Pourquoi ai-je toujours besoin d’être aimé(e) ?

Avoir besoin d’être aimé est humain. Mais parfois, ce besoin prend tellement de place que l’on finit par faire beaucoup pour ne pas perdre l’amour de l’autre. On donne trop, on accepte trop, on cherche à plaire, on s’attache rapidement ou l’on doute de sa valeur dès que quelqu’un s’éloigne. Je connais profondément ce besoin.

Pendant longtemps, je voulais tellement être aimée pour qui j’étais que je n’ai pas toujours vu à quel point j’étais capable de m’oublier pour obtenir cet amour.

Pourquoi avons-nous autant besoin d’être aimés ?

Nous avons tous besoin des autres.

D’affection.

De reconnaissance.

De liens.

De nous sentir importants pour quelqu’un.

Il n’y a donc rien d’anormal à vouloir être aimé.

La question commence peut-être à se poser lorsque l’amour des autres devient presque indispensable pour se sentir soi-même suffisamment bien.

Lorsque notre valeur change selon le regard que quelqu’un pose sur nous.

Lorsqu’un compliment nous fait exister et qu’un rejet nous détruit.

Lorsqu’on accepte quelque chose que l’on ne veut pas vraiment par peur de déplaire.

Lorsqu’on reste dans une relation qui nous fait souffrir parce que l’idée de ne plus être aimé semble encore plus douloureuse.

Ou lorsque l’on donne énormément en espérant, quelque part, recevoir enfin ce dont on a besoin.

Je connais tout cela.

Et pendant longtemps, je ne me demandais pas pourquoi.

Je pensais simplement que j’étais quelqu’un qui aimait beaucoup.

Enfant, je voulais déjà être choisie

Mon histoire avec ce besoin d’amour n’a pas commencé dans mes premières relations amoureuses.

Elle avait commencé bien avant.

J’ai connu très jeune l’abandon et les placements.

Durant les sept premières années de ma vie, j’ai dû m’adapter à différents lieux, différentes personnes et différentes règles.

Et je me suis posé cette question :

« Pourquoi personne ne veut vraiment de moi ? »

Ce n’était pas une réflexion construite d’adulte.

C’était le ressenti d’une enfant.

Je voulais une famille.

De la sécurité.

De la tendresse.

Quelqu’un auprès de qui je puisse simplement sentir que ma place était là.

Puis ma mère m’a récupérée.

Mais je n’ai pas trouvé pour autant toute la sécurité que j’attendais.

Avec mon beau-père alcoolique sont arrivés les violences physiques, les cris, le mépris, la violence psychologique et les attouchements sexuels.

Alors l’enfant que j’étais a continué à chercher quelque chose de très simple.

Être aimée.

Un enfant peut-il croire qu’il doit mériter l’amour ?

Oui, cela peut arriver.

Pas nécessairement parce qu’un adulte lui dit directement :

« Tu dois mériter mon amour. »

Cela peut se construire autrement.

Si je suis sage, peut-être qu’on ne se mettra pas en colère.

Si j’obéis, peut-être que tout ira bien.

Si je ne dérange pas, peut-être que l’on m’aimera davantage.

Si je suis suffisamment forte, personne ne me rejettera.

Lorsque l’on est enfant, on dépend des adultes qui nous entourent.

On s’adapte donc parfois énormément à eux.

Dans mon histoire, j’ai longtemps eu cette sensation de devoir mériter ma place.

Être assez bien.

Assez sage.

Assez forte.

Et surtout obéissante.

Le problème, c’est que l’on grandit parfois avec cette manière de fonctionner sans même s’en rendre compte.

L’enfant devient adulte.

Mais quelque part, la question reste :

« Qu’est-ce que je dois faire pour que tu m’aimes ? »

Alors on devient celle qui donne

Dans mes relations, j’ai beaucoup donné.

J’avais besoin de stabilité.

Je pouvais rester plusieurs années avec quelqu’un sans être réellement épanouie.

Je prenais soin de l’homme avec qui j’étais.

Je le maternais.

Je gérais énormément de choses à la maison.

Je donnais de l’amour.

Beaucoup.

Et pendant longtemps, cela me paraissait naturel.

Je ne dis pas que donner est mauvais.

Prendre soin de quelqu’un que l’on aime peut être magnifique.

Mais il existe une différence entre donner librement et donner parce qu’une partie de nous croit que sa place dépend de ce qu’elle apporte.

