On pourrait croire que la maltraitance s’arrête lorsque l’enfant grandit, quitte la maison ou lorsque les violences cessent. Pourtant, devenir adulte ne fait pas automatiquement disparaître ce que l’on a vécu. Pendant longtemps, je pensais que mon enfance était derrière moi. Je ne voyais pas encore que certaines de mes peurs, certains de mes choix et certaines de mes réactions pouvaient aussi raconter l’histoire de l’enfant que j’avais été.
La maltraitance ne laisse pas toujours les blessures que l’on imagine
Lorsque l’on parle de maltraitance infantile, on pense souvent aux coups.
Parce qu’un bleu se voit.
Une blessure se voit.
Une marque sur la peau peut attirer l’attention.
Mais toutes les maltraitances ne laissent pas une trace visible.
Il y a les violences physiques, bien sûr.
Mais il y a aussi les violences psychologiques.
Les humiliations.
Les insultes.
Les menaces.
Le rejet.
La négligence.
Le manque de sécurité.
Les violences sexuelles.
Ou simplement cette peur qui finit par devenir tellement habituelle que l’enfant ne sait même plus qu’il vit avec.
J’ai connu plusieurs de ces choses.
J’ai été abandonnée et placée très jeune.
Puis ma maman m’a récupérée et j’ai grandi auprès d’un beau-père alcoolique.
Il y avait les violences physiques.
Les cris.
Le mépris.
Les mots.
Et les attouchements sexuels.
Aujourd’hui, je peux appeler les choses par leur nom.
Mais l’enfant que j’étais ne pouvait pas analyser tout cela comme je peux le faire maintenant.
Elle essayait simplement de vivre avec.
Et c’est peut-être l’une des premières choses importantes à comprendre lorsque l’on parle de maltraitance infantile.
L’enfant ne possède pas encore le regard de l’adulte sur ce qu’il est en train de vivre.
Quand on est enfant, on cherche parfois le problème en soi
Un adulte peut regarder une situation et comprendre que celui qui frappe, humilie ou agresse est responsable de ses actes.
Pour un enfant, les choses peuvent être beaucoup plus confuses.
Les adultes qui l’entourent sont justement ceux auprès desquels il devrait pouvoir trouver de la sécurité.
Alors que se passe-t-il lorsque ces mêmes personnes deviennent une source de peur, de rejet ou de souffrance ?
Moi, je me suis demandé pourquoi personne ne voulait vraiment de moi.
Pourquoi je n’étais pas choisie.
Pourquoi je n’étais pas protégée.
Et lorsque l’on n’a pas la réponse, on peut finir par en inventer une.
Peut-être que je ne suis pas assez bien.
Peut-être que je suis difficile.
Peut-être que c’est de ma faute.
Peut-être que je mérite ce qui m’arrive.
Je ne me suis pas réveillée un matin en décidant consciemment de penser tout cela.
Cela s’installe autrement.
Dans notre manière de nous regarder.
Dans notre besoin d’être sage.
Dans notre peur de déplaire.
Dans cette impression qu’il faut mériter sa place.
J’ai appris à m’adapter.
À être forte.
À observer.
À obéir.
Et pendant longtemps, je n’ai pas compris que certains de ces réflexes pouvaient me suivre bien au-delà de mon enfance.
La violence peut s’arrêter sans que ses conséquences s’arrêtent au même moment
C’est quelque chose que j’aurais aimé comprendre beaucoup plus tôt.
Parce qu’on peut sortir d’un environnement violent et croire que tout devrait maintenant aller bien.
La personne qui nous faisait du mal n’est plus là.
Nous avons notre propre maison.
Notre propre vie.
Nous sommes adultes.
Alors pourquoi certaines choses sont-elles encore si difficiles ?
Pourquoi une dispute peut-elle provoquer une réaction immense ?
Pourquoi avons-nous tellement peur qu’une personne nous quitte ?
Pourquoi cherchons-nous constamment à être rassurés ?
Pourquoi sommes-nous parfois incapables de dire non ?
Pourquoi nous sentons-nous en danger alors que, rationnellement, nous savons qu’il n’y en a pas ?
Il n’existe évidemment pas une seule réponse à ces questions.
