Pendant longtemps, je me suis demandé pourquoi mes histoires semblaient différentes au début et finissaient pourtant par me faire ressentir des choses que je connaissais déjà. Je voulais être aimée, trouver enfin de la stabilité et construire quelque chose de beau. Pourtant, je me retrouvais dans des relations où je donnais énormément, où mes limites disparaissaient et où la peur de perdre l’autre prenait parfois plus de place que mon propre bonheur.
Alors une question a fini par apparaître : pourquoi reproduisons-nous parfois, adultes, des situations qui ressemblent étrangement à ce qui nous a déjà fait souffrir ?
Pourquoi retourne-t-on vers ce qui nous fait souffrir ?
C’est une question que je me suis posée longtemps.
Et elle peut être terrible lorsqu’on la retourne contre soi.
Pourquoi je suis encore tombée sur cette personne ?
Pourquoi je n’ai pas vu les signes ?
Pourquoi suis-je restée ?
Pourquoi ai-je accepté ça ?
Pourquoi mes histoires finissent-elles toujours de la même manière ?
À force, on peut finir par penser que le problème vient de nous.
Que nous ne savons pas choisir.
Que nous sommes attirés par les mauvaises personnes.
Ou pire encore : que nous devons aimer souffrir puisque nous recommençons.
Je ne regarde plus les choses ainsi.
Parce qu’une relation amoureuse ne dépend jamais d’une seule cause.
Notre enfance peut avoir une influence.
Mais elle n’explique pas tout.
Notre personnalité, nos rencontres, notre environnement, les circonstances de notre vie et évidemment le comportement de la personne que nous rencontrons comptent également.
Et surtout, avoir été maltraité enfant ne condamne absolument pas à vivre des relations toxiques une fois adulte.
Pourtant, lorsque certains scénarios reviennent encore et encore, il peut être intéressant de regarder ce que nous avons appris très tôt sur l’amour, la sécurité et notre propre valeur.
Moi, c’est là que j’ai commencé à trouver certaines réponses.
Notre première idée de l’amour ne vient pas de nos relations amoureuses
Bien avant notre premier amoureux ou notre première amoureuse, nous avons déjà vécu des relations.
Avec nos parents.
Avec les adultes qui nous ont élevés.
Avec les personnes dont nous dépendions.
C’est là que nous découvrons pour la première fois ce que signifie être proche de quelqu’un.
Être rassuré.
Être protégé.
Être écouté.
Pouvoir faire confiance.
Ou parfois tout l’inverse.
Pour certains enfants, l’amour est accompagné de sécurité.
Pour d’autres, il peut être mélangé à la peur, à l’absence, au rejet, à l’imprévisibilité ou à la violence.
Dans mon histoire, j’ai connu très tôt l’abandon et les placements.
Puis les violences.
Les cris.
Le mépris.
Les attouchements sexuels.
Alors forcément, mes premières expériences des relations humaines n’ont pas été simples.
Mais lorsque j’étais enfant, je ne me disais pas :
« Attention, tout cela risque d’influencer ma manière de vivre certaines relations dans vingt ans. »
J’essayais simplement de tenir.
Et de trouver ma place.
Je voulais surtout être aimée
C’est probablement l’une des choses les plus simples que je puisse dire sur la femme que j’étais devenue.
Je voulais être aimée.
Profondément.
Je m’attachais vite.
J’aimais vite.
Et lorsque j’étais en couple, je donnais énormément.
J’avais besoin de stabilité.
Alors je prenais soin de l’autre.
Je maternais.
Je gérais beaucoup de choses à la maison.
Je pouvais faire passer les besoins de l’homme avec qui j’étais avant les miens.
À l’époque, je ne voyais pas forcément cela comme un problème.
J’aimais.
Donc je donnais.
Mais avec le recul, j’ai compris qu’il pouvait aussi y avoir autre chose derrière cette manière d’aimer.
Cette petite fille qui avait tellement manqué de sécurité cherchait peut-être encore à s’assurer que quelqu’un resterait enfin.
Et lorsqu’on a très peur que l’autre parte, on peut parfois commencer à accepter des choses que l’on n’aurait jamais imaginé accepter.
Quand être quitté semble pire que de ne pas être heureux
On peut être malheureux dans une relation et pourtant avoir énormément de mal à partir.
Cela peut paraître incompréhensible à quelqu’un qui regarde la situation de l’extérieur.
« Mais si tu n’es pas heureuse, quitte-le. »
J’ai probablement entendu ou pensé moi-même ce genre de phrase.