Avec le recul, je peux regarder certaines de mes relations et me demander :

Est-ce que je donnais parce que j’en avais envie ?

Ou est-ce que parfois je donnais aussi pour être certaine d’être aimée ?

Probablement un peu des deux.

Quand notre valeur dépend du regard de l’autre

Si nous avons grandi avec une faible estime de nous-mêmes, le regard extérieur peut prendre énormément d’importance.

Quelqu’un nous trouve belle.

Nous nous sentons belle.

Quelqu’un nous désire.

Nous nous sentons désirable.

Quelqu’un nous choisit.

Nous nous sentons importante.

Puis cette personne s’éloigne.

Et tout peut s’écrouler.

Parce que si notre valeur vient principalement de ce que les autres nous renvoient, leur départ ne signifie pas seulement perdre quelqu’un.

Il peut donner l’impression de perdre ce que nous pensions valoir.

J’ai connu ce complexe d’infériorité.

Le manque de confiance.

Le doute.

Et cette envie profonde d’être aimée pour qui j’étais.

Alors forcément, le regard des hommes pouvait prendre une place importante.

Paradoxalement, ce regard pouvait également me mettre très mal à l’aise.

J’aurais parfois aimé devenir une petite souris et me cacher dans un trou.

Voilà aussi ce que peuvent être nos contradictions.

Vouloir être regardée et avoir peur du regard.

Vouloir être désirée et se sentir mal lorsqu’on l’est.

Vouloir être aimée tout en doutant que quelqu’un puisse réellement nous aimer.

Chercher l’amour peut parfois nous faire accepter ce que nous ne voulons pas

C’est une partie plus difficile de mon histoire.

Il y a eu des moments où j’ai cherché à remplir quelque chose.

Un vide.

Une douleur.

Ce besoin d’être aimée.

J’ai eu des relations avec des garçons dont je n’avais pas forcément envie.

J’ai aussi utilisé l’alcool pour faire taire certaines choses.

Je ne raconte pas cela pour dire que toute personne ayant manqué d’amour enfant connaîtra ce genre de parcours.

Évidemment non.

Je parle seulement de moi.

De la manière dont, chez moi, cette recherche d’amour et cette difficulté à m’aimer moi-même ont parfois pris des chemins qui me faisaient encore plus de mal.

Parce qu’on peut chercher très fort quelque chose chez les autres sans jamais réussir à remplir durablement ce qui manque à l’intérieur.

Chaque nouvelle attention soulage un instant.

Puis le besoin revient.

Pourquoi un peu d’attention peut-il devenir tellement important ?

Lorsque l’on doute de sa valeur, être choisi peut provoquer quelque chose de très puissant.

Enfin quelqu’un me voit.

Enfin quelqu’un me veut.

Enfin je compte.

Cette sensation peut être tellement agréable que l’on s’attache parfois davantage à ce qu’elle nous fait ressentir qu’à la personne elle-même.

C’est quelque chose que j’ai dû apprendre à distinguer.

Est-ce que j’aime réellement cette personne ?

Ou est-ce que j’aime énormément la manière dont je me sens lorsqu’elle me choisit ?

Les deux peuvent bien sûr exister ensemble.

Mais cette question m’a aidée à comprendre pourquoi je pouvais parfois m’attacher si rapidement.

Parce que derrière une nouvelle histoire, il pouvait aussi y avoir une promesse.

Peut-être que cette fois, quelqu’un va enfin rester.

Quand aimer devient avoir peur de perdre

Plus quelqu’un devient important pour nous, plus nous pouvons avoir peur de le perdre.

Chez moi, cette peur a parfois pris la forme de jalousie.

De possessivité.

D’exclusivité.

Je voulais être rassurée.

Je voulais savoir que j’étais celle que l’on choisissait.

Pendant longtemps, j’ai pu penser que cela montrait simplement à quel point j’aimais.

Mais j’ai progressivement compris qu’une partie de cette intensité pouvait aussi venir de ma peur.

L’amour disait :

« Je veux être avec toi. »

La peur disait :

« J’ai besoin que tu restes pour me sentir en sécurité. »

Et les deux pouvaient être tellement mélangés que je ne savais plus les distinguer.

Comprendre cela n’a pas rendu toutes mes réactions acceptables.

La peur d’être abandonné ne donne pas le droit de contrôler quelqu’un.