Et il serait faux de dire que chaque difficulté rencontrée à l’âge adulte vient forcément d’une maltraitance vécue pendant l’enfance.
Mais les conséquences à long terme des mauvais traitements infligés aux enfants sont bien documentées.
L’Organisation mondiale de la Santé indique que la maltraitance infantile peut avoir des conséquences durables sur la santé physique et mentale et qu’elle est notamment associée à davantage de risques de troubles anxieux, de dépression, de conduites addictives ou encore de violences plus tard dans la vie.
Ce sont des risques et des associations.
Pas une destinée écrite à l’avance.
Deux enfants ayant traversé des situations proches peuvent devenir deux adultes très différents.
Mais cela montre quelque chose d’important :
ce qui arrive à un enfant peut encore compter longtemps après que cet enfant a grandi.
On peut devenir adulte en continuant à chercher la sécurité que l’on n’a jamais eue
Pendant longtemps, ce que je cherchais avant tout dans mes relations, c’était la stabilité.
Je pouvais ne pas être heureuse et pourtant rester.
Je donnais beaucoup.
Je m’occupais de l’autre.
Je maternais.
Je gérais énormément de choses.
De l’extérieur, cela pouvait ressembler à quelqu’un qui aime beaucoup.
Et bien sûr que j’aimais.
Mais avec le recul, je vois aussi autre chose.
Je cherchais une sécurité.
Quelqu’un qui reste.
Quelqu’un qui me choisisse.
Quelqu’un qui m’apporte enfin ce sentiment que je n’avais pas suffisamment connu enfant.
Le problème, c’est que lorsque l’on a très peur de perdre quelqu’un, on peut parfois commencer à se perdre soi-même.
On accepte une chose.
Puis une autre.
On pardonne.
On excuse.
On espère.
On s’adapte.
Et nos propres besoins passent après.
Pas nécessairement parce que nous sommes faibles.
Mais parfois parce que perdre la relation semble encore plus effrayant que de souffrir à l’intérieur.
La peur de l’abandon peut se cacher derrière beaucoup de comportements
Chez moi, elle ne portait pas toujours une étiquette avec écrit « abandon ».
Elle pouvait ressembler à de la jalousie.
À de la possessivité.
À un besoin d’exclusivité.
À un attachement très rapide.
À cette envie d’être aimée énormément.
Elle pouvait aussi se cacher derrière le fait de donner beaucoup trop.
Parce que si je donne suffisamment…
Si je prends suffisamment soin de l’autre…
Si je deviens indispensable…
Peut-être qu’il ne partira pas.
Je ne formulais évidemment pas les choses ainsi à l’époque.
C’est avec le recul que certaines pièces du puzzle se sont assemblées.
Et c’est aussi pour cela que je trouve important de parler de ces blessures sans enfermer les personnes dans des cases.
Deux personnes ayant vécu l’abandon peuvent réagir de manière totalement opposée.
L’une peut s’accrocher très fortement aux autres.
Une autre peut refuser de s’attacher profondément.
Parce que si personne ne s’approche vraiment, personne ne pourra faire aussi mal.
Le comportement visible change.
Mais derrière lui peut parfois se cacher une peur assez proche.
Quand la maltraitance touche l’image que l’on a de soi
Les mots peuvent également laisser des traces.
Lorsque l’on répète à un enfant qu’il ne vaut rien, qu’il est incapable, qu’il est mauvais ou qu’il est responsable des problèmes des adultes, il peut finir par intégrer une partie de ce regard.
Et même sans paroles aussi directes, un enfant continuellement rejeté ou humilié peut se construire avec cette sensation de ne pas avoir beaucoup de valeur.
Je connais cela.
J’ai grandi avec un complexe d’infériorité.
Je doutais de moi.
Et lorsque l’on ne croit pas beaucoup en sa propre valeur, beaucoup de choses peuvent devenir compliquées.
Accepter un compliment.
Croire que quelqu’un peut sincèrement nous aimer.
Prendre notre place.
Demander quelque chose.
Refuser quelque chose.
Partir lorsqu’une situation ne nous convient plus.
Parfois même réussir peut faire peur.
Parce que l’image que les autres nous renvoient commence à ne plus correspondre à celle que nous avons construite de nous-mêmes.