Seulement, une relation ne se vit pas depuis l’extérieur.
Il y a l’attachement.
Les souvenirs.
L’espoir.
La peur.
Les projets.
La culpabilité.
Parfois les enfants.
Parfois une dépendance financière ou matérielle.
Et parfois aussi cette peur immense de se retrouver seul.
Chez moi, le besoin de stabilité était très important.
Alors je pouvais rester dans une relation sans être réellement épanouie.
Parce qu’il y avait malgré tout quelqu’un.
Parce qu’il y avait un couple.
Parce qu’il y avait cette structure qui pouvait ressembler à quelque chose de sécurisant.
Même lorsque, intérieurement, je ne l’étais pas vraiment.
Est-ce vraiment parce que nous sommes attirés par les mauvaises personnes ?
J’entends parfois dire :
« J’attire toujours les personnes toxiques. »
Je l’ai moi-même pensé.
Mais cette phrase peut devenir dangereuse si elle nous fait croire que nous possédons une sorte d’aimant intérieur attirant forcément les mauvaises personnes.
Rencontrer quelqu’un qui se comporte mal n’est pas notre faute.
Et une personne violente reste responsable de ses comportements.
La question qui m’intéresse davantage est celle-ci :
qu’est-ce qui fait que nous pouvons parfois rester longtemps dans une relation qui nous fait souffrir ?
Pourquoi une limite dépassée devient-elle acceptable ?
Puis une deuxième ?
Puis une troisième ?
Pourquoi excusons-nous certaines choses ?
Pourquoi espérons-nous encore ?
Pourquoi avons-nous parfois besoin d’aller très loin avant de nous dire : maintenant, ça suffit ?
C’est là que notre histoire peut parfois entrer en jeu.
Non pas parce qu’elle nous ferait rechercher volontairement la souffrance.
Mais parce qu’elle peut avoir participé à construire notre rapport aux limites, à la sécurité, à l’attachement et à notre propre valeur.
Ce qui nous est familier n’est pas forcément ce qui est bon pour nous
Le mot « familier » est intéressant.
Parce qu’il ne signifie pas « agréable ».
Il signifie simplement quelque chose que nous connaissons.
Lorsque certaines dynamiques ont accompagné notre enfance, elles peuvent parfois nous sembler moins étrangères que nous ne l’imaginons.
Pas forcément consciemment.
Et cela ne signifie pas non plus que nous cherchons à reproduire exactement notre enfance.
Mais certaines manières de fonctionner peuvent nous être connues.
Se battre pour obtenir de l’attention.
Avoir peur de déplaire.
S’adapter à l’humeur de l’autre.
Essayer d’apaiser quelqu’un.
Faire passer ses besoins avant les nôtres.
Attendre que l’autre change.
Pardonner encore.
Croire qu’en aimant suffisamment quelqu’un, tout finira par aller mieux.
Je connaissais déjà beaucoup de cela avant même mes premières relations amoureuses.
Alors lorsque certains de ces mécanismes sont réapparus plus tard, je ne les ai pas nécessairement identifiés immédiatement comme quelque chose d’anormal.
La recherche montre-t-elle réellement un lien ?
Oui, mais il faut être précis.
La recherche ne dit pas que toute personne maltraitée pendant l’enfance reproduira des relations difficiles.
Elle ne dit pas non plus que l’enfance permet de prédire avec certitude notre vie amoureuse.
Une grande méta-analyse publiée en 2026, regroupant 211 études et plus de 82 000 participants, a trouvé une association entre les expériences de maltraitance dans l’enfance et davantage d’anxiété ou d’évitement dans l’attachement à l’âge adulte.
D’autres travaux ont trouvé une association entre maltraitance émotionnelle durant l’enfance et un bien-être relationnel amoureux légèrement moins bon à l’âge adulte.
Les associations observées ne sont pas énormes.
C’est important de le préciser.
Notre enfance compte.
Mais elle n’écrit pas seule notre vie sentimentale.
Et heureusement.
Parce que cela signifie aussi que rien n’est figé.
La peur de l’abandon peut transformer notre manière d’aimer
Chez moi, la peur de perdre l’autre a pris différentes formes.
La jalousie.
La possessivité.
Le besoin d’exclusivité.
L’attachement rapide.
Le besoin d’être rassurée.
Lorsque l’on regarde seulement le comportement, on peut dire :
« Elle est jalouse. »
Mais derrière un comportement, il peut parfois y avoir une peur.