Mais elle peut permettre de comprendre ce qui se passe en nous et de commencer à agir autrement.

Pourquoi certaines personnes disent-elles toujours oui ?

Parce que dire non comporte un risque.

L’autre peut être déçu.

Il peut se fâcher.

Il peut nous trouver difficile.

Il peut partir.

Lorsque nous avons très peur de ne plus être aimés, un simple non peut donc devenir beaucoup plus compliqué qu’il n’y paraît.

Alors on accepte.

On rend service alors que l’on est épuisé.

On laisse passer une parole qui nous blesse.

On accepte une situation qui nous dérange.

On pardonne rapidement.

On évite le conflit.

Et progressivement, notre propre désir devient moins important que la réaction de l’autre.

C’est là que le besoin d’être aimé peut devenir douloureux.

Pas parce que nous aimons trop.

Mais parce que nous commençons à disparaître pour conserver cet amour.

Et parfois, on accepte même l’inacceptable

J’ai connu une relation dans laquelle mes limites ont été dépassées.

J’ai accepté la violence physique.

Psychologique.

Verbale.

Il serait beaucoup trop simple de dire que j’ai accepté cela uniquement parce que j’avais besoin d’être aimée.

Une relation violente est complexe.

Et celui qui exerce la violence reste entièrement responsable de ses actes.

Mais dans ma propre histoire, je sais aujourd’hui que mon manque de confiance, mon attachement, ma peur de perdre et mon besoin d’amour ont fait partie de ce qui rendait la situation difficile à quitter.

Je pouvais espérer que cela change.

Donner encore.

Pardonner.

Essayer.

Et parfois me demander ce que moi je pouvais faire différemment pour que tout aille mieux.

Alors que la violence de l’autre n’était pas à moi de réparer.

Est-ce réellement lié à l’enfance ?

Pas toujours.

Et je tiens à conserver cette nuance dans chacun de mes textes.

Avoir besoin d’être aimé ne signifie pas automatiquement avoir été maltraité, abandonné ou négligé enfant.

Nous sommes des êtres sociaux.

Le besoin de lien et d’appartenance fait partie de l’expérience humaine.

Mais les expériences précoces peuvent participer à notre manière de vivre les relations.

Les recherches sur l’attachement montrent notamment des associations entre certaines expériences difficiles de l’enfance et davantage d’anxiété ou d’évitement dans les relations d’attachement à l’âge adulte.

Cela ne signifie pas qu’un enfant ayant manqué d’affection deviendra nécessairement un adulte dépendant du regard des autres.

Les trajectoires sont différentes.

Nous rencontrons d’autres personnes.

Nous développons des ressources.

Nous pouvons être accompagnés.

Nous apprenons.

Nous changeons.

Notre enfance peut influencer notre histoire sans la déterminer entièrement.

Peut-on apprendre à s’aimer lorsqu’on nous a peu appris à le faire ?

C’est probablement l’une des questions les plus importantes de mon histoire.

Comment apprendre à s’aimer quand on vous a si peu appris à vous aimer ?

Pendant longtemps, j’aurais peut-être attendu que quelqu’un d’autre apporte la réponse.

Que quelqu’un m’aime suffisamment.

Qu’un homme me regarde d’une certaine manière.

Qu’une relation me donne enfin cette sécurité.

Mais aucune personne ne pouvait revenir dans mon enfance pour changer ce qui s’était passé.

Et demander à quelqu’un de réparer entièrement ce manque lui donnait aussi un pouvoir immense sur moi.

Parce que s’il devenait celui qui me faisait sentir que j’avais de la valeur, son départ pouvait me donner l’impression de ne plus en avoir.

J’ai dû apprendre quelque chose de beaucoup plus difficile.

Commencer à reconnaître ma valeur même lorsque personne n’était là pour me la confirmer.

S’aimer ne veut pas dire ne plus avoir besoin des autres

Je trouve cette nuance essentielle.

On entend parfois :

« Il faut d’abord s’aimer soi-même avant de pouvoir aimer quelqu’un. »

Je trouve cette phrase trop simple.

Nous pouvons manquer de confiance et aimer sincèrement.

Nous pouvons avoir des blessures et construire de belles relations.

Nous pouvons également apprendre à nous aimer à travers des relations sécurisantes.

Les autres comptent.

L’amour des autres compte.

La tendresse compte.

Le soutien compte.

