Pendant longtemps, le conflit provoquait chez moi quelque chose de beaucoup plus fort qu’un simple désaccord. Une tension pouvait suffire. Une voix qui change, quelqu’un qui n’est pas content de moi, une remarque un peu sèche, et je pouvais immédiatement me mettre sur la défensive ou avoir envie de partir.
Dans ma vie professionnelle, il m’est même arrivé de changer rapidement de travail lorsqu’un conflit apparaissait. Je pensais que j’avais simplement mauvais caractère ou que je supportais mal l’autorité.
Mais avec le temps, j’ai commencé à me demander autre chose : quand on a grandi dans un environnement où le conflit pouvait annoncer les cris, le mépris ou la violence, comment apprend-on ensuite qu’un désaccord peut simplement rester un désaccord ?
Chez moi, un conflit n’était pas toujours seulement un conflit
Lorsque j’étais enfant, je n’ai pas grandi avec l’idée que les adultes pouvaient toujours discuter calmement de ce qui n’allait pas.
J’ai connu l’abandon.
Les placements.
Puis je suis retournée vivre avec ma mère et mon beau-père alcoolique.
Il y avait les cris.
Les violences physiques.
Les paroles qui blessent.
Le mépris.
La violence psychologique.
Et les attouchements sexuels.
Alors forcément, la colère d’un adulte n’était pas quelque chose d’anodin pour moi.
Je ne savais pas nécessairement jusqu’où elle allait aller.
Et lorsqu’on est enfant, on ne possède pas les mêmes possibilités qu’un adulte.
On ne peut pas simplement prendre ses affaires et partir.
On dépend des personnes qui nous entourent.
Alors on apprend.
On observe.
On s’adapte.
Et parfois, on découvre qu’éviter le conflit est la manière la plus simple d’éviter ce qui pourrait venir après.
Mais éviter le conflit n’est pas toujours rester silencieux
C’est quelque chose que j’ai compris plus tard.
Lorsque l’on parle de peur du conflit, on imagine souvent une personne très douce qui ne dit jamais rien.
Ce n’était pas forcément moi.
J’ai aussi été rebelle.
J’étais souvent sur la défensive.
J’en voulais à la terre entière.
J’avais du mal avec l’autorité.
Je pouvais répondre fortement.
Alors comment pouvais-je à la fois avoir peur du conflit et entrer moi-même dans certains conflits ?
Parce que la peur ne nous fait pas tous réagir de la même manière.
Face à ce que nous percevons comme une menace, nous pouvons nous retirer.
Nous figer.
Essayer d’apaiser.
Mais nous pouvons aussi attaquer avant de nous sentir attaqués.
Se défendre très vite peut également être une manière de ne pas se sentir vulnérable.
Avec le recul, je comprends mieux certaines contradictions de la femme que j’étais.
Je ne cherchais pas forcément le conflit.
J’essayais parfois simplement de ne pas être celle qui allait le subir.
Une voix qui monte peut réveiller bien plus que la conversation présente
Imagine une discussion banale.
Deux personnes ne sont pas d’accord.
L’une hausse légèrement le ton.
Pour quelqu’un, ce n’est qu’un désaccord.
Pour quelqu’un d’autre, quelque chose peut immédiatement se tendre.
Le ventre.
Les épaules.
La respiration.
La pensée s’accélère.
Il faut répondre.
Partir.
Faire cesser la discussion.
Ou céder.
Ce qui se passe dans le présent est pourtant peut-être sans danger.
Mais notre réaction peut être beaucoup plus forte que la situation elle-même.
Cela ne signifie pas automatiquement que cette réaction vient d’un traumatisme d’enfance.
Il existe de nombreuses raisons d’être mal à l’aise avec les conflits.
Mais dans mon histoire, j’ai fini par comprendre que la colère des autres n’était pas neutre.
Elle ressemblait à quelque chose que je connaissais déjà.
Alors parfois, je partais
Cela s’est particulièrement vu dans ma vie professionnelle.
J’ai été assez instable professionnellement.
Lorsqu’un conflit apparaissait, je pouvais rapidement changer de travail.
À l’époque, je ne faisais pas forcément le lien avec mon histoire.
Je pensais peut-être simplement que l’endroit ne me convenait plus.