Et chez moi, cette peur avait une histoire.
J’avais déjà connu ce que cela faisait de ne pas être choisie.
D’être séparée.
D’avoir cette sensation que personne ne voulait vraiment de moi.
Alors, une fois adulte, perdre quelqu’un pouvait toucher quelque chose de beaucoup plus ancien que la relation présente.
Cela ne rendait pas tous mes comportements justes.
Comprendre l’origine possible d’une réaction ne signifie pas tout excuser.
Mais cela m’a permis de travailler autrement sur moi.
Au lieu de seulement me dire :
« Arrête d’être jalouse »,
je pouvais commencer à me demander :
« Qu’est-ce que j’ai si peur de perdre ? »
Quand on donne énormément pour recevoir un peu
Il existe une autre manière de se perdre dans une relation.
Donner.
Cela semble étrange parce que donner est généralement considéré comme une qualité.
Et ça peut évidemment l’être.
Mais il y a une différence entre donner parce que nous en avons envie et donner parce que nous avons peur de ce qui arriverait si nous arrêtions.
Pendant longtemps, j’ai énormément donné dans mes relations.
Je prenais soin.
Je gérais.
Je maternais.
Je voulais que l’autre soit bien.
Et parfois, je recevais finalement assez peu.
Pourquoi continuais-je ?
Parce que j’aimais.
Mais peut-être aussi parce que donner était une manière de devenir importante pour l’autre.
Utile.
Nécessaire.
Difficile à quitter.
Lorsque l’on a grandi avec l’idée qu’il fallait mériter sa place, cette manière d’aimer peut devenir presque naturelle.
Alors on ne demande pas :
« Est-ce que cette relation me fait du bien ? »
On se demande plutôt :
« Qu’est-ce que je peux encore faire pour que cette relation fonctionne ? »
Et ce n’est pas du tout la même question.
Pourquoi nos limites peuvent-elles devenir floues ?
Une limite, ce n’est pas simplement savoir dire non.
Encore faut-il sentir que nous avons le droit de le dire.
Lorsqu’un enfant a vu ses limites régulièrement ignorées, il peut être plus difficile, pour certains adultes, d’identifier et de défendre leurs propres limites.
Dans mon histoire, mon corps lui-même n’avait pas été respecté.
J’avais subi des gestes sexuels que je n’avais jamais demandés.
Je n’avais pas eu le pouvoir de dire :
« Tu n’as pas le droit. »
Puis, plus tard, j’ai connu une relation dans laquelle mes limites ont de nouveau été dépassées.
Progressivement.
J’ai accepté la violence physique.
Psychologique.
Verbale.
Cela ne veut pas dire que ce que j’avais subi enfant m’obligeait à accepter cette relation.
Et cela ne retire absolument aucune responsabilité à l’homme qui exerçait cette violence.
Mais dans ma propre histoire, j’ai fini par comprendre que poser une limite n’était pas aussi simple que je l’aurais voulu.
Parce qu’une limite peut réveiller la peur du conflit.
Du rejet.
De l’abandon.
Et parfois, on préfère inconsciemment sacrifier une partie de soi plutôt que de risquer de perdre l’autre.
« Je sais que cette relation me fait du mal, mais je n’arrive pas à partir »
Cette phrase peut sembler contradictoire.
Pourtant, beaucoup de choses humaines le sont.
On peut savoir et ne pas réussir.
On peut comprendre et continuer.
On peut aimer quelqu’un tout en sachant qu’il nous fait souffrir.
On peut même partir et revenir.
C’est précisément pour cela que juger quelqu’un qui reste dans une relation violente ou destructrice n’aide pas.
La personne voit parfois très bien ce qui se passe.
Le problème n’est pas toujours de lui ouvrir les yeux.
Parfois, elle a besoin de retrouver suffisamment de sécurité, de soutien et de confiance pour pouvoir agir sur ce qu’elle voit déjà.
Je sais aujourd’hui que certaines choses que j’ai acceptées étaient inacceptables.
Mais la Sandy qui les vivait n’avait pas encore tout ce que je possède aujourd’hui pour les regarder.
Devenir maman a brisé quelque chose dans mon propre schéma
Pendant longtemps, j’avais eu beaucoup de mal à me protéger moi-même.
Puis je suis devenue maman.
Je pensais avoir trouvé l’homme de ma vie.
Et pourtant, la violence est revenue.
Mais cette fois, il y avait mes enfants.
