Pourquoi est-il si difficile de poser ses limites après une enfance difficile ?

Dire non paraît simple. Pourtant, pendant longtemps, cela ne l’était pas pour moi. Je pouvais savoir qu’une situation ne me convenait pas et l’accepter quand même. Je pouvais ressentir qu’une limite avait été franchie et pourtant rester silencieuse. Alors j’ai fini par comprendre quelque chose : lorsqu’on a appris enfant à s’adapter, à obéir ou à se taire pour se protéger, poser ses limites une fois adulte peut demander d’apprendre ce que l’on n’a parfois jamais eu le droit d’apprendre.

Une limite, c’est quoi finalement ?

Pendant longtemps, j’aurais probablement répondu :

Savoir dire non.

Mais aujourd’hui, je trouve cette réponse trop courte.

Une limite commence avant le non.

Elle commence lorsque nous sommes capables de sentir :

ça, j’en ai envie.

Ça, je n’en ai pas envie.

Ça me convient.

Ça me dérange.

Cette parole me blesse.

Ce geste me met mal à l’aise.

Cette personne va trop loin.

J’ai besoin que cela s’arrête.

Ensuite seulement vient la possibilité de l’exprimer.

Le problème, c’est que certains enfants apprennent très tôt que ce qu’ils ressentent n’a pas beaucoup d’importance.

Et j’en sais quelque chose.

Enfant, je n’avais pas toujours le pouvoir de dire non

Lorsque j’étais enfant, je dépendais des adultes.

Comme tous les enfants.

Mais j’ai grandi dans des situations où cette dépendance s’accompagnait parfois de peur.

J’ai connu l’abandon.

Les placements.

Puis les violences physiques et psychologiques.

Les cris.

Le mépris.

Et les attouchements sexuels de mon beau-père.

Aujourd’hui, je peux dire clairement :

mon corps m’appartenait.

Il n’avait pas le droit.

Mais la petite fille que j’étais n’avait pas les mots ni le pouvoir que possède aujourd’hui la femme adulte.

Je n’avais pas la possibilité de regarder cet homme et cette situation avec le recul que j’ai maintenant.

Je subissais.

Et parfois, lorsque l’on subit quelque chose contre lequel on ne peut pas lutter, on apprend à survivre autrement.

Se taire.

Obéir.

Attendre.

S’adapter.

Essayer de ne pas provoquer davantage.

Ce sont parfois des réactions de protection.

Le problème, c’est que l’enfant grandit.

Et certaines habitudes, elles, ne disparaissent pas nécessairement le jour de nos 18 ans.

Quand être sage devient une manière d’être en sécurité

J’ai longtemps eu cette sensation de devoir être assez sage.

Assez forte.

Assez obéissante.

Comme si ma place dépendait de ma capacité à répondre aux attentes des autres.

Chez un enfant, s’adapter peut parfois avoir une fonction très concrète.

Si l’adulte est imprévisible, l’enfant apprend à l’observer.

S’il se met facilement en colère, l’enfant peut apprendre à éviter ce qui déclenche cette colère.

S’il retire son affection, l’enfant peut chercher à lui plaire.

Ce n’est pas nécessairement quelque chose qu’il décide consciemment.

Il apprend simplement à vivre dans l’environnement qui est le sien.

Puis cet enfant devient adulte.

Il n’a plus besoin d’obéir pour avoir un toit.

Il peut partir.

Choisir.

Refuser.

Mais intérieurement, dire non peut encore provoquer quelque chose.

Une peur.

Une culpabilité.

Cette impression d’être méchant.

Égoïste.

Difficile.

Ou de risquer de perdre quelqu’un.

Pourquoi dire non peut-il faire peur ?

Parce qu’un non produit parfois une réaction chez l’autre.

La personne peut être déçue.

Contrariée.

Elle peut ne pas comprendre.

Elle peut insister.

Elle peut se fâcher.

Et si l’on a appris très tôt que la colère de quelqu’un pouvait être dangereuse, cette possibilité peut suffire à rendre le non difficile.

Alors on dit oui.

Pas parce que l’on veut vraiment.

Mais parce que oui semble plus sûr.

Cela peut arriver dans énormément de situations.

Accepter une invitation alors que l’on voudrait rester chez soi.

Rendre un service lorsque l’on est déjà épuisé.