On peut alors passer une grande partie de sa vie à essayer de prouver que l’on mérite quelque chose que d’autres semblent considérer comme naturel :
avoir de la valeur simplement parce que l’on existe.
Pourquoi certaines personnes maltraitées deviennent-elles toujours vigilantes ?
Dans mon histoire, il y avait aussi cette vigilance permanente.
J’étais sur la défensive.
Je pouvais rapidement réagir à un conflit.
J’avais beaucoup de mal avec certaines formes d’autorité.
Et pendant longtemps, j’ai considéré cela comme faisant simplement partie de mon caractère.
Mais lorsqu’un enfant grandit dans un environnement instable, observer ce qui se passe autour de lui peut aussi devenir une manière de se protéger.
Quel est l’état de l’adulte aujourd’hui ?
Est-il calme ?
A-t-il bu ?
Est-il énervé ?
Est-ce que je peux parler ?
Est-ce que je dois me taire ?
Est-ce que quelque chose va arriver ?
À force, être attentif au moindre changement peut devenir presque automatique.
Le système de réponse au stress existe pour nous protéger.
Lorsqu’un danger apparaît, notre organisme se prépare à y répondre.
Le problème est que des expériences adverses répétées pendant l’enfance peuvent être associées à des modifications durables dans la manière dont le stress est vécu et régulé.
Cela ne signifie pas qu’une personne hypervigilante a nécessairement été maltraitée.
Mais chez certaines personnes ayant connu la violence ou l’insécurité, cette vigilance peut faire partie de l’histoire.
Et une fois adulte, elle peut être épuisante.
Parce que même lorsque tout semble calme, quelque chose reste prêt.
La maltraitance peut-elle influencer nos relations amoureuses ?
Elle le peut, mais là encore, rien n’est automatique.
Nous ne reproduisons pas tous ce que nous avons vécu.
Et subir de la violence enfant ne signifie évidemment pas que nous choisirons nécessairement un partenaire violent.
Cependant, notre enfance participe à la manière dont nous découvrons les relations, la confiance, la sécurité et les limites.
Pour ma part, j’ai été attirée plusieurs fois par des relations qui n’étaient pas bonnes pour moi.
J’ai connu une relation dans laquelle j’ai accepté des violences physiques, psychologiques et verbales.
Mes limites ont été dépassées progressivement.
Et j’ai eu énormément de mal à partir.
Pendant longtemps, je pouvais regarder cette partie de ma vie avec honte.
Comment ai-je pu accepter ça ?
Pourquoi suis-je restée ?
Pourquoi n’ai-je pas réagi plus tôt ?
Mais ces questions peuvent devenir une nouvelle violence que l’on s’inflige.
Parce qu’elles oublient tout ce qui se passait à l’intérieur.
La peur.
L’attachement.
Le manque de confiance.
Le besoin d’être aimée.
L’espoir que les choses changent.
Et peut-être aussi tout ce que j’avais appris, très jeune, à supporter.
Cela n’excuse jamais celui qui exerce la violence.
Et cela ne rend jamais la victime responsable.
Cela permet simplement de comprendre que quitter une relation violente peut être beaucoup plus complexe que de regarder la situation de l’extérieur et de dire :
« Moi, je serais partie. »
Le corps peut-il lui aussi continuer à réagir ?
C’est une question importante pour moi parce qu’elle touche directement à ce que je pratique aujourd’hui.
Mais il faut distinguer deux choses.
Il existe des connaissances scientifiques sur les effets du stress, des traumatismes et des expériences adverses de l’enfance sur la santé et les systèmes de réponse au stress.
Et il existe ce que j’appelle, dans ma pratique et à partir de mon propre vécu, la mémoire du corps.
Je ne veux pas mélanger les deux.
Dire que notre vécu peut influencer notre manière de réagir au stress ne signifie pas que chaque tension musculaire contient littéralement un souvenir précis.
Et je ne prétends pas pouvoir retrouver dans le corps l’endroit exact où serait stockée une expérience de l’enfance.
Pour moi, la mémoire du corps est une manière de parler de quelque chose que j’ai moi-même ressenti.
Mon esprit pouvait comprendre certaines choses.
Je pouvais savoir que le danger était terminé.
Et pourtant, mon corps pouvait encore se tendre.