Je ne cherche donc pas à devenir une femme qui n’a besoin de personne.

Je cherche plutôt à ne plus avoir besoin de me perdre pour que quelqu’un m’aime.

Et ce n’est pas du tout la même chose.

Devenir maman a changé ma manière de regarder l’amour

Lorsque je suis devenue mère, quelque chose s’est déplacé.

Je pensais avoir trouvé l’homme de ma vie.

Puis la violence est revenue dans mon histoire.

Sauf que cette fois, je n’étais plus seule.

Mes enfants étaient là.

Et je voulais leur montrer autre chose.

Un amour sain.

Un amour qui ne fait pas vivre dans la peur.

Un amour dans lequel on n’a pas besoin de tout accepter pour que l’autre reste.

Alors j’ai fait quelque chose que j’avais longtemps eu du mal à faire pour moi-même.

J’ai agi.

Je suis allée au commissariat.

J’ai expliqué ce que je vivais.

J’ai contacté SOS Femmes.

J’ai obtenu mon appartement.

Je suis partie.

Et peut-être qu’en voulant apprendre à mes enfants qu’ils méritaient un amour différent, j’ai commencé à comprendre que moi aussi, je le méritais.

Mais comprendre tout cela ne change pas toujours immédiatement ce que l’on ressent

J’avais commencé à comprendre mon histoire.

Je pouvais faire des liens.

Voir certains schémas.

Mettre des mots.

Pourtant, mon corps ne semblait pas toujours avancer exactement au même rythme que mes pensées.

Certaines situations pouvaient encore créer des tensions.

Des réactions.

Des peurs.

Comme si une partie de moi savait que quelque chose avait changé tandis qu’une autre restait encore sur ses gardes.

C’est dans mon propre parcours que la question du corps a commencé à prendre une autre place.

Je ne parle pas d’une mémoire où chaque événement serait littéralement enregistré quelque part dans un muscle.

Ce n’est pas ce que la science permet d’affirmer.

Lorsque je parle aujourd’hui de mémoire du corps, je parle d’abord de mon expérience.

De ce décalage que j’ai ressenti entre ce que je savais et ce que je ressentais encore.

Puis j’ai rencontré cet homme

Il pratiquait une méthode ancestrale de massage.

Avant de me l’enseigner, il me l’a fait recevoir.

Et cela a marqué mon cheminement.

Parce que je n’avais pas besoin d’être celle qui explique.

Celle qui comprend.

Celle qui gère.

Celle qui donne.

Pour une fois, j’étais simplement celle qui recevait.

Je pouvais m’allonger.

Laisser faire.

Ressentir.

Et peut-être que cela avait également quelque chose de symbolique pour la femme que j’étais devenue.

Moi qui avais tellement donné pour être aimée, j’apprenais aussi à recevoir sans devoir mériter ce que l’on me donnait.

Plus tard, cet homme m’a transmis sa méthode.

Et elle est devenue une partie de ce que je pratique aujourd’hui.

Le corps et l’esprit ne racontent pas forcément deux histoires différentes

C’est ce qui m’intéresse dans cette approche.

Pendant longtemps, j’ai travaillé avec mes pensées.

Mes souvenirs.

Mes compréhensions.

Mais je suis aussi un corps.

Un corps qui a vécu.

Qui a connu la peur.

Qui s’est parfois protégé.

Qui s’est tendu.

Qui a également connu le plaisir, la sécurité, la tendresse et l’apaisement.

La méthode qui m’a été transmise cherche cette rencontre entre le corps et l’esprit.

J’y associe mon magnétisme et mon ressenti.

Je ne prétends pas qu’un massage puisse apprendre à quelqu’un à s’aimer ou traiter à lui seul les conséquences d’un traumatisme.

Lorsque la souffrance psychologique est importante, l’accompagnement d’un professionnel de santé mentale peut être nécessaire.

Ma pratique se situe ailleurs.

Elle vient compléter mon propre regard sur ce que nous portons et sur cette recherche d’harmonie entre ce que nous avons compris et ce que nous ressentons encore.

Comment savoir si notre besoin d’amour nous fait nous oublier ?

Je ne crois pas qu’il existe un test capable de répondre parfaitement à cette question.

Mais certaines questions peuvent peut-être nous aider à regarder.

Est-ce que j’ose dire non à la personne que j’aime ?

Est-ce que je peux exprimer un besoin sans avoir peur qu’elle parte ?

