La peur de l’abandon ne ressemble pas toujours à ce que l’on imagine. Elle ne dit pas forcément : « J’ai peur que tu me quittes. » Elle peut se cacher derrière la jalousie, le besoin d’être rassuré, l’envie de tout partager, la peur d’un silence ou cette difficulté à partir d’une relation qui nous fait pourtant souffrir. Je connais cette peur.
Pendant longtemps, je pensais simplement que j’aimais trop. Il m’a fallu du temps pour comprendre que derrière ma manière de m’attacher se trouvait peut-être aussi la petite fille qui avait appris très tôt ce que signifiait être abandonnée.
L’abandon, je l’ai connu avant même de pouvoir vraiment le comprendre
J’étais une enfant.
Durant les sept premières années de ma vie, j’ai connu les placements à l’ASE et en famille d’accueil.
Des lieux différents.
Des personnes différentes.
Des habitudes différentes.
Et cette question qui revenait :
« Pourquoi personne ne veut vraiment de moi ? »
Lorsque l’on est adulte, on peut expliquer beaucoup de choses.
On peut comprendre qu’un placement peut avoir lieu pour protéger un enfant.
On peut comprendre les difficultés d’un parent.
On peut replacer une situation dans son contexte.
Mais un enfant ne possède pas toutes ces explications.
Il ressent ce qui lui arrive.
Et moi, ce que je ressentais, c’était que je n’étais pas choisie.
Que je n’avais pas cette sécurité que j’aurais voulu avoir.
Que les personnes et les lieux pouvaient changer.
Puis ma mère m’a récupérée.
Mais la sécurité que j’attendais n’est pas vraiment arrivée.
J’ai ensuite vécu auprès d’un beau-père alcoolique, avec les violences, les cris, le mépris et les attouchements sexuels.
Alors cette petite fille a appris quelque chose très tôt :
les personnes dont on dépend ne sont pas toujours celles auprès desquelles on se sent en sécurité.
Puis j’ai grandi
Et comme beaucoup de choses de mon enfance, je pensais avoir laissé l’abandon derrière moi.
Je n’étais plus cette petite fille placée.
J’étais une femme.
Je pouvais choisir.
Partir.
Décider avec qui vivre.
Construire mes relations.
Et pourtant, quelque chose était toujours là.
J’avais profondément besoin d’être aimée.
Je m’attachais vite.
J’aimais vite.
Je pouvais être jalouse.
Possessive.
Exclusive.
Je cherchais énormément de stabilité dans mes relations.
Et lorsque j’étais avec quelqu’un, je donnais beaucoup.
Je prenais soin de lui.
Je pouvais le materner.
Je gérais énormément de choses.
Pendant longtemps, je voyais simplement cela comme ma manière d’aimer.
Avec le recul, je peux aussi me poser une autre question :
est-ce que je donnais parfois autant parce que j’avais peur que l’on m’abandonne encore ?
La peur de l’abandon ne signifie pas forcément avoir été abandonné physiquement
C’est important de le préciser.
Tout le monde n’a pas vécu mon histoire.
On peut avoir grandi avec ses deux parents et avoir pourtant ressenti une profonde insécurité affective.
Un parent peut être physiquement présent mais émotionnellement très absent.
Il peut être imprévisible.
Parfois tendre et parfois rejetant.
Disponible un jour et inaccessible le lendemain.
Il peut menacer de partir.
Retirer son affection.
Ignorer l’enfant.
Ou être tellement pris par ses propres difficultés qu’il n’est pas suffisamment disponible pour répondre aux besoins émotionnels de celui-ci.
À l’inverse, avoir vécu une séparation ou un placement ne signifie pas automatiquement développer une peur de l’abandon à l’âge adulte.
Nos histoires sont beaucoup plus complexes.
Ce qui compte n’est pas uniquement l’événement.
Il y a aussi la manière dont il a été vécu, les autres relations autour de l’enfant, les personnes sécurisantes qu’il a pu rencontrer et tout ce qui s’est construit ensuite.
C’est pour cela que je me méfie des phrases comme :
« Si tu fais ça, c’est forcément parce que tu as une blessure d’abandon. »
Personne ne devrait expliquer notre histoire à notre place.
Mais parfois, certaines réactions peuvent nous donner envie de regarder un peu plus loin.
Pourquoi un simple silence peut-il devenir si difficile ?
Imagine.
Tu envoies un message à quelqu’un que tu aimes.
Pas de réponse.
Une heure passe.
Puis deux.