Accepter une remarque blessante sans répondre.

Laisser quelqu’un entrer dans notre intimité plus vite que nous le souhaitons.

Prêter de l’argent alors que nous ne voulons pas.

Continuer une relation qui ne nous convient plus.

Ou accepter des gestes que nous ne désirons pas vraiment.

Toutes ces situations n’ont évidemment pas la même gravité.

Mais elles peuvent parfois partager quelque chose :

la réaction de l’autre prend plus de place que ce que nous ressentons nous-mêmes.

J’ai longtemps fait passer l’autre avant moi

Dans mes relations amoureuses, j’ai beaucoup donné.

Je prenais soin de l’homme avec qui j’étais.

Je maternais.

Je gérais énormément de choses à la maison.

J’avais besoin de stabilité.

Alors maintenir la relation pouvait devenir très important.

Et lorsque maintenir une relation devient une priorité, une limite peut sembler dangereuse.

Parce qu’une limite dit :

« Moi aussi, j’existe dans cette relation. »

Moi aussi, j’ai des besoins.

Moi aussi, j’ai des envies.

Moi aussi, il y a des choses que je refuse.

Et l’autre peut ne pas aimer cela.

Lorsque l’on a peur d’être abandonné, cette possibilité peut devenir énorme.

Alors on fait des concessions.

Ce qui est normal dans une relation.

Puis parfois une concession supplémentaire.

Puis une autre.

Et sans nous en rendre compte, nous ne savons même plus à quel endroit nous avons commencé à nous oublier.

Une limite n’est pas un mur

C’est quelque chose que j’ai dû comprendre également.

Parce que lorsque l’on commence enfin à vouloir se protéger, on peut être tenté d’aller complètement dans l’autre sens.

Ne plus laisser personne entrer.

Ne plus faire confiance.

Partir au premier désaccord.

Se protéger de tout.

Mais une limite n’est pas nécessairement un mur entre soi et les autres.

Une limite peut simplement dire :

« Voilà jusqu’où tu peux venir avec moi. »

Elle permet la relation.

Mais elle permet aussi de continuer à exister à l’intérieur de cette relation.

Je peux aimer quelqu’un et lui dire non.

Je peux être généreuse sans tout donner.

Je peux comprendre la souffrance de quelqu’un sans accepter qu’il me fasse souffrir.

Je peux pardonner sans être obligée de rester.

Je peux écouter une explication sans qu’elle transforme un comportement inacceptable en comportement acceptable.

Et surtout :

comprendre l’autre ne m’oblige pas à me sacrifier pour lui.

Quand nos limites ont déjà été franchies enfant

C’est probablement l’une des parties les plus sensibles de ce sujet.

Lorsqu’un enfant subit une violence physique ou sexuelle, son intégrité et ses limites sont violées.

Dans mon cas, j’ai subi des attouchements sexuels de mon beau-père.

Mon corps n’avait rien demandé.

Je n’avais pas consenti.

Je n’avais pas les moyens d’une adulte pour comprendre, réagir ou me défendre.

Plus tard, j’ai eu beaucoup de difficultés dans mon rapport aux hommes.

À leur regard.

À ma sexualité.

Au plaisir.

Et dans certaines relations, mes limites ont de nouveau été dépassées.

Je ne peux pas dire qu’un événement explique mécaniquement l’autre.

La vie humaine n’est pas une équation aussi simple.

Toutes les personnes victimes de violences sexuelles dans l’enfance ne rencontreront pas les mêmes difficultés adultes.

Mais dans ma propre histoire, j’ai fini par voir un fil.

J’avais dû apprendre très tard quelque chose qui aurait dû m’être évident depuis toujours :

mon corps m’appartient et mon non compte.

Parfois, nous ne savons même plus ce que nous voulons

C’est l'une des conséquences possibles d’une adaptation permanente.

Lorsque l’on passe beaucoup de temps à observer les besoins des autres, on peut devenir extrêmement doué pour les deviner.

Qu’est-ce qu’il veut ?

Qu’est-ce qui va lui faire plaisir ?

Qu’est-ce qui va éviter un conflit ?

Comment va-t-il réagir ?

Que puis-je faire pour que tout aille bien ?

Mais si toute notre attention est tournée vers l’extérieur, une autre question peut devenir étonnamment difficile :

Et moi, qu’est-ce que je veux ?