Que les personnes m’énervaient.
Que j’avais besoin d’autre chose.
Et parfois, c’était certainement vrai.
Mais lorsque le même fonctionnement revient plusieurs fois dans des endroits différents, il devient intéressant de regarder le point commun.
Et le point commun, c’était moi.
Pas pour me rendre responsable de tous les conflits que j’avais rencontrés.
Mais pour me demander ce qu’ils provoquaient chez moi.
Pourquoi était-il parfois plus facile de recommencer ailleurs que de rester dans une situation devenue inconfortable ?
Recommencer ailleurs peut donner l’impression de tout remettre à zéro
J’ai beaucoup déménagé également.
Je cherchais souvent du renouveau.
Un changement.
Une nouvelle vie.
Et je comprends parfaitement cette sensation.
Lorsque l’on change d’endroit, il y a quelque chose de presque grisant.
Personne ne nous connaît.
Tout peut recommencer.
Les anciennes tensions restent derrière.
Les problèmes semblent plus loin.
On peut devenir une nouvelle version de soi.
Je suis même partie vivre seule au Canada.
J’avais besoin de savoir de quoi j’étais capable sans mes amis et ma famille près de moi.
Cette expérience a eu une véritable importance dans ma vie.
Je ne veux donc pas transformer chacun de mes départs en fuite.
Certains départs sont des choix.
Certains sont nécessaires.
Certains nous font grandir.
Mais j’ai aussi compris une chose :
changer d’endroit ne change pas automatiquement ce que l’on porte avec soi.
Je pouvais aller très loin.
J’étais toujours là.
Avec mon histoire.
Mes peurs.
Mes réactions.
Mes blessures.
Pourquoi certaines personnes disent-elles oui pour éviter une dispute ?
Parce que parfois, le prix d’un non semble trop élevé.
Dire non peut signifier devoir supporter la déception de l’autre.
Son insistance.
Sa colère.
Son silence.
Son rejet.
Alors on préfère céder.
Sur le moment, cela fonctionne.
Le conflit s’arrête ou n’a même pas lieu.
On ressent peut-être un soulagement.
Mais quelque chose d’autre peut commencer.
La frustration.
La colère contre soi.
L’impression de ne pas être respecté.
Et parfois, l’autre s’habitue progressivement à ce que nous cédions.
Nous pensions préserver la relation.
Mais nous nous sommes peut-être éloignés de nous-mêmes.
Je connais ce fonctionnement.
J’ai beaucoup donné dans mes relations.
J’ai cherché la stabilité.
J’ai voulu être aimée.
Et lorsque perdre quelqu’un nous fait très peur, provoquer son mécontentement peut sembler dangereux.
On peut éviter les petits conflits jusqu’à rencontrer un énorme conflit intérieur
C’est le paradoxe.
On ne dit rien pour préserver la paix.
Encore une fois.
Puis encore une fois.
On ravale une remarque.
On accepte quelque chose.
On s’adapte.
On essaie de comprendre l’autre.
Et extérieurement, tout semble peut-être calme.
Mais intérieurement, quelque chose s’accumule.
Parce que nos besoins n’ont pas disparu simplement parce que nous ne les avons pas exprimés.
Nos limites non plus.
Alors un jour, cela peut sortir autrement.
Une explosion pour quelque chose qui paraît minuscule.
Un départ brutal.
Une rupture.
Une colère énorme.
Ou simplement cette sensation de ne plus savoir qui l’on est dans la relation.
Pendant longtemps, j’ai pensé que le problème était parfois ma réaction finale.
Aujourd’hui, je regarde aussi tout ce qui s’est passé avant.
Toutes ces petites choses que je n’avais pas réussi à dire.
Il y a une différence entre conflit et violence
C’est probablement l’une des distinctions les plus importantes que j’ai dû apprendre.
Un conflit n’est pas forcément dangereux.
Deux personnes peuvent être en désaccord.
Elles peuvent être contrariées.
Elles peuvent même parler plus fortement qu’à leur habitude.
Puis discuter.
S’écouter.
Faire un compromis.
Ou accepter de ne pas être d’accord.
La violence, c’est autre chose.
Humilier.
Menacer.
Frapper.