Se protéger.
Réagir.
Comme si comprendre avec la tête ne suffisait pas toujours à changer immédiatement tout ce que je ressentais.
C’est cette différence qui a pris beaucoup de sens dans mon propre parcours.
Parler de son enfance ne suffit pas toujours à tout changer
Comprendre est important.
Mettre des mots peut être essentiel.
Pour certaines personnes, une psychothérapie ou un autre accompagnement professionnel adapté est également nécessaire, notamment lorsque les traumatismes continuent à provoquer une souffrance importante.
Mais dans mon propre cheminement, j’ai découvert que je pouvais avoir compris beaucoup de choses sans me sentir complètement libérée de tout ce que je ressentais.
Je savais que je n’étais pas responsable de ce que j’avais subi enfant.
Je savais que les violences que j’avais vécues n’étaient pas normales.
Je savais que je méritais autre chose.
Mais savoir et ressentir ne semblaient pas toujours avancer à la même vitesse.
Puis j’ai rencontré un homme.
Il pratiquait une méthode ancestrale de massage qui cherchait cette rencontre entre le corps et l’esprit.
Avant de me l’enseigner, il me l’a fait vivre.
Je me suis allongée.
Et pour une fois, je n’avais rien à raconter.
Je n’avais pas à reconstruire toute mon enfance avec des mots.
Je pouvais simplement ressentir.
Cette expérience n’a pas effacé mon passé.
Mais elle a pris une place importante dans ma reconstruction.
C’est ainsi que j’ai découvert une autre manière d’écouter ce que je portais
Ce qui m’a touchée dans cette méthode, c’était justement cette recherche d’harmonie.
Pendant des années, mon esprit avait travaillé.
Il avait analysé.
Compris.
Cherché.
Mais mon corps faisait lui aussi partie de mon histoire.
Alors pourquoi l’oublier ?
La méthode qui m’a été transmise utilise le massage pour porter attention au corps, à ses tensions et à ce que la personne ressent.
J’y associe aujourd’hui mon magnétisme et mon propre ressenti.
Ce travail ne remplace pas une prise en charge médicale ou psychologique.
Je ne diagnostique pas un traumatisme.
Je ne prétends pas guérir la maltraitance.
Et je ne promets pas qu’un massage puisse effacer les conséquences d’une enfance difficile.
Ce serait contraire à tout ce que je veux transmettre.
Je propose autre chose.
Une approche que j’ai moi-même reçue.
Un moment où l’on ne demande pas seulement à l’esprit de raconter encore une fois son histoire.
Un moment où l’on porte aussi attention au corps.
Et où l’on cherche cette harmonie entre les deux.
Se reconstruire, ce n’est pas redevenir celle que l’on aurait été
Cette idée m’a longtemps travaillée.
Qui serais-je devenue si je n’avais pas été abandonnée ?
Si je n’avais pas connu les placements ?
Si je n’avais pas vécu les violences ?
Si mon beau-père ne m’avait jamais touchée ?
Il n’existe aucune réponse.
Cette Sandy-là n’existe pas.
Je ne peux pas retourner chercher cette vie parallèle.
Et finalement, ma reconstruction n’a pas consisté à essayer de devenir une femme qui n’aurait jamais vécu tout cela.
Elle a consisté à apprendre à vivre avec mon histoire sans lui laisser décider de tout.
J’ai commencé à poser des limites.
À comprendre ma valeur.
À regarder autrement certaines relations.
À ne plus considérer toutes mes réactions comme des défauts.
Et surtout à comprendre une chose :
ce qui m’était arrivé n’était pas ce que j’étais.
J’avais été une enfant maltraitée.
Mais je n’étais pas uniquement la maltraitance que j’avais subie.
J’avais été abandonnée.
Mais je n’étais pas l’abandon.
J’avais connu la violence.
Mais je n’étais pas condamnée à vivre toute ma vie dans la violence.
Cette différence a changé beaucoup de choses pour moi.
Devenir maman a aussi changé mon regard
Il y a eu un moment particulièrement important dans mon histoire.
Je suis devenue maman.
Et lorsque la violence est revenue dans ma vie de couple, quelque chose n’était plus pareil.
Cette fois, mes enfants étaient là.
Je pouvais encore avoir du mal à me protéger moi-même.
Mais je ne pouvais pas leur apprendre que l’amour ressemblait à ça.
Je ne pouvais pas leur montrer que souffrir, avoir peur et accepter la violence étaient une manière normale d’aimer quelqu’un.
Alors j’ai fait ce que j’avais tant attendu que l’on fasse pour moi lorsque j’étais enfant.
J’ai protégé mes enfants.
Je suis allée au commissariat.
J’ai parlé.
J’ai contacté SOS Femmes.
J’ai obtenu mon appartement.
Et avec le recul, je crois qu’en les protégeant, j’ai commencé à protéger aussi une partie de moi.
La petite fille qui, elle, n’avait pas eu le pouvoir de partir.
La maltraitance de l’enfance ne doit pas devenir une condamnation
Oui, la maltraitance infantile peut avoir des conséquences à l’âge adulte.
Les données scientifiques sont suffisamment solides pour que nous ne minimisions pas cette réalité.
Mais je refuse aussi l’autre extrême.
Celui qui consisterait à regarder une personne ayant été maltraitée et à lui expliquer qu’elle sera forcément fragile, traumatisée, incapable d’aimer normalement ou condamnée à reproduire son passé.
Nous sommes bien plus complexes que cela.
Il existe notre histoire.
Mais il existe également nos rencontres.
Nos ressources.
Les personnes qui nous ont aimés.
Celles qui nous ont aidés.
Les choix que nous faisons.
Les accompagnements que nous recevons.
Les choses que nous comprenons.
Et tout ce que nous pouvons encore construire.
Mon histoire aurait pu devenir uniquement celle d’une enfant abandonnée, placée, violentée et privée d’une partie de ce dont elle avait besoin.
Mais ce n’est plus toute mon histoire.
C’est aussi celle d’une femme qui est encore là.
Peut-être que certaines réactions ont une histoire que tu n’avais jamais regardée
Si tu lis cet article parce que tu as toi-même connu la maltraitance, je ne sais pas ce que tu as vécu.
Et je ne sais surtout pas quelles conséquences cela a eues sur toi.
Peut-être aucune de celles dont je viens de parler.
Peut-être certaines.
Peut-être d’autres.
Il n’existe pas de liste permettant de regarder dix comportements et de conclure :
« Voilà, mon enfance explique tout. »
Ce serait trop simple.
Mais il peut être intéressant de regarder certaines choses autrement.
Cette peur immense de perdre quelqu’un.
Cette difficulté à dire non.
Ce besoin d’être toujours rassuré.
Cette vigilance permanente.
Ces relations qui semblent se répéter.
Cette sensation de ne jamais être assez bien.
Cette difficulté à recevoir.
À faire confiance.
À prendre sa place.
Et de se demander simplement :
« Est-ce que ce que je vis aujourd’hui pourrait avoir un lien avec ce que j’ai appris à vivre autrefois ? »
Ce n’est pas chercher un coupable pour chaque problème de notre vie.
C’est parfois simplement commencer à comprendre notre propre histoire.
Mon histoire est devenue une partie de ce que je transmets aujourd’hui
C’est pour cela que CRYSALYA ne vient pas seulement d’une technique de massage que l’on m’aurait enseignée.
Cette pratique rencontre quelque chose que je connais profondément.
Les blessures de l’enfant qui continuent parfois à agir dans l’adulte.
Je les connais parce que je les ai portées.
Et c’est vers ces personnes que j’ai naturellement choisi d’orienter aujourd’hui mon accompagnement.
Je pratique au Poiré-sur-Vie, en Vendée, près de La Roche-sur-Yon.
Cette approche peut également amener des personnes à se déplacer depuis les environs de Nantes, le secteur du Puy du Fou ou d’autres communes de Vendée lorsqu’elles se reconnaissent dans ce que je propose.
Pas parce que je connaîtrais leur histoire avant de les rencontrer.
Justement non.
Je ne sais pas ce que tu as vécu.
Je ne sais pas ce que ton corps porte encore aujourd’hui.
Alors viens, et nous verrons cela ensemble.
Sandy — CRYSALYA
Le massage de libération de la mémoire du corps
Le Poiré-sur-Vie — près de La Roche-sur-Yon — Vendée