Pourquoi suis-je toujours sur mes gardes ? Quand l’enfance nous apprend à rester en alerte

Je peux être dans un endroit calme et pourtant ne pas me sentir complètement détendue. Observer une personne, son visage, sa manière de parler, sentir immédiatement lorsqu’une ambiance change, me préparer presque automatiquement à ce qui pourrait arriver. Pendant longtemps, je pensais simplement que j’étais comme ça : méfiante, sur la défensive, parfois même trop réactive.

Mais lorsque j’ai commencé à regarder mon histoire, une autre question est apparue : et si cette vigilance avait d’abord été une manière de me protéger ?

J’ai appris très tôt à observer

Lorsque l’on grandit dans un environnement sécurisant, on peut être enfant sans avoir constamment à surveiller ce qui se passe autour de soi.

Moi, j’ai connu autre chose.

Durant les premières années de ma vie, j’ai été placée à l’ASE et en famille d’accueil. J’ai connu des lieux différents, des personnes différentes, des règles différentes.

Il fallait s’adapter.

Puis ma mère m’a récupérée et j’ai vécu avec mon beau-père alcoolique.

Avec lui, il y avait les violences.

Les cris.

Les paroles blessantes.

Le mépris.

La violence psychologique.

Et les attouchements sexuels.

Alors, sans même m’en rendre compte, j’ai appris à regarder.

Dans quel état est-il ?

Comment parle-t-il ?

Est-ce que quelque chose va arriver ?

Est-ce que je dois me taire ?

Est-ce que je peux rester là ?

Lorsqu’on est enfant, on ne se dit pas : « Je développe une stratégie pour essayer d’anticiper le danger. »

On vit.

On ressent.

Et on fait ce que l’on peut avec ce que l’on a.

Être sur ses gardes peut avoir été utile

Aujourd’hui, nous pouvons regarder certains comportements et vouloir immédiatement nous en débarrasser.

Mais parfois, avant de combattre une réaction, il peut être intéressant de comprendre à quoi elle a servi.

Dans un environnement imprévisible, observer peut être utile.

Reconnaître une colère avant qu’elle éclate peut permettre de s’éloigner.

Sentir un changement de ton peut permettre de se taire.

Faire attention aux gestes de quelqu’un peut permettre d’anticiper ce qui va suivre.

Le problème n’est donc pas forcément que notre corps et notre esprit aient appris à être vigilants.

À un moment de notre vie, cette vigilance a peut-être eu une fonction.

Le problème peut apparaître lorsque le danger n’est plus là, mais que nous continuons à vivre comme s’il pouvait revenir à chaque instant.

Puis l’enfant grandit, mais l’alerte peut rester

Je suis devenue adulte.

Je n’habitais plus dans la même maison.

Je n’étais plus cette enfant sans pouvoir.

Pourtant, j’étais souvent sur la défensive.

Je pouvais réagir fortement à certaines situations.

Le conflit était difficile pour moi.

Dans ma vie professionnelle, lorsqu’un conflit apparaissait, j’avais tendance à changer rapidement de travail.

J’ai beaucoup déménagé également.

Je cherchais souvent un nouveau départ.

Un changement.

Comme si ailleurs pouvait enfin se trouver quelque chose de différent.

Je ne fais pas aujourd’hui de chaque décision de ma vie une conséquence de mon enfance.

Ce serait trop simple.

J’ai aussi fait des choix parce que j’en avais envie.

Parce que je suis comme je suis.

Parce que la vie change.

Mais lorsque certains fonctionnements reviennent encore et encore, je trouve intéressant de ne pas simplement se dire :

« Je suis comme ça. »

Peut-être pouvons-nous demander :

« Depuis quand suis-je comme ça ? »

Quand un changement de ton suffit

Il n’est pas toujours nécessaire qu’une personne crie pour que quelque chose se passe en nous.

Parfois, c’est presque rien.

Une voix qui change.