Contraindre.
Faire peur volontairement.
Imposer des actes sexuels.
Détruire l’autre psychologiquement.
Un désaccord fait partie d’une relation.
La violence n’a pas à en faire partie.
Pour quelqu’un qui a grandi dans un environnement où les deux pouvaient être mélangés, apprendre à les distinguer peut prendre du temps.
J’ai parfois confondu paix et absence de conflit
Je voulais de la stabilité.
Après ce que j’avais vécu, cela peut se comprendre.
Mais une relation stable n’est pas une relation dans laquelle personne ne dit jamais rien qui dérange l’autre.
Une relation dans laquelle il n’existe aucun désaccord n’existe probablement pas.
Deux personnes différentes ont forcément des envies différentes.
Des besoins différents.
Des opinions différentes.
Des mauvais jours.
La sécurité n’est donc peut-être pas l’absence de conflit.
Elle peut être de découvrir que le conflit arrive et que rien de terrible ne se passe.
Je peux dire ce que je pense.
L’autre peut ne pas être d’accord.
Et pourtant, il ne m’humilie pas.
Il ne me frappe pas.
Il ne me menace pas.
Il ne m’abandonne pas nécessairement.
Puis la vie continue.
Cela paraît simple.
Mais lorsque notre histoire nous a appris autre chose, vivre cette expérience peut changer beaucoup.
Pourquoi la critique peut-elle être si difficile à supporter ?
Parce qu’une critique ne touche pas toujours seulement ce que nous avons fait.
Elle peut toucher ce que nous croyons être.
Si j’ai grandi en pensant que je ne valais pas grand-chose, entendre :
« Tu as mal fait cela »
peut parfois devenir intérieurement :
« Tu es nulle. »
Si j’ai peur du rejet, entendre :
« Je ne suis pas d’accord avec toi »
peut devenir :
« Je ne t’aime plus. »
Si j’ai appris à être sage pour être acceptée, entendre :
« Ton comportement ne me convient pas »
peut devenir :
« Tu vas perdre ta place. »
La personne en face n’a pourtant pas nécessairement dit tout cela.
C’est parfois notre histoire qui complète la phrase.
J’ai dû apprendre progressivement à séparer les choses.
Je peux faire une erreur sans être une erreur.
Quelqu’un peut être mécontent de moi sans que ma valeur disparaisse.
Une personne peut me faire une remarque sans être en train de me rejeter.
Mais parfois, la critique est réellement malveillante
Comprendre nos réactions ne signifie pas tout ramener à nos blessures.
C’est important.
Toutes les personnes qui nous mettent mal à l’aise ne sont pas forcément bienveillantes.
Certaines critiques sont humiliantes.
Certaines personnes cherchent réellement à rabaisser.
Certains environnements professionnels sont toxiques.
Certaines relations sont violentes.
Il ne s’agit donc pas de se dire :
« Si cela me fait mal, c’est uniquement mon enfance. »
Non.
Parfois, quelque chose nous fait mal parce que ce qui se passe est réellement mauvais pour nous.
Tout le travail consiste peut-être justement à retrouver suffisamment confiance dans ce que nous ressentons pour pouvoir regarder la situation avec plus de clarté.
Sans croire automatiquement que tout est dangereux.
Mais sans croire non plus que tout vient de nous.
Dans mes relations, j’ai accepté bien plus qu’un simple conflit
J’ai connu une relation dans laquelle mes limites ont été dépassées.
Il y avait de la violence physique.
Psychologique.
Verbale.
Et je suis restée.
Ce n’était plus une question d’apprendre à mieux gérer les désaccords.
La violence était là.
Pourtant, partir a été difficile.
Parce qu’une relation ne se résume pas au moment où la violence arrive.
Il y avait l’attachement.
L’espoir.
La peur.
Mon besoin d’être aimée.
Mon manque de confiance.
Et cette capacité que j’avais développée depuis longtemps à supporter et à m’adapter.
Je ne raconte pas cela pour expliquer la violence de l'autre par mon enfance.
La responsabilité de la violence appartient à celui qui l’exerce.
Je raconte cela parce que comprendre ma propre histoire m’a permis de comprendre pourquoi certaines situations avaient été si difficiles à quitter.