Je l’ai ressenti dans différentes parties de ma vie.

Dans mes relations.

Dans mes choix.

Même professionnellement, où le conflit pouvait m’amener à changer rapidement de travail.

J’étais souvent sur la défensive.

Comme si le monde extérieur demandait constamment une réaction.

Alors apprendre à poser mes limites a d’abord demandé quelque chose de plus simple :

apprendre à m’écouter.

La culpabilité apparaît parfois dès que l’on commence à se choisir

C’est assez étrange.

On peut avoir passé des années à dire oui à tout le monde.

Puis un jour, on dit non.

Et au lieu de ressentir immédiatement du soulagement, on culpabilise.

Est-ce que j’ai été trop dure ?

Est-ce que je suis égoïste ?

J’aurais peut-être dû accepter.

Il va mal le prendre.

Elle va être déçue.

Alors on envisage de revenir sur notre décision.

Cette culpabilité ne signifie pas forcément que notre limite est mauvaise.

Elle peut simplement signifier que nous ne sommes pas habitués à nous choisir.

C’est une différence que j’ai dû apprendre.

Ressentir de la culpabilité ne veut pas toujours dire avoir fait quelque chose de mal.

Parfois, cela signifie simplement que nous avons fait quelque chose de nouveau.

« Mais je ne veux pas faire de mal aux autres »

Moi non plus.

Et poser des limites ne signifie pas devenir indifférent à ce que ressentent les autres.

Il existe une manière de dire non avec respect.

Une manière d’expliquer.

De dialoguer.

De chercher un compromis lorsque le compromis est possible.

Mais un compromis n’est pas la disparition de soi.

Et surtout, certaines limites ne sont pas négociables.

La violence.

Les gestes sexuels non consentis.

Les humiliations.

Les menaces.

La contrainte.

Dans ces situations, il ne s’agit plus de trouver un meilleur compromis.

Il s’agit de sécurité.

Et lorsqu’une personne est actuellement en danger, l’aide de professionnels et de structures spécialisées est prioritaire.

Pourquoi certaines personnes dépassent-elles nos limites encore davantage lorsqu’on commence à les poser ?

Parce qu’elles étaient parfois très confortables avec notre absence de limites.

Lorsque nous avons toujours dit oui, notre premier non peut surprendre.

Certaines personnes vont s’adapter.

Elles vont peut-être être déçues, mais elles respecteront notre choix.

D’autres vont insister.

Culpabiliser.

Se mettre en colère.

Nous rappeler tout ce qu’elles ont fait pour nous.

Et cette réaction peut donner envie de revenir immédiatement à notre ancien fonctionnement.

Mais elle nous apprend aussi quelque chose.

Une personne qui nous respecte n’a pas besoin d’aimer toutes nos limites pour reconnaître notre droit à les avoir.

C’est une distinction importante.

La peur de perdre quelqu’un peut-elle nous faire perdre nos limites ?

Dans mon histoire, oui.

J’avais connu l’abandon.

Alors perdre une personne pouvait toucher quelque chose de profond.

Et lorsque la peur de perdre devient plus forte que la peur de souffrir, nous pouvons parfois accepter beaucoup.

C’est là que mes différents morceaux d’histoire se rejoignent.

L’abandon.

Le besoin d’être aimée.

Le manque de confiance.

Les relations toxiques.

La difficulté à poser des limites.

Ce ne sont pas forcément cinq problèmes séparés.

Chez moi, ils communiquaient.

Une peur nourrissait une réaction.

Cette réaction influençait une relation.

Cette relation renforçait ensuite une croyance sur moi.

Et le cercle continuait.

C’est aussi pour cela que comprendre seulement un comportement ne suffit pas toujours.

Il faut parfois regarder ce qui se trouve autour.

Poser une limite ne garantit pas que l’autre restera

C’est une réalité difficile.

On pourrait aimer entendre :

« Si quelqu’un t’aime vraiment, il restera toujours. »

Mais personne ne peut promettre cela.

Une limite peut parfois mettre fin à une relation.

Parce que l’autre ne l’accepte pas.

Parce que nos besoins deviennent incompatibles.

Parce que nous découvrons que la relation ne peut pas continuer de manière saine.

Et cela peut faire mal.

Très mal.

Mais j’ai appris progressivement quelque chose :

si je dois me supprimer pour qu’une personne reste, sa présence n’est pas la sécurité que je cherchais.