Et quelque chose est devenu impossible.
Je pouvais encore douter de ma propre valeur.
Mais je savais la leur.
Je pouvais encore avoir du mal à me protéger.
Mais je devais les protéger.
Je ne voulais pas qu’ils grandissent en croyant que l’amour ressemblait à ce qu’ils voyaient.
Alors je suis allée au commissariat.
J’ai raconté ce que je vivais.
J’ai contacté SOS Femmes.
J’ai obtenu mon appartement.
Et j’ai commencé à sortir d’un scénario que je pensais peut-être, quelque part, condamné à recommencer.
Ce jour-là, je n’ai pas seulement quitté une relation.
J’ai commencé à comprendre que reproduire quelque chose ne signifie pas être condamné à le reproduire toujours.
Comprendre un schéma permet-il de le casser ?
Pas automatiquement.
J’aimerais pouvoir dire qu’il suffit de comprendre pourquoi nous faisons quelque chose pour ne plus jamais le refaire.
Mais je ne crois pas que nous fonctionnions ainsi.
Comprendre est une étape.
Parfois immense.
Mais ensuite, il faut apprendre autre chose.
Reconnaître plus tôt ce qui nous fait du mal.
Écouter ce malaise que nous avions l’habitude d’ignorer.
Poser une limite.
Supporter que l’autre ne soit pas content de cette limite.
Accepter que quelqu’un puisse partir.
Découvrir que nous survivons à son départ.
Apprendre que nous n’avons pas besoin d’être indispensables pour être aimés.
Et parfois être accompagné pour y arriver.
Pour certaines personnes, notamment après des violences ou des traumatismes, un accompagnement par un professionnel de santé mentale peut avoir une place importante.
Il n’y a aucune faiblesse à cela.
Parce que certaines choses sont difficiles à traverser seul.
Et pourquoi le corps réagit-il parfois avant nous ?
Dans mon propre parcours, j’ai également découvert que comprendre mes schémas ne suffisait pas toujours à changer immédiatement ce que je ressentais.
Mon esprit pouvait dire :
« Cette situation n’est pas la même. »
Et pourtant, mon corps pouvait se tendre.
Une peur pouvait apparaître.
Une réaction pouvait arriver très vite.
C’est cette différence entre ce que je comprenais et ce que je ressentais qui m’a progressivement amenée à m’intéresser autrement au corps.
Je préfère être précise ici.
Cela ne signifie pas qu’une tension dans le corps prouve qu’un souvenir d’enfance y serait littéralement stocké.
Ce serait aller beaucoup plus loin que ce que la science permet d’affirmer.
Lorsque je parle de mémoire du corps, je parle de mon expérience et de la manière dont je comprends aujourd’hui ma pratique.
Le vécu, le stress et les traumatismes peuvent influencer notre manière de réagir.
Et j’ai personnellement ressenti que mon corps pouvait continuer à se protéger alors même que mon esprit avait déjà compris beaucoup de choses.
La rencontre qui a changé ma manière d’aborder mon histoire
C’est dans mon cheminement que j’ai rencontré cet homme qui pratiquait une méthode ancestrale de massage.
Avant de me l’enseigner, il me l’a fait recevoir.
Et cette expérience a compté dans ma reconstruction.
Parce que pour une fois, je n’avais pas besoin de tout analyser.
Je n’avais pas besoin de raconter une nouvelle fois chaque détail.
Je pouvais m’allonger.
Ressentir.
Et laisser une autre place au corps.
Plus tard, il m’a transmis cette méthode.
Aujourd’hui, je l’associe à mon magnétisme.
Et ce qui m’intéresse profondément dans cette approche, c’est justement la recherche d’une harmonie entre le corps et l’esprit.
L’esprit qui comprend notre histoire.
Et le corps qui peut encore réagir à certaines choses.
Je ne prétends pas qu’un massage puisse résoudre à lui seul des schémas relationnels complexes ou traiter un traumatisme.
CRYSALYA ne remplace pas une psychothérapie, un médecin ou tout autre professionnel de santé lorsque leur accompagnement est nécessaire.
Cette pratique est simplement celle que j’ai moi-même reçue et qui a eu une place dans mon propre chemin.
Une relation saine peut parfois sembler étrange lorsque l’on ne la connaît pas
Il y a quelque chose auquel on pense moins souvent.
Sortir des schémas que nous connaissons ne signifie pas seulement apprendre à éviter ce qui nous fait du mal.