Un visage qui se ferme.

Un silence inhabituel.

Une porte que l’on ferme plus fortement.

Un mouvement brusque.

Et nous le remarquons immédiatement.

Quelqu’un d’autre dans la pièce n’a peut-être même rien vu.

Mais nous, oui.

Cela ne signifie pas forcément que nous avons vécu un traumatisme.

Certaines personnes sont simplement très attentives aux autres.

Mais lorsque l’on a grandi dans un environnement où l’humeur d’un adulte pouvait annoncer ce qui allait suivre, cette attention peut prendre une autre dimension.

Parce qu’autrefois, remarquer rapidement ces petits changements pouvait avoir de l’importance.

« Pourquoi tu te braques tout de suite ? »

Cette phrase, beaucoup de personnes sur la défensive l’ont probablement déjà entendue.

Parfois, nous réagissons avant même d’avoir réellement compris ce qui se passe.

Nous interprétons une remarque comme une attaque.

Nous nous justifions.

Nous nous fermons.

Nous répondons fortement.

Ou au contraire, nous nous taisons complètement.

Puis, une fois la situation passée, nous pouvons nous demander :

Pourquoi ai-je réagi comme ça ?

La réponse n’est pas toujours dans l’enfance.

Mais parfois, la situation présente a simplement touché quelque chose que nous connaissions déjà.

Le corps réagit.

L’émotion arrive.

Et la réflexion vient après.

C’est précisément ce décalage qui m’intéresse aujourd’hui.

Je pouvais être rebelle et avoir peur en même temps

On imagine parfois qu’une personne blessée est forcément fragile, silencieuse ou effacée.

Ce n’était pas toujours mon cas.

J’ai aussi été rebelle.

J’en voulais à la terre entière.

J’avais du mal avec l’autorité, notamment dans le travail.

J’étais sur la défensive.

Cela peut sembler contradictoire avec l’enfant qui avait appris à obéir.

Mais nous ne sommes pas faits d’une seule réaction.

On peut avoir appris à se soumettre dans certaines situations et devenir très combatif dans d’autres.

On peut avoir peur d’un conflit et pourtant le provoquer parfois.

On peut vouloir être aimé tout en repoussant les autres.

Avec le recul, je ne vois plus forcément ces contradictions comme la preuve que quelque chose ne tournait pas rond chez moi.

J’y vois aussi une femme qui essayait de trouver sa manière d’exister après avoir passé une partie de son enfance à devoir s’adapter.

Être toujours prêt à se défendre fatigue

Lorsque l’on vit constamment sur ses gardes, on peut finir par ne même plus s’en rendre compte.

C’est devenu notre normalité.

On analyse.

On anticipe.

On imagine les réactions.

On se prépare.

Et cela peut être épuisant.

Parce que se détendre réellement demande une chose essentielle :

se sentir suffisamment en sécurité pour arrêter de surveiller.

Or, si une partie de nous a appris que la sécurité pouvait disparaître très vite, lâcher cette vigilance peut être difficile.

Même dans une relation saine.

Même dans une maison calme.

Même lorsque personne ne nous menace.

La tête peut savoir que tout va bien.

Et pourtant, quelque chose reste attentif.

Est-ce cela, l’hypervigilance ?

Le terme hypervigilance est utilisé notamment dans le domaine du traumatisme pour décrire un état d’alerte accrue face à de possibles menaces.

Elle peut faire partie des symptômes rencontrés dans certains troubles liés au traumatisme, notamment le trouble de stress post-traumatique.

Mais je veux être prudente avec ce mot.

Parce qu’un article sur Internet ne permet pas de poser un diagnostic.

Être attentif, anxieux, méfiant ou facilement sur la défensive ne signifie pas automatiquement souffrir d’un trouble de stress post-traumatique.

Et avoir vécu une enfance difficile ne permet pas non plus de conclure que toutes nos réactions actuelles viennent de là.

Si j’utilise ce mot, c’est parce qu’il permet de comprendre quelque chose qui a du sens dans mon propre parcours :

un organisme peut apprendre à rester particulièrement attentif lorsqu’il a été confronté à des situations menaçantes.

Le danger peut être terminé sans que l’on se sente immédiatement en sécurité

C’est une distinction qui a changé ma manière de regarder certaines de mes réactions.

Il y a le danger réel.

Et il y a le sentiment de danger.

Les deux ne coïncident pas toujours parfaitement.

Une personne peut réellement être en danger et ne pas encore le comprendre.

Mais l’inverse existe aussi.

Nous pouvons être objectivement en sécurité et pourtant ressentir une inquiétude très forte.

Cela ne signifie pas que nous inventons.

La sensation est réelle.

Simplement, ce que nous ressentons à cet instant n’est pas toujours une photographie exacte de ce qui se passe autour de nous.

Dans mon parcours, apprendre à distinguer les deux a été important.

Est-ce que quelque chose me menace réellement maintenant ?

Ou est-ce que cette situation ressemble, d’une manière ou d’une autre, à quelque chose que j’ai déjà connu ?

Les relations amoureuses peuvent réveiller cette vigilance

Parce qu’aimer quelqu’un, c’est aussi devenir vulnérable.

La personne compte.

Son regard compte.

Sa présence compte.

Et lorsqu’on a connu l’abandon, la violence ou l’imprévisibilité, certains changements peuvent prendre une importance énorme.

Pourquoi est-il plus distant ?

Pourquoi son ton a changé ?

Est-ce qu’il m’en veut ?

Est-ce qu’il va partir ?

Est-ce qu’il me cache quelque chose ?

Chez moi, cela pouvait se mélanger avec la peur de l’abandon, la jalousie et le besoin d’être rassurée.

Alors je pouvais surveiller la relation au lieu de simplement la vivre.

Chercher ce qui n’allait pas avant même que quelque chose aille réellement mal.

Parce qu’anticiper donne parfois l’impression que nous souffrirons moins si quelque chose arrive.

Mais anticiper n’empêche pas toujours de souffrir

C’est même parfois l’inverse.

À force de vouloir détecter le problème avant qu’il arrive, on peut commencer à vivre un problème qui n’existe pas encore.

On imagine.

On analyse un silence.

On interprète une expression.

On prépare une réponse.

On ressent déjà la peur.

Et parfois, il ne se passe finalement rien.

Mais notre corps, lui, a déjà traversé toute l’alerte.

C’est là que j’ai commencé à comprendre que me dire simplement :

« Arrête de t’inquiéter »

ne servait pas à grand-chose.

Si cela avait été aussi simple, je l’aurais fait depuis longtemps.

Il fallait peut-être regarder autrement ce qui se passait.

Quand le corps réagit avant les mots

C’est ici que mon expérience du corps prend tout son sens.

Une réaction ne commence pas toujours par une pensée claire.

Parfois, nous sentons d’abord.

Le ventre se serre.

La respiration change.

Les épaules se contractent.

Le corps se prépare.

Puis seulement arrive la pensée :

« Quelque chose ne va pas. »

C’est aussi pour cela que je parle aujourd’hui de mémoire du corps dans ma pratique.

Je ne veux pas dire qu’un souvenir serait enfermé dans une épaule ou qu’une émotion précise pourrait être retrouvée en massant un endroit particulier.

Ce serait aller beaucoup trop loin.

Je parle de quelque chose de plus simple et que j’ai moi-même ressenti :

notre histoire peut influencer notre manière de réagir, et certaines réactions corporelles peuvent arriver avant que nous ayons eu le temps de les comprendre.

J’ai longtemps essayé de tout comprendre avec ma tête

Pourquoi je réagis comme ça ?

Pourquoi j’ai peur ?

Pourquoi je suis jalouse ?

Pourquoi je me défends ?

Pourquoi je pars ?

Pourquoi je reste ?

J’ai passé beaucoup de temps à me remettre en question.

Et cela m’a aidée.

Comprendre son histoire peut changer énormément de choses.

Mais j’ai également découvert que comprendre intellectuellement ne faisait pas disparaître automatiquement toutes mes réactions.

Je pouvais savoir qu’une situation était différente.

Et pourtant ressentir encore une tension.

Je pouvais savoir qu’une personne n’était pas mon beau-père.

Et pourtant être sensible à certaines attitudes.

Je pouvais savoir que j’étais adulte.

Et pourtant retrouver parfois une réaction qui semblait beaucoup plus ancienne.

C’est cette différence entre comprendre et ressentir qui a progressivement ouvert une autre porte dans mon chemin.

La rencontre avec cet homme m’a fait découvrir une autre approche

J’ai rencontré un homme qui pratiquait une méthode ancestrale de massage.

Avant de me la transmettre, il me l’a fait recevoir.

Je n’avais plus besoin de parler constamment.

De chercher une explication.

De reconstruire chaque morceau de mon histoire.

Je pouvais simplement m’allonger.

Recevoir.

Sentir.

Et laisser mon corps relâcher ce qu’il pouvait relâcher à cet instant.

Cette expérience n’a pas effacé mon passé.

Elle ne m’a pas transformée en une autre personne du jour au lendemain.

Mais elle a eu une place importante dans mon propre cheminement.

Parce qu’elle m’a permis de ne plus considérer uniquement mon esprit lorsque je regardais mon histoire.

J’avais aussi un corps.

Et ce corps avait traversé toute cette histoire avec moi.

C’est cette méthode que j’ai ensuite reçue en transmission

L’homme que j’avais rencontré m’a enseigné sa manière de travailler.

Et progressivement, cette pratique a rencontré quelque chose que je portais déjà : mon magnétisme.

Aujourd’hui, j’associe les deux.

Le massage.

Le toucher.

Mon ressenti.

Le magnétisme.

Avec une intention centrale : rechercher une forme d’harmonie entre le corps et l’esprit.

Ce que l’esprit sait aujourd’hui.

Et ce que le corps peut encore exprimer.

Je ne prétends pas traiter un trouble de stress post-traumatique par le massage.

Je ne pose pas de diagnostic.

Et lorsqu’une personne présente une souffrance psychologique importante ou des symptômes liés à un traumatisme, l’accompagnement d’un professionnel de santé qualifié reste essentiel.

CRYSALYA se situe dans une approche corporelle complémentaire, issue de ce que j’ai moi-même vécu et reçu.

Apprendre à se détendre demande parfois d’abord de se sentir en sécurité

Dire à quelqu’un :

« Détends-toi »

n’a jamais suffi à détendre grand monde.

Parce que le relâchement ne se commande pas toujours.

Il apparaît plus facilement lorsque nous nous sentons en sécurité.

C’est aussi pour cela que la confiance compte énormément pour moi dans un massage.

La personne doit pouvoir dire ce qui lui convient.

Ce qui ne lui convient pas.

Demander une pression différente.

Refuser qu’une zone soit touchée.

Interrompre.

Parler.

Ou rester silencieuse.

Le corps n’a pas besoin d’une nouvelle situation dans laquelle il doit subir.

Il a besoin que ses limites soient respectées.

Pour moi, cette différence est fondamentale.

Être vigilant n’est pas être faible

Je ne regarde plus cette partie de moi avec le même jugement.

Cette vigilance a probablement essayé de me protéger.

Elle m’a aidée à observer.

À anticiper.

À survivre à certaines situations.

Alors je ne veux pas déclarer la guerre à celle que j’étais.

Je veux simplement lui apprendre quelque chose qu’elle connaissait mal :

tous les endroits ne sont pas dangereux.

Toutes les personnes ne vont pas faire mal.

Tous les silences n’annoncent pas une catastrophe.

Tous les désaccords ne finissent pas dans la violence.

Toutes les relations ne demandent pas d’être constamment sur ses gardes.

Et apprendre cela peut prendre du temps.

Se sentir en sécurité ne signifie pas devenir naïf

Je ne veux pas non plus passer d’un extrême à l’autre.

Notre vigilance existe aussi pour une raison.

Il y a réellement des personnes dangereuses.

Des comportements qu’il faut prendre au sérieux.

Des situations dont il faut partir.

Se reconstruire ne signifie pas ignorer son intuition ou arrêter de voir les signes qui doivent nous alerter.

Pour moi, il s’agit plutôt d’apprendre progressivement à distinguer.

Ce qui appartient réellement à la situation présente.

Et ce qui peut être amplifié par une ancienne peur.

Ce n’est pas toujours facile.

Et parfois, l’aide d’un professionnel peut justement permettre de faire cette différence.

Je ne veux plus passer ma vie à attendre ce qui pourrait mal se passer

C’est peut-être cela qui résume le mieux mon chemin.

Pendant longtemps, une partie de moi semblait toujours prête.

Prête à se défendre.

À partir.

À répondre.

À encaisser.

À recommencer ailleurs.

Aujourd’hui, je sais que cette femme n’était pas simplement « compliquée ».

Elle avait une histoire.

Mais avoir une histoire ne signifie pas devoir lui appartenir pour toujours.

Je peux conserver ce qui me protège sans vivre constamment comme si quelque chose allait m’arriver.

Je peux observer sans surveiller.

Je peux écouter sans chercher systématiquement une menace derrière chaque mot.

Je peux aimer sans attendre constamment l’abandon.

Je peux être attentive sans être continuellement en alerte.

Peut-être que ton corps aussi est simplement fatigué de surveiller

Je ne sais pas si tu te reconnais dans ces mots.

Peut-être que tu sursautes facilement.

Peut-être que tu analyses beaucoup les autres.

Peut-être que les conflits te mettent immédiatement sur la défensive.

Peut-être que tu as besoin de contrôler ce qui se passe autour de toi pour te sentir rassuré.

Ou peut-être que rien de tout cela ne te correspond.

Je ne vais pas expliquer ton histoire à ta place.

Mais si tu as souvent l’impression d’être sur tes gardes, tu peux peut-être commencer par te demander :

« Qu’est-ce que j’attends qu’il arrive ? »

Puis :

« Est-ce que cela se passe maintenant, ou est-ce que j’ai appris autrefois à m’y préparer ? »

Parfois, la réponse n’est pas immédiate.

Et ce n’est pas grave.

C’est aussi cette partie de mon histoire que je porte dans CRYSALYA

Je connais cette difficulté à lâcher.

À faire confiance.

À arrêter de surveiller.

Pas parce que je l’ai seulement étudiée.

Parce que je l’ai vécue.

C’est pour cela que ma pratique s’oriente vers les blessures de l’enfance qui peuvent encore avoir des conséquences dans notre vie adulte.

À travers le massage qui m’a été transmis et mon magnétisme, je propose une approche corporelle centrée sur cette recherche d’harmonie entre le corps et l’esprit.

Je reçois au Poiré-sur-Vie, près de La Roche-sur-Yon, en Vendée. Des personnes peuvent également venir d’autres communes de Vendée, du secteur du Puy du Fou ou choisir de se déplacer depuis Nantes lorsqu’elles se reconnaissent dans cette approche.

Je ne sais pas ce que tu as vécu.

Je ne sais pas depuis combien de temps tu es sur tes gardes.

Je ne sais pas ce que ton corps porte encore aujourd’hui.

Alors viens, et nous verrons cela ensemble.

Sandy — CRYSALYA
Le massage de libération de la mémoire du corps
Le Poiré-sur-Vie — près de La Roche-sur-Yon — Vendée