Pendant longtemps, j’ai tellement eu peur que l’on m’abandonne que je pouvais m’abandonner moi-même.

Aujourd’hui, je vois une limite autrement.

Elle ne sert pas à empêcher l’autre de partir.

Elle sert à me permettre de rester avec moi-même, même si l’autre décide de partir.

Devenir maman a changé la limite que je n’arrivais pas à poser

Il y a eu un moment où tout cela a pris une forme très concrète.

J’étais dans une relation violente.

Et j’étais devenue maman.

Je pouvais encore avoir du mal à reconnaître ce que je méritais moi-même.

Mais je savais ce que je voulais pour mes enfants.

Je voulais leur montrer un amour sain.

Je ne voulais pas reproduire ce que j’avais connu.

Je ne voulais pas qu’ils apprennent que l’amour signifie avoir peur.

Alors quelque chose est devenu une limite.

Pas seulement une pensée.

Une vraie limite.

J’ai été au commissariat.

J’ai raconté ce que je vivais.

J’ai contacté SOS Femmes.

J’ai obtenu mon appartement.

Et je suis partie.

Pendant des années, j’avais cru que poser une limite risquait de me faire perdre quelqu’un.

Cette fois, poser une limite m’a permis de commencer à me retrouver.

Le corps peut lui aussi signaler qu’une limite est dépassée

Avant même de réussir à dire :

« Cette situation ne me convient pas »,

il arrive que nous ressentions quelque chose.

Une tension.

Le ventre serré.

L’envie de reculer.

Une agitation.

Un malaise.

Cela ne signifie pas que chaque sensation corporelle révèle automatiquement une limite franchie.

Notre corps peut réagir pour énormément de raisons.

Mais apprendre à porter attention à ce que nous ressentons peut faire partie de la connaissance de soi.

Dans mon parcours, le corps a pris progressivement une place plus importante.

Parce que je me suis rendu compte que j’avais passé énormément de temps à réfléchir, analyser et essayer de comprendre.

Et pourtant, certaines réactions semblaient arriver avant ma pensée.

Lorsque je parle de mémoire du corps, c’est dans ce cadre personnel.

Pas comme un diagnostic.

Pas comme l’idée qu’un souvenir précis serait stocké dans une partie précise du corps.

Mais comme cette expérience d’un corps qui peut continuer à réagir à ce que l’esprit pense parfois avoir déjà dépassé.

La rencontre avec cette méthode m’a appris aussi à recevoir

Puis j’ai rencontré cet homme qui pratiquait une méthode ancestrale de massage.

Avant de me la transmettre, il me l’a fait recevoir.

Et quelque chose était différent.

Je n’avais pas à prendre soin de quelqu’un.

Je n’avais pas à anticiper ses besoins.

Je n’avais pas à être forte.

Je pouvais simplement recevoir.

Pour une personne qui avait passé énormément de temps à s’adapter et à donner, cela avait déjà une importance.

Le massage m’a également permis de porter une autre attention à mon corps.

À ce que je ressentais.

À la possibilité de relâcher.

Cette expérience a trouvé sa place dans ma reconstruction.

Puis cette méthode m’a été transmise.

Et aujourd’hui, elle est au cœur de CRYSALYA.

Le toucher lui-même doit respecter une limite

Pour moi, c’est essentiel.

Peut-être encore davantage à cause de mon histoire.

Un massage n’est jamais un droit sur le corps de quelqu’un.

Le fait qu’une personne vienne recevoir un massage ne signifie pas qu’elle renonce à ses limites.

Elle peut dire qu’une zone ne doit pas être touchée.

Elle peut signaler qu’une pression ne lui convient pas.

Elle peut demander que quelque chose s’arrête.

Elle peut changer d’avis.

Cette notion de respect du corps est fondamentale dans ma manière de pratiquer.

Parce que si l’on parle de libération tout en ignorant les limites de la personne, alors quelque chose n’a plus de sens.

Ce que je cherche aujourd’hui dans ma pratique

La méthode qui m’a été transmise cherche cette harmonie entre le corps et l’esprit.

À travers le massage, je porte attention au corps, à ses tensions et aux sensations de la personne.

J’y associe mon magnétisme et mon propre ressenti.

Je ne prétends pas qu’un massage apprend à lui seul à poser des limites.