Est-ce que je reste moi-même lorsque je suis en couple ?

Est-ce que je fais énormément pour l’autre tout en ayant beaucoup de mal à recevoir ?

Est-ce que mon estime de moi s’effondre lorsque quelqu’un me rejette ?

Est-ce que je reste dans certaines situations uniquement parce que la solitude me semble insupportable ?

Est-ce que je pardonne des comportements qui dépassent pourtant mes limites ?

Et peut-être surtout :

est-ce que je cherche à être aimée ou est-ce que je cherche à prouver que je mérite de l’être ?

Cette question, j’aurais aimé me la poser beaucoup plus tôt.

L’amour n’a peut-être jamais eu besoin d’être mérité

C’est probablement ce que l’enfant que j’étais avait le plus de mal à comprendre.

Je croyais devoir faire quelque chose.

Être quelque chose.

M’adapter.

Donner.

Supporter.

Pour avoir une place.

Aujourd’hui, je peux regarder cette petite fille autrement.

Elle ne manquait pas de valeur.

Elle manquait de personnes capables de lui faire sentir cette valeur comme elle en avait besoin.

Ce n’est pas la même chose.

Et cette différence change profondément le regard que je porte sur elle.

Je n’ai plus besoin de lui demander pourquoi elle n’a pas réussi à être suffisamment aimée.

Elle n’avait rien à réussir.

Elle était une enfant.

Être aimé est magnifique. S’abandonner pour l’être ne l’est pas.

Je veux toujours être aimée.

Évidemment.

Je veux aimer.

Partager.

Être importante pour les personnes que j’aime.

Je ne cherche pas à supprimer cela.

Ce que j’ai progressivement appris, c’est que l’amour de quelqu’un ne devrait pas m’obliger à abandonner toute ma propre valeur.

Je peux aimer sans tout accepter.

Je peux donner sans me vider.

Je peux être présente sans devenir responsable de tout.

Je peux dire non.

Je peux poser une limite.

Et si quelqu’un décide de partir parce que je me respecte, son départ peut me faire souffrir.

Mais il ne signifie plus automatiquement que je ne mérite pas d’être aimée.

Cette différence m’a demandé des années.

Peut-être que derrière ton besoin d’être aimé se trouve simplement une histoire

Je ne sais pas pourquoi l’amour des autres prend peut-être autant de place pour toi.

Je ne sais pas si ton enfance a été heureuse.

Si tu as connu l’abandon.

Le rejet.

La maltraitance.

Ou si rien de tout cela ne correspond à ton histoire.

Je ne vais donc pas te dire :

« Tu as besoin d’être aimé parce que… »

Je n’en sais rien.

Mais si tu as parfois l’impression de t’oublier pour que quelqu’un reste, peut-être peux-tu simplement regarder cette question :

« Qu’est-ce que je crois qu’il arriverait si cette personne cessait de m’aimer ? »

Et écouter la réponse.

Sans te juger.

Parfois, nos réactions présentes racontent simplement quelque chose que nous n’avions jamais pris le temps d’écouter.

C’est vers ce que j’ai moi-même porté que j’ai choisi d’aller

CRYSALYA est née de cette histoire.

Pas uniquement d’une technique que l’on m’a transmise.

Mais de la rencontre entre cette méthode et tout ce que j’avais moi-même traversé.

Le manque d’amour.

L’abandon.

La peur.

Les relations difficiles.

Le besoin d’être choisie.

Puis progressivement la reconstruction.

C’est pour cela que j’ai choisi de consacrer particulièrement ma pratique aux blessures de l’enfance qui peuvent encore agir dans la vie adulte.

À travers le massage qui m’a été transmis et mon magnétisme, je propose cette recherche d’harmonie entre le corps et l’esprit.

Je reçois au Poiré-sur-Vie, près de La Roche-sur-Yon, en Vendée. Des personnes peuvent également choisir de venir depuis Nantes, le secteur du Puy du Fou ou d’autres communes vendéennes lorsqu’elles se reconnaissent dans cette approche.

Je ne sais pas ce que tu as vécu.

Je ne sais pas ce que ton corps porte encore aujourd’hui.

Alors viens, et nous verrons cela ensemble.

Sandy — CRYSALYA
Le massage de libération de la mémoire du corps
Le Poiré-sur-Vie — près de La Roche-sur-Yon — Vendée