Puis je suis devenue maman
Et quelque chose a changé.
Je pouvais encore douter de moi.
Mais je regardais mes enfants.
Je voulais leur montrer autre chose.
Je voulais qu’ils comprennent qu’aimer quelqu’un ne signifie pas tout accepter.
Je ne voulais pas reproduire ce que j’avais moi-même connu.
Alors j’ai fait face à un conflit que je ne pouvais plus simplement éviter en espérant que les choses changent.
Je suis allée au commissariat.
J’ai expliqué ce que je vivais.
J’ai pris contact avec SOS Femmes.
J’ai obtenu mon appartement.
Et je suis partie.
Cette fois, partir n’était pas fuir le conflit.
Partir était poser une limite à la violence.
La différence est immense.
Le corps peut se préparer au conflit avant même que nous ayons réfléchi
Avec le temps, j’ai commencé à porter davantage attention à mes sensations.
Parce qu’une discussion difficile ne se passait pas seulement dans ma tête.
Mon corps pouvait réagir.
Se tendre.
Se préparer.
Comme s’il savait déjà qu’il fallait se défendre.
C’est dans ce sens que je parle aujourd’hui de mémoire du corps.
Je ne dis pas que le corps conserve quelque part une copie exacte de tous nos souvenirs.
Je ne prétends pas non plus qu’une tension particulière signifie forcément une blessure précise.
Ce serait trop simple.
Je parle de mon expérience.
De cette sensation que certaines réactions peuvent apparaître très rapidement, parfois avant même que nous ayons compris pourquoi une situation nous touche autant.
Notre histoire ne vit pas seulement dans les histoires que nous racontons.
Elle peut aussi influencer notre manière de réagir au présent.
Comprendre ne suffisait pas toujours à me détendre
Je pouvais savoir qu’une personne n’allait pas me frapper.
Je pouvais savoir que j’avais le droit de partir.
Je pouvais savoir que j’étais adulte.
Je pouvais savoir qu’un désaccord n’était qu’un désaccord.
Mais savoir ne signifiait pas toujours ressentir immédiatement la même sécurité.
C’est là que j’ai commencé à comprendre l’importance que le corps pouvait avoir dans mon propre cheminement.
J’avais énormément travaillé avec ma tête.
Analysé.
Compris.
Fait des liens.
Mais peut-être avais-je aussi besoin d’apprendre ce que cela faisait de simplement relâcher.
Puis j’ai rencontré cet homme
Il pratiquait une méthode ancestrale de massage.
Avant de me l’enseigner, il me l’a fait recevoir.
Cette expérience a eu une place particulière dans ma reconstruction.
Parce que pendant ce moment, je n’avais rien à défendre.
Rien à expliquer.
Rien à résoudre.
Je pouvais simplement recevoir.
Être attentive à ce que je ressentais.
À ce qui se tendait.
À ce qui pouvait se relâcher.
Et surtout, je pouvais être dans une relation au toucher où mes limites étaient respectées.
Plus tard, cet homme m’a transmis sa méthode.
Et elle est devenue une partie de ce que je propose aujourd’hui avec CRYSALYA.
Le massage et le magnétisme dans mon approche
À cette méthode de massage, j’associe ce que je porte depuis longtemps : mon magnétisme et mon ressenti.
Mon approche cherche une rencontre entre le corps et l’esprit.
Parce que parfois, l’esprit a compris.
Il sait que l’histoire est terminée.
Il sait que la personne présente n’est pas celle du passé.
Il sait qu’il peut dire non.
Et pourtant, le corps peut encore se tendre.
Je ne prétends pas qu’un massage puisse traiter à lui seul les conséquences psychologiques d’un traumatisme ou faire disparaître une peur du conflit.
Ce n’est pas mon rôle.
Lorsqu’une souffrance psychologique nécessite un accompagnement thérapeutique, celui-ci doit être réalisé par un professionnel qualifié.
Ma pratique se situe dans une approche corporelle complémentaire.
Celle que j’ai moi-même reçue et qui a trouvé sa place dans mon propre chemin.
Apprendre qu’un désaccord ne signifie pas perdre l’autre
C’est probablement l’une des choses les plus importantes que j’ai dû apprendre.