Et je ne prétends pas traiter un traumatisme psychologique.

Pour certaines blessures, un accompagnement avec un professionnel de santé mentale peut être nécessaire.

Ma pratique se situe dans une autre approche.

Celle que j’ai moi-même reçue.

Celle qui m’a permis d’intégrer davantage mon corps dans mon propre cheminement.

Comment commencer à poser ses limites ?

Je ne vais pas te donner cinq techniques miraculeuses.

Parce que je n’en connais pas.

Et parce qu’une limite profondément difficile à poser ne devient pas facile simplement parce que quelqu’un nous dit :

« Il suffit de dire non. »

Pour moi, cela a commencé autrement.

En reconnaissant ce que je ressentais.

En comprenant que mon malaise avait le droit d’exister.

En arrêtant de chercher systématiquement si l’autre avait une bonne raison de faire ce qu’il faisait avant de regarder ce que cela me faisait à moi.

En acceptant progressivement que quelqu’un puisse être déçu par ma décision.

Et en comprenant surtout que me respecter n’était pas faire du mal aux autres.

Il y a une phrase que je trouve importante aujourd’hui :

une limite n’est pas ce que j’impose à l’autre. C’est ce que je décide de faire pour me respecter lorsque quelque chose ne me convient pas.

Je ne peux pas contrôler tout le monde.

Mais je peux progressivement apprendre ce que moi, je choisis d’accepter.

Ton non n’a pas besoin d’effacer ton amour

C’est peut-être ce que j’aurais aimé comprendre beaucoup plus tôt.

Je peux aimer et dire non.

Je peux comprendre et refuser.

Je peux pardonner et partir.

Je peux avoir de la compassion pour l’histoire de quelqu’un sans accepter qu’il fasse de son histoire une violence contre moi.

Je peux être une personne généreuse sans être disponible pour tout.

Je peux prendre soin des autres sans cesser de prendre soin de moi.

Et surtout :

je n’ai pas besoin de devenir dure pour avoir des limites.

Une limite peut être douce.

Calme.

Respectueuse.

Et parfaitement ferme.

Peut-être que tu n’as jamais appris que tu avais le droit

Si poser tes limites est difficile, je ne sais pas pourquoi.

Peut-être que ton enfance n’a rien à voir avec cela.

Peut-être que si.

Peut-être as-tu grandi dans un environnement où ton non était respecté.

Ou peut-être as-tu appris très tôt qu’il valait mieux te taire.

Je ne peux pas le savoir à ta place.

Mais tu peux peut-être commencer par une question très simple :

« Lorsque je veux dire non, qu’est-ce que j’ai peur qu’il arrive ? »

Que l’autre se mette en colère ?

Qu’il soit déçu ?

Qu’il ne m’aime plus ?

Qu’il parte ?

Que l’on me trouve égoïste ?

La réponse ne donne pas nécessairement l'origine de tout.

Mais elle peut montrer où regarder.

Aujourd’hui, ce sujet fait naturellement partie de CRYSALYA

Parce que les limites font partie de mon histoire.

Celles que l’on n’a pas respectées lorsque j’étais enfant.

Celles que je n’ai pas toujours réussi à poser adulte.

Puis celles que j’ai progressivement appris à reconnaître.

C’est aussi pour cela que j’ai choisi d’orienter ma pratique vers les blessures de l’enfance qui peuvent encore avoir une place dans notre vie adulte.

À travers le massage qui m’a été transmis et mon magnétisme, je cherche cette rencontre entre le corps et l’esprit, dans le respect de ce que chaque personne souhaite ou ne souhaite pas.

Je reçois au Poiré-sur-Vie, près de La Roche-sur-Yon, en Vendée. Des personnes peuvent également choisir de venir depuis le secteur de Nantes, du Puy du Fou ou d’autres communes vendéennes lorsqu’elles se reconnaissent dans cette approche.

Je ne sais pas ce que tu as vécu.

Je ne sais pas quelles limites tu as dû abandonner pour survivre, aimer ou simplement être accepté.

Je ne sais pas ce que ton corps porte encore aujourd’hui.

Alors viens, et nous verrons cela ensemble.

Sandy — CRYSALYA
Le massage de libération de la mémoire du corps
Le Poiré-sur-Vie — près de La Roche-sur-Yon — Vendée