Pour certaines personnes, il ne se passe presque rien.
« Il est occupé. »
Pour d’autres, quelque chose commence.
Pourquoi il ne répond pas ?
Est-ce que j’ai fait quelque chose ?
Est-ce qu’il est fâché ?
Est-ce qu’il se lasse de moi ?
Est-ce qu’il parle avec quelqu’un d’autre ?
Est-ce qu’il va me quitter ?
Le silence de quelques heures devient beaucoup plus qu’un silence.
Il touche une peur.
Alors on renvoie un message.
On vérifie.
On cherche un signe.
On imagine.
Et lorsque la réponse arrive enfin, tout redescend.
Ce type de réaction peut avoir de nombreuses causes et ne suffit évidemment pas à conclure à une peur de l’abandon.
Mais je connais ce besoin d’être rassurée.
Parce que lorsque notre sécurité semble dépendre de la présence de quelqu’un, la moindre distance peut prendre une importance énorme.
Parfois, nous appelons cela de l’amour
C’est probablement l’une des choses les plus difficiles à regarder.
Parce que l’on peut confondre certaines peurs avec la force de nos sentiments.
« Je suis jalouse parce que je l’aime. »
« Je veux toujours être avec lui parce que je l’aime. »
« Je ne supporte pas qu’il s’éloigne parce que je l’aime trop. »
« Je lui pardonne tout parce que je l’aime. »
Mais aimer quelqu’un et avoir peur de le perdre sont deux choses différentes.
Elles peuvent évidemment exister ensemble.
Et pendant longtemps, chez moi, elles étaient tellement mélangées que je ne savais plus toujours où l’une finissait et où l’autre commençait.
Je pouvais aimer sincèrement.
Mais cette peur ancienne pouvait venir se glisser dans cet amour.
Alors le moindre risque de perte devenait immense.
Et parfois, je pouvais préférer rester dans une situation qui me faisait souffrir plutôt que d’affronter ce qui me faisait encore plus peur :
être abandonnée.
Quand on s’attache très vite
Je me suis souvent attachée rapidement.
Très rapidement.
Une rencontre pouvait prendre énormément de place.
Une relation commençait et très vite, beaucoup d’émotions étaient déjà là.
Cela peut être agréable.
Cette intensité.
Cette impression d’avoir enfin trouvé quelqu’un.
Mais lorsque l’on a profondément besoin d’être choisi, il peut être intéressant de regarder ce qui se passe réellement.
Est-ce que j’aime déjà cette personne ?
Ou est-ce que j’aime aussi énormément ce que je ressens lorsqu’elle me choisit ?
Ce n’est pas la même chose.
Être désirée.
Être regardée.
Être recherchée.
Sentir que quelqu’un veut être avec nous.
Lorsque l’on a grandi avec la sensation de ne pas avoir été suffisamment choisi, tout cela peut toucher quelque chose de très profond.
On peut alors investir une relation avant même d’avoir réellement eu le temps de connaître la personne.
Et parfois, lorsque les premiers signes qui nous dérangent apparaissent, nous sommes déjà tellement attachés que les regarder devient difficile.
La peur d’être quitté peut nous faire accepter beaucoup trop
C’est ici que la peur de l’abandon peut devenir particulièrement douloureuse.
Parce qu’il existe une différence entre vouloir sauver une relation et se perdre pour qu’elle continue.
J’ai connu cela.
J’ai été dans des relations où je n’étais pas épanouie.
Et pourtant, je restais.
J’ai aussi connu une relation beaucoup plus destructrice.
Un homme avec lequel mes limites ont sauté les unes après les autres.
J’ai accepté la violence physique.
Psychologique.
Verbale.
Aujourd’hui, je peux dire clairement que ces comportements étaient inacceptables.
Mais la femme qui les vivait n’était pas seulement en train d'évaluer rationnellement une liste de faits.
Elle était attachée.
Elle espérait.
Elle voulait être aimée.
Et elle avait peur.
Cela ne signifie absolument pas que ma peur de l’abandon était responsable de la violence de cet homme.
Celui qui exerce une violence reste responsable de ses actes.
Mais ma propre histoire peut m’aider à comprendre pourquoi il m’a été si difficile de partir.
Et cette différence est essentielle.
Comprendre pourquoi une victime reste ne signifie jamais lui attribuer la responsabilité de ce qu’elle subit.
« Si je suis parfaite, peut-être qu’il restera »
La peur de l’abandon ne provoque pas seulement de la jalousie.
Elle peut parfois nous pousser à devenir exactement ce que nous pensons que l’autre attend.