Je peux dire :
« Je ne suis pas d’accord. »
Et l’autre peut rester.
Je peux dire :
« Cela m’a blessée. »
Et une discussion peut commencer.
Je peux dire :
« Non. »
Sans devoir me justifier pendant des heures.
Je peux entendre une critique sans considérer immédiatement que toute ma personne est rejetée.
Et parfois, oui, un conflit peut aussi révéler que deux personnes ne peuvent plus continuer ensemble.
Mais même dans ce cas, je ne disparais pas avec la relation.
Pendant longtemps, j’avais tellement peur de perdre l’autre que je pouvais perdre une partie de moi pour éviter le conflit.
Aujourd’hui, je comprends qu’une relation saine doit pouvoir supporter que deux personnes existent réellement à l’intérieur.
Le but n’est pas de devenir quelqu’un qui adore les conflits
Je n’aime toujours pas particulièrement les disputes.
Et je ne cherche pas à les aimer.
Je ne pense pas qu’il faille provoquer des conflits pour prouver que l’on est guéri de quelque chose.
Ce que je cherche est beaucoup plus simple.
Pouvoir rester moi-même lorsqu’un désaccord apparaît.
Écouter sans me sentir immédiatement attaquée.
Parler sans avoir besoin d’attaquer.
Dire non sans croire que tout va s’effondrer.
Et partir lorsqu’une situation dépasse réellement mes limites.
Il y a une grande différence entre fuir chaque inconfort et savoir quitter ce qui nous fait réellement du mal.
Peut-être que tu n’as pas peur du conflit lui-même
Peut-être que tu as peur de ce qui pourrait arriver après.
La colère.
Le rejet.
L’abandon.
Le silence.
La violence.
La perte de l’autre.
Je ne sais pas.
Je ne connais pas ton histoire.
Mais si tu te reconnais dans cette difficulté, tu peux peut-être te poser une question :
« Lorsque quelqu’un n’est pas d’accord avec moi, qu’est-ce que je crois qu’il va se passer ensuite ? »
Parfois, cette simple question ouvre quelque chose.
Parce que notre peur n’est pas toujours dans le désaccord présent.
Elle peut être dans la suite que notre histoire nous a appris à imaginer.
Aujourd’hui, je n’ai plus envie de fuir automatiquement ce qui me dérange
Je veux pouvoir regarder.
Sentir.
Comprendre.
Puis choisir.
Parfois, rester et parler.
Parfois, reconnaître que j’ai eu tort.
Parfois, maintenir mon non.
Et parfois, partir.
Mais je veux que ce choix appartienne davantage à la femme que je suis aujourd’hui qu’à l’enfant qui devait autrefois se protéger comme elle le pouvait.
Cette enfant avait ses raisons.
Je ne lui reproche plus ses réactions.
Mais elle n’a plus besoin de décider seule de toute ma vie.
C’est aussi pour cela que CRYSALYA existe
Parce que je connais ce que certaines blessures de l’enfance peuvent continuer à faire vivre une fois adulte.
Je ne les connais pas seulement à travers des mots.
Je les ai traversées.
La peur.
L’abandon.
La violence.
La difficulté à poser mes limites.
Le besoin d’être aimée.
La vigilance.
Et cette envie de partir lorsque quelque chose devenait trop difficile.
Aujourd’hui, à travers la méthode de massage qui m’a été transmise et mon magnétisme, je propose une approche corporelle autour de cette recherche d’harmonie entre le corps et l’esprit.
Je reçois au Poiré-sur-Vie, près de La Roche-sur-Yon, en Vendée. Des personnes peuvent également choisir de venir depuis les environs de Montaigu-Vendée, le secteur du Puy du Fou, Les Sables-d’Olonne, ou se déplacer depuis Nantes lorsqu’elles se reconnaissent dans mon approche.
Je ne sais pas ce que tu as vécu.
Je ne sais pas ce qu’un conflit réveille encore en toi.
Je ne sais pas ce que ton corps porte encore aujourd’hui.
Alors viens, et nous verrons cela ensemble.
Sandy — CRYSALYA
Le massage de libération de la mémoire du corps
Le Poiré-sur-Vie — près de La Roche-sur-Yon — Vendée