Il faut parfois apprendre à recevoir ce qui nous fait du bien.
Et cela aussi peut être déroutant.
Quelqu’un qui respecte un non.
Quelqu’un qui ne crie pas pendant un désaccord.
Quelqu’un qui n’utilise pas notre peur contre nous.
Quelqu’un qui nous laisse respirer.
Quelqu’un auprès de qui nous n’avons pas besoin de prouver chaque jour que nous méritons d’être aimés.
Lorsque l’on a longtemps associé l’amour à l’intensité, à la peur, au manque ou au besoin de reconquérir constamment l’autre, une relation plus calme peut parfois sembler presque étrange.
Mais calme ne signifie pas vide.
Sécurité ne signifie pas absence d’amour.
Et surtout :
nous n’avons pas besoin de souffrir pour prouver que nous aimons.
Nous ne sommes pas condamnés à répéter notre enfance
C’est probablement ce que j’aurais le plus aimé entendre plus jeune.
Notre histoire peut influencer notre manière d’aimer.
Elle peut nous aider à comprendre certaines peurs.
Certains comportements.
Certaines limites difficiles à poser.
Mais elle n’est pas une condamnation.
Les recherches montrent des associations entre certaines expériences difficiles de l’enfance et des difficultés relationnelles ou d’attachement à l’âge adulte. Elles montrent également que ces associations sont loin d’expliquer à elles seules toute la vie amoureuse d’une personne.
Autrement dit :
notre enfance peut participer à notre histoire.
Elle n’a pas besoin d’en écrire la fin.
J’ai moi-même reproduit certaines choses.
J’ai accepté ce que je pensais ne jamais accepter.
Je me suis perdue.
Mais j’ai également appris.
J’ai commencé à poser mes limites.
À regarder autrement ce que j’appelais l’amour.
À reconnaître ma propre valeur.
Et à comprendre que le fait d’avoir connu la maltraitance ne m’obligeait pas à continuer à la rencontrer sous d’autres formes.
Peut-être que la vraie question n’est pas « Pourquoi je tombe toujours sur les mêmes ? »
Peut-être que cette question nous enferme déjà un peu.
Parce qu’elle donne l’impression que quelque chose nous poursuit.
Que nous attirons forcément les mauvaises personnes.
Que notre histoire se répétera quoi que nous fassions.
Je préfère aujourd’hui d’autres questions.
Qu’est-ce que j’accepte par peur de perdre quelqu’un ?
Qu’est-ce que je confonds peut-être avec de l’amour ?
À quel moment est-ce que je cesse de m’écouter ?
Pourquoi certaines limites sont-elles si difficiles à poser ?
Qu’est-ce que je cherche profondément dans cette relation ?
Et surtout :
est-ce que j’aime cette personne sans cesser de m’aimer moi-même ?
Les réponses ne sont pas toujours dans notre enfance.
Mais parfois, regarder l’enfant que nous avons été permet de comprendre un peu mieux l’adulte qui aime aujourd’hui.
Mon histoire est aussi la raison pour laquelle j’accompagne aujourd’hui ces blessures
Je ne parle pas de ces sujets depuis un livre que j’aurais simplement lu.
Je les ai vécus.
Cela ne signifie pas que mon histoire est la même que la tienne.
Et cela ne fait pas de mon expérience une vérité applicable à tout le monde.
Mais je connais profondément ce chemin qui consiste à découvrir que certaines blessures anciennes peuvent encore intervenir dans notre vie présente.
C’est vers ce que j’ai moi-même porté que j’ai choisi d’orienter CRYSALYA.
À travers le massage qui m’a été transmis et le magnétisme, j’accompagne les personnes qui souhaitent porter un autre regard sur ce qu’elles ressentent dans leur corps et rechercher cette harmonie entre le corps et l’esprit.
Je pratique au Poiré-sur-Vie, près de La Roche-sur-Yon, en Vendée. Certaines personnes peuvent également venir du secteur de Nantes, du Puy du Fou ou d’autres communes vendéennes lorsqu’elles souhaitent se déplacer pour cette approche.
Je ne sais pas quelles relations tu as vécues.
Je ne sais pas ce que ton enfance a laissé dans ta manière d’aimer.
Et je ne sais pas ce que ton corps porte encore aujourd’hui.
Alors viens, et nous verrons cela ensemble.
Sandy — CRYSALYA
Le massage de libération de la mémoire du corps
Le Poiré-sur-Vie — près de La Roche-sur-Yon — Vendée