Elles ne restent pas chez nous entre 8 heures et 18 heures.
Elles peuvent apparaître dans notre couple.
Dans notre relation avec nos enfants.
Dans nos amitiés.
Dans notre rapport à l’argent.
Dans notre sexualité.
Dans notre manière de prendre soin de notre corps.
Et aussi dans notre vie professionnelle.
C’est précisément pour cela que regarder uniquement un domaine de notre vie ne suffit pas toujours à comprendre ce qui se répète.
Parfois, la même blessure change simplement de vêtements selon l’endroit où elle apparaît.
C’est cette instabilité que je connais
Changer.
Recommencer.
Avoir du mal avec l’autorité.
Douter de moi.
Chercher ma place.
Je ne connais pas cela uniquement à travers des livres.
Je l’ai vécu.
C’est pour cela que CRYSALYA s’oriente vers les blessures de l’enfance et ce qu’elles peuvent encore faire résonner dans toutes les dimensions de notre vie adulte.
À travers la méthode de massage qui m’a été transmise et mon magnétisme, je propose une approche corporelle autour de cette recherche d’harmonie entre le corps et l’esprit.
Je reçois au Poiré-sur-Vie, près de La Roche-sur-Yon, en Vendée. Des personnes peuvent également venir de Montaigu-Vendée, du secteur du Puy du Fou, des Sables-d’Olonne, des communes environnantes ou choisir de se déplacer depuis Nantes lorsqu’elles se reconnaissent dans cette approche.
Je ne sais pas ce que tu vis dans ton travail.
Je ne sais pas pourquoi tu n’arrives peut-être jamais vraiment à trouver ta place.
Je ne sais pas ce que ton corps porte encore aujourd’hui.
Alors viens, et nous verrons cela ensemble.
Sandy — CRYSALYA
Le massage de libération de la mémoire du corps
Le Poiré-sur-Vie — près de La Roche-sur-Yon — Vendée