Ne pas trop déranger.
Ne pas trop demander.
Être disponible.
Faire plaisir.
Prendre soin.
Accepter.
Pardonner.
Et progressivement, nous pouvons perdre de vue une question pourtant simple :
Et moi, qu’est-ce que je veux ?
Je connais cela aussi.
Depuis l’enfance, j’avais appris à m’adapter.
À être assez sage.
Assez forte.
Assez obéissante.
Comme si ma place dépendait de ma capacité à être ce que l’on attendait de moi.
Puis adulte, cette logique pouvait prendre une autre forme.
Je donnais énormément.
Et parfois, je recevais peu.
Mais demander davantage pouvait signifier prendre le risque de créer un conflit.
Et un conflit pouvait signifier prendre le risque que l’autre parte.
Alors on se tait.
Et à force de vouloir éviter l’abandon de l’autre, on finit parfois par faire quelque chose d’étrange :
on s’abandonne soi-même.
La jalousie cache-t-elle toujours une peur de l’abandon ?
Non.
Et je tiens à le dire parce qu’il est très facile, sur Internet, de transformer chaque comportement humain en symptôme d’une « blessure ».
La jalousie peut avoir différentes causes.
Elle peut être liée à une situation réelle dans la relation.
À un manque de confiance.
À des expériences passées.
À notre estime de nous-mêmes.
À la manière dont le couple fonctionne.
Ou à plusieurs de ces éléments en même temps.
Mais chez certaines personnes, la peur de perdre l’autre peut effectivement alimenter la jalousie.
Dans mon cas, j’ai connu cette jalousie.
Cette possessivité.
Ce besoin d’exclusivité.
Et lorsque je regarde mon histoire aujourd’hui, je peux comprendre pourquoi la possibilité de ne plus être choisie pouvait me toucher aussi profondément.
Mais comprendre ne signifie pas justifier tous nos comportements.
Une peur peut expliquer pourquoi nous réagissons d’une certaine manière.
Elle ne nous donne pas le droit de contrôler l’autre.
C’est aussi cela, se reconstruire.
Apprendre à reconnaître notre peur sans demander à l’autre de vivre enfermé à l’intérieur.
Certaines personnes réagissent exactement à l’inverse
C’est ce qui rend ce sujet beaucoup plus intéressant que les petites cases que l’on trouve parfois sur les réseaux sociaux.
Une peur liée aux relations ne conduit pas forcément à s’accrocher.
Certaines personnes font exactement l’inverse.
Elles gardent leurs distances.
Elles évitent de trop dépendre de quelqu’un.
Elles peuvent se sentir mal à l’aise lorsque la relation devient trop intime.
Elles partent avant de risquer d’être quittées.
Ou choisissent des relations dans lesquelles une vraie proximité est difficile.
La logique peut être très différente.
Mais parfois, derrière cette distance, il peut aussi y avoir une manière de se protéger.
Si je ne dépends de personne, personne ne pourra m’abandonner.
Si je pars en premier, je ne serai pas quitté.
Si je n’aime pas trop, je ne souffrirai pas trop.
Encore une fois, ce n’est pas une règle.
Mais cela montre pourquoi deux personnes ayant connu des enfances difficiles peuvent devenir des adultes qui fonctionnent de manière complètement opposée.
Que dit la recherche sur l’attachement à l’âge adulte ?
La psychologie étudie depuis longtemps les liens entre les expériences relationnelles précoces et l’attachement plus tard dans la vie.
Les recherches ne permettent pas de dire :
« Tu as vécu cela enfant, donc tu seras comme ceci adulte. »
Ce serait beaucoup trop simpliste.
Mais elles montrent des associations.
Une méta-analyse récente regroupant plus de 200 études et plus de 82 000 participants a notamment observé une association entre les expériences de maltraitance pendant l’enfance et davantage d’anxiété ou d’évitement dans l’attachement à l’âge adulte.
L’anxiété d’attachement peut notamment être associée à une forte inquiétude concernant la disponibilité de l’autre ou la peur d’être rejeté.
L’évitement, lui, peut davantage se manifester par une difficulté avec la proximité ou la dépendance affective.
Mais ce sont des tendances étudiées sur des groupes.
Pas une manière de diagnostiquer une personne à partir de quelques comportements.
Notre histoire relationnelle continue également à se construire tout au long de notre vie.
Une relation sécurisante peut nous apprendre autre chose.
Un accompagnement peut nous aider.
Nos propres prises de conscience peuvent modifier notre manière de vivre les relations.
Rien n’est complètement figé.
Peut-on aimer sans avoir constamment peur de perdre ?
Je crois que oui.
Mais pour moi, cela a demandé de comprendre une chose essentielle :
être abandonnée n’était plus la même chose à l’âge adulte que lorsque j’étais enfant.
Enfant, je dépendais réellement des adultes.
Je ne pouvais pas simplement prendre ma valise et construire une autre vie.
Je n’avais ni les moyens, ni l’autonomie, ni le pouvoir d’une adulte.
Alors la perte de la personne dont je dépendais touchait directement ma sécurité.
Adulte, je peux souffrir terriblement si quelqu’un part.
Je peux être triste.
Me sentir rejetée.
Avoir le cœur brisé.
Mais je ne suis plus cette enfant sans pouvoir.
Je peux vivre.
Choisir.
Me reconstruire.
Demander de l’aide.
Rencontrer d’autres personnes.
Cette différence paraît évidente lorsqu’on la lit.
Mais émotionnellement, elle peut demander beaucoup de temps avant d’être réellement ressentie.
Apprendre à poser une limite, c’est aussi accepter le risque que quelqu’un parte
C’est peut-être l’une des étapes les plus difficiles.
Parce qu’une limite ne garantit pas que l’autre restera.
Dire :
« Je n’accepte pas cela »
peut créer un conflit.
Dire non peut déplaire.
Refuser une situation peut entraîner une rupture.
Et lorsqu’on a très peur de l’abandon, cette possibilité peut être terrifiante.
Alors on peut être tenté de choisir la relation plutôt que la limite.
J’ai fait cela.
Mais progressivement, j’ai appris quelque chose :
une relation qui ne peut exister que si je cesse de me respecter n’est pas réellement la sécurité que je cherchais.
Poser une limite ne garantit pas que personne ne nous quittera.
Cela permet surtout de ne plus nous quitter nous-mêmes pour retenir quelqu’un.
Devenir maman m’a montré la différence entre aimer et accepter
Lorsque je suis devenue maman, quelque chose a changé.
Je me suis retrouvée une nouvelle fois dans une relation où la violence existait.
Mais cette fois, mes enfants regardaient.
Je pouvais encore avoir peur.
Je pouvais encore douter.
Mais je ne voulais pas leur apprendre que l’amour signifiait supporter cela.
Alors j’ai agi.
Je suis allée au commissariat.
J’ai parlé de ce que je vivais.
J’ai contacté SOS Femmes.
J’ai obtenu mon appartement.
J’ai quitté cette situation.
Et en protégeant mes enfants, j’ai probablement commencé à comprendre que moi aussi, j’avais le droit d’être protégée.
J’avais 37 ans.
Il m’avait fallu toutes ces années pour commencer à regarder certaines choses autrement.
Et si notre corps avait lui aussi appris à craindre la perte ?
Dans mon propre parcours, j’ai découvert que comprendre ma peur ne suffisait pas toujours à empêcher certaines réactions.
Je pouvais savoir rationnellement qu’une personne ne m’abandonnait pas.
Et pourtant sentir mon corps se tendre.
Une inquiétude arriver.
Une urgence.
Cette envie d’agir immédiatement pour retrouver la sécurité.
Lorsque je parle aujourd’hui de mémoire du corps, c’est notamment à ce genre d’expérience que je pense.
Je ne veux pas dire qu’une peur serait littéralement stockée dans un muscle ou qu’un massage permettrait de retrouver un souvenir précis.
Ce n’est pas une affirmation scientifique que je pourrais soutenir.
Je parle de mon expérience.
Du fait que notre organisme apprend aussi à réagir au stress et au danger.
Et que parfois, ce que nous ressentons arrive avant même que notre pensée ait eu le temps de tout analyser.
C’est cette différence entre ce que mon esprit avait compris et ce que mon corps continuait parfois à ressentir qui a compté dans mon cheminement.
La méthode que j’ai reçue m’a permis d’aborder cette histoire autrement
J’ai rencontré un homme qui pratiquait une méthode ancestrale de massage.
Avant de me la transmettre, il me l’a fait vivre.
Et cela a été une étape importante pour moi.
Parce que je pouvais arrêter de chercher uniquement avec ma tête.
Je pouvais m’allonger.
Ne rien avoir à prouver.
Ne rien avoir à expliquer.
Et porter attention à ce que je ressentais.
Cette méthode cherche une rencontre entre le corps et l’esprit.
Aujourd’hui, je l’associe également à mon magnétisme.
Je ne prétends pas qu’un massage traite à lui seul une peur de l’abandon ou un traumatisme.
Lorsqu’une souffrance psychologique est importante, l’accompagnement d’un psychologue, d’un psychiatre ou d’un autre professionnel de santé compétent peut être nécessaire.
Mon approche se situe ailleurs.
Dans ce lien que j’ai moi-même découvert entre ce que l’esprit comprend et ce que le corps continue parfois à exprimer.
Se libérer de la peur de l’abandon ne signifie pas ne plus avoir besoin de personne
Pendant longtemps, j’aurais peut-être imaginé qu’être forte signifiait ne dépendre de personne.
Mais je ne le crois plus.
Nous avons besoin des autres.
Nous avons besoin d’amour.
De liens.
De présence.
De sécurité.
Le problème n’est pas d’aimer quelqu’un ni même d’avoir peur de le perdre.
La question est plutôt de savoir ce que cette peur nous fait faire.
Est-ce qu’elle m’empêche de dire non ?
Est-ce qu’elle m’oblige à accepter l’inacceptable ?
Est-ce qu’elle me pousse à contrôler l’autre ?
Est-ce qu’elle me fait croire que sans cette personne, je ne suis plus rien ?
Est-ce qu’elle me conduit à abandonner mes propres besoins ?
C’est là que quelque chose peut commencer à changer.
Pas en devenant quelqu’un qui n’a plus besoin d’amour.
Mais en découvrant peut-être que nous pouvons aimer profondément sans devoir disparaître à l’intérieur de la relation.
L’enfant abandonné n’est plus seul face au monde
C’est peut-être la chose que j’aurais aimé pouvoir dire à la petite fille que j’étais.
Tu vas grandir.
Tu vas rencontrer des personnes qui partiront.
D’autres qui resteront.
Tu vas aimer.
Tu vas être déçue.
Tu vas parfois te tromper.
Et tu auras probablement encore peur.
Mais un jour, tu ne dépendras plus entièrement de quelqu’un pour survivre.
Tu pourras choisir.
Et surtout, tu pourras apprendre à ne plus mesurer ta valeur au fait qu’une personne reste ou parte.
Aujourd’hui, je ne peux pas changer l’abandon que j’ai vécu.
Mais je peux arrêter de laisser cette petite fille décider seule de toutes mes relations.
Elle fait partie de moi.
Je peux l’écouter.
Sans lui confier toute ma vie.
Peut-être que ta peur raconte elle aussi quelque chose
Je ne sais pas si tu as été abandonné enfant.
Je ne sais pas si quelqu’un est parti.
Si tu as été placé.
Si tu as manqué d’amour.
Ou si ton histoire n’a absolument rien à voir avec la mienne.
Mais si tu ressens cette peur immense de perdre l’autre, peut-être peux-tu commencer sans te juger.
Pas en te disant :
« Je suis trop jaloux. »
« Je suis trop dépendante. »
« J’aime trop. »
Mais simplement en te demandant :
« Qu’est-ce qui me fait si peur lorsque j’imagine que cette personne pourrait partir ? »
La réponse ne viendra peut-être pas de ton enfance.
Mais parfois, derrière la peur de perdre quelqu’un aujourd’hui se trouve aussi une ancienne peur que nous n’avions jamais vraiment regardée.
C’est précisément vers ces blessures que j’ai choisi d’aller
CRYSALYA est née de mon propre chemin.
Je ne connais pas la peur de l’abandon uniquement parce que j’en ai lu la définition.
Je l’ai vécue.
Elle a traversé mon enfance.
Puis certaines de mes relations d’adulte.
Et c’est vers ce que j’ai moi-même porté que j’ai choisi d’orienter ma pratique.
À travers le massage qui m’a été transmis et mon magnétisme, je propose une approche centrée sur cette recherche d’harmonie entre le corps et l’esprit.
Je pratique au Poiré-sur-Vie, près de La Roche-sur-Yon, en Vendée. Cette approche peut également amener des personnes à venir depuis le secteur de Nantes, du Puy du Fou ou d’autres communes de Vendée lorsqu’elles se reconnaissent dans ce que je propose.
Je ne sais pas ce que tu as vécu.
Je ne sais pas ce que ton corps porte encore aujourd’hui.
Alors viens, et nous verrons cela ensemble.
Sandy — CRYSALYA
Le massage de libération de la mémoire du corps
Le Poiré-sur-Vie — près de La Roche-sur-Yon